Blanche Charlet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charlet.

Blanche Charlet (1898-1985), MBE, fut, pendant la Seconde Guerre mondiale un agent secret du Special Operations Executive (SOE), section F.

Identités[modifier | modifier le code]

  • État civil : Valentine Blanche Charlet
  • Comme agent du SOE :
    • Nom de guerre (field name) : « Christiane »
    • Nom de code opérationnel : BERBERIO

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

  • . Naissance de Blanche Charlet.
  • . À Gibraltar, elle embarque sur la felouque Seadog (Buchowski). Elle est envoyée pour assurer la fonction de courrier auprès de Brian Stonehouse « Célestin ».
  • . Opération Watchman du SOE : tôt le matin, la felouque la dépose en rade d'Agay avec quelque 600 kilos de matériel militaire, et repart avec Nicholas Bodington, André Gillois, sa femme et sa fille, et deux agents belges. Elle trouve rapidement des lieux sûrs à partir desquels l'opérateur radio du réseau, Brian Stonehouse, peut émettre. Elle prend aussi contact avec d'autres chefs de réseau du SOE en zone libre.
  • . Les Allemands étant parvenus à localiser l'émetteur, la Milice les arrête au Château de Hurlevent, à Feyzin, au sud de Lyon.
  • Novembre 1942. Elle est internée à la prison de Castres.
  • . Après onze mois de détention dans différentes prisons françaises, elle s'évade. Ayant trouvé un uniforme et s'étant emparé de pistolets et de doubles des clés, elle participe à une évasion collective avec la résistante française Suzanne Charisse. Avec l'aide d'un fermier, Blanche et Suzanne trouvent refuge dans un monastère bénédictin. Elles y restent à l'abri pendant deux mois.
  • Novembre 1943 (date à vérifier). Les moines les remettent à une ligne d'évasion pour leur faire traverser les Pyrénées et rejoindre l'Espagne. Mais comme c'est l'hiver, elles en sont empêchées par la neige.
  • 15/. Un message de Blanche étant parvenu au quartier général du SOE à Baker Street, un ramassage en Bretagne est organisé. C'est la dernière opération de la ligne VAR depuis la plage de Beg-an-Fry, l'opération SCARF, grâce à laquelle elle peut traverser la Manche, en même temps que Suzanne Wharenghem, le courrier de la ligne PAT.
  • . Le London Gazette, journal officiel qui homologue les faits de l'état, fait connu que le roi rend hommage à Mlle. Blanche Charlet comme Member of the Order of the British Empire (MBE); LG. no.37473, page 1015. Elle reçoit la décoration, en phrase typique, 'for services in France during the enemy occupation' : 'pour services en France pendant l'occupation par l'ennemi'. Cet ordre comporte deux Divisions: civile et militaire. Blanche a reçu l'Ordre à titre civile, sans la ligne verticale au ruban, puisqu'elle ne fut pas déja membre d'un corps militaire feminin, par rapport avec quelques autres femmes du SOE.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

  • Plaque commémorative : sur les lieux où elle a été arrêtée (château de Hurlevent, chemin de Beauregard, Feyzin), une plaque lui rendant hommage, ainsi qu'à Brian Stonehouse et à M. et Mme Jourdan, a été inaugurée le

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Michael R. D. Foot et Jean-Louis Crémieux-Brilhac (annot.) (trad. Rachel Bouyssou), Des Anglais dans la Résistance : le service secret britannique d'action (SOE) en France, 1940-1944 [« SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944 »], Paris, Tallandier,‎ (ISBN 978-2-847-34329-8). Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France. Blanche Charlet est mentionnée p. 315-316.
  • Article Blanche Charlet de langue anglaise.