Blancafort (Cher)

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Blancafort
L'église de Blancafort.
L'église de Blancafort.
Blason de Blancafort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Vierzon
Canton Aubigny-sur-Nère
Intercommunalité Communauté de communes Sauldre et Sologne
Maire
Mandat
Pascal Margerin
2014-2020
Code postal 18410
Code commune 18030
Démographie
Gentilé Blancafortais[1]
Population
municipale
1 090 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 00″ nord, 2° 31′ 53″ est
Altitude Min. 162 m
Max. 261 m
Superficie 64,35 km2
Localisation

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Blancafort

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Blancafort

Blancafort est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blancafort est situé à la limite du Berry et de la Sologne, dans ce que l'on appelle le Pays-Fort.

La commune fait partie du canton d'Argent-sur-Sauldre ; en 2015, à la suite du redécoupage des cantons du département, elle fera partie du canton d'Aubigny-sur-Nère[2],[3].

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Argent-sur-Sauldre Coullons Autry-le-Châtel Rose des vents
N Cernoy-en-Berry
O    Blancafort    E
S
Aubigny-sur-Nère Oizon
Concressault
Barlieu

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Launay

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune dépendait jadis de l'abbaye de Saint-Satur et de celle de La Charité. Une commanderie du Fresne, de l'ordre du Temple, y existait au XIIe.

Le canal de la Sauldre[modifier | modifier le code]

Petit canal de la Sauldre à Blancafort.

L'idée de construire à un canal a été évoquée dès le début du XVIe siècle par Léonard de Vinci. Alors qu'il résidait à Amboise, il avait imaginé un canal à travers la Sologne, et jeté sur le papier quelques esquisses à ce sujet. Mais cette réalisation dépassait les possibilités techniques de l'époque.

En 1786, Autroche proposa lui aussi la construction d'un canal pour vivifier la Sologne centrale tout comme Lavoisier qui en 1787 émit cette idée : « L'insalubrité de la Sologne tient à l'imperméabilité de son sol. Pour résoudre ce problème, il faut construire un canal qui traverserait cette région, et ainsi, permettre un écoulement de l'eau ».

Mais, le vrai père du canal de la Sauldre est l'ingénieur et mathématicien Adhémar Barré de Saint-Venant. Lors d'un voyage d'étude en Sologne (1826), il fit une découverte : le marnage. Celui-ci permettre l'enrichissement des sols en calcaires puisque la Sologne en est dépourvue.

Le canal de la Sauldre pourra avoir les fonctions suivantes : drainage, irrigation, marnage, transport. Entre juillet 1848 et avril 1849, les crédits alloués permettent de creuser 13 km. Ceux-ci seront malheureusement abandonnés.

Deux mois après la visite du prince-président Louis Napoléon Bonaparte, le 22 avril 1852, les travaux reprennent, avec pour seul but le transport de la marne de Blancafort à Lamotte-Beuvron. Au total, il mesure près de 47 km de longueur ; sa largeur est de 9,50 m et sa profondeur moyenne de 1,30 m. Il comporte 22 écluses.

En décembre 1926, le canal est désaffecté. Par un décret-loi du 1er mai 1927, il est décidé de supprimer tout crédit d'entretien. Cependant, jusqu'en 1941, un petit trafic persista (bois, cailloux, marne…).

Dès sa naissance, le canal de la Sauldre semblait condamné, concurrencé tout de suite par la voie ferrée Orléans-Bourges, inaugurée en 1847, puis par les routes agricoles établies sous le Second Empire. Le chaulage et l'emploi des engrais chimiques, plus avantageux et moins coûteux, donnèrent sans doute le coup de grâce.

Les marnières[modifier | modifier le code]

En 1869, l'état acquiert les marnières de Launay, qui se situent à Blancafort, et les concède à des exploitants. Après l'extraction de la marne, celle-ci est vendue aux communes de Sologne pour enrichir leurs sols en calcaire.

Sur une période de 16 ans (de 1869 à 1885), les marnières de Launay ont fourni 200 000 m3 de marnes. De 1885 à 1900, époque au cours de laquelle le canal a été prolongé de Launay à l'Hospital, Albert Fernault et son frère ont exploité de nouvelle carrières qu'ils ont acquises, tirant en moyenne 30 000 m3 de marnes par an.

9 bateaux, contenant chacun 50 m3, assurent le transport de la marne. Celle-ci est vendue 1,25 F le m3.

En 1900, les marnières occupent 40 à 50 ouvriers, rémunérés 0,30 F de l'heure. Les bateliers perçoivent 130 à 160 F par mois.

Le moulin du Crot[modifier | modifier le code]

Les archives de la cure de Blancafort (1605) mentionnent le Moulin du Crot. Ce toponyme apparaît sous la forme « Le grand Croc » sur la carte de Cassini.

Le moulin du Crot est une construction datant de 1883 pour la première partie de trois étages, 1887 pour la partie habitation, et 1894 pour la partie garage surmonté d'un étage. Ces dates figurent sur les frontons des bâtiments. Une confusion a pu être faite avec le moulin de Launay qui se trouvait tout proche. Ce moulin qui était déjà en ruine à la suite d'un incendie dans les années 1800 pourrait correspondre. Le Grand Croc qui apparaît sur la carte de Cassini n'a rien à voir puisque c'est un lieu situé à quelques kilomètres à l'Est.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Cher.
Blancafort
Blason de Blancafort Blason Les armes de Blancafort se blasonnent ainsi :
Parti : au premier d'azur aux onze besants d'argent ordonnés 3, 3, 3 et 2, au second d'argent au cerisier arraché de sinople fruité de gueules, au chef du même chargé d'une étoile de six rais d'or[4].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias [[Image:Blason de Blancafort (Cher) - 2e version.svg|Alias du blason de Blancafort|50px|right]] Parti, au premier de gueules à une corne d'abondance au naturel, au second d'argent à un cerisier (ou un arbre) arraché au naturel, au chef d'azur chargé d'une étoile à six rais d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1901   M. Testard    
1906   M. Darchy    
21 mai 1922 15 août 1937 Léon Lasne    
2001 2008 Philippe Naudet    
2008 en cours
(au 26 septembre 2014)
Pascal Margerin[2] PS Cadre

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 090 habitants, en diminution de -4,05 % par rapport à 2009 (Cher : -0,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 158 1 158 1 332 1 163 1 219 1 314 1 234 1 314 1 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 400 1 435 1 498 1 506 1 504 1 651 1 716 1 670 1 680
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 725 1 735 1 669 1 449 1 426 1 446 1 410 1 234 1 122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 042 1 007 936 1 070 991 995 1 091 1 140 1 090
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le musée de la Sorcellerie, Situé à 11 km à l'est d'Aubigny-sur-Nère, installé sur 1 200 m2, dans les murs d'une vieille ferme, le musée de la Sorcellerie propose la découverte, pendant une heure environ, de l'univers imaginaire et historique des sorcières. Ce musée est devenu, avec plus de 30 000 entrées par an, un des lieux les plus fréquentés du Cher. Il est fermé depuis eptembre 2016, faute de repreneur[10] ;
  • Château de Blancafort, maison forte du XVe siècle, entièrement meublée et habitée. Édifiée au XVe siècle par les Boucard, sur l'emplacement d'une ancienne seigneurie qui existait déjà au XIe siècle, puis transformée au XVIIe siècle par la famille de Faucon, cette maison forte au bel appareillage de briques s'élève au bord de la Sauldre, dans un site enrichi par un jardin à la française. On y trouve du mobilier et des tapisseries du XVIIe et du XVIIIe siècle ;
  • Église Saints-Étienne-et-André, cette église du XVe siècle est dotée d'un clocher-porche. De plan trapézoïdal, évasé par devant et qui s'étrécit vers le haut, il est formé de quatre bigues ou poutres. Celui-ci s'élève à une quinzaine de mètres de haut et est couvert d'ardoise. Cette configuration forme une sorte de gueule ouverte où se trouverait la porte d'entrée de l'église. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1926[11];
  • Premier centre géographique de l'euro et monument de l'euro. Le , l'IGN a annoncé officiellement que le centre des 11 pays ayant choisi l'euro était situé à Blancafort aux coordonnées du point : x= 618.952 y=2282.849 représenté par une borne géodésique. Étant donné que celui-ci se situe sur les terres de la ferme La Grande Roche, un monument a été édifié sur les bords du canal de la Sauldre pour symboliser le centre de la zone Euro. Le 1er janvier 2001, avec l'entrée de la Grèce dans la zone euro, c'est Montreuillon qui devint le centre géographique de la zone euro ;
  • Canal de la Sauldre ;
  • Château de l'Hospital-du-Fresne.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Fabrique de pâte feuilletée société François ;
  • Production européenne de volailles (groupe Doux) : 5 000 dindes sont abattues, désossées et conditionnées chaque jour ; Maintenant, "Les volailles de Blancafort"
  • Blanca-Graphic : vente d'appareils de numérotation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]