Bixquert

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Bixquert (nom de famille).
Vallée de Bixquert
Image illustrative de l'article Bixquert
Massif Serra del Castell
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté valencienne
Xàtiva, Genovés, Novetlè, Bellús
Coordonnées géographiques 38° 58′ 25″ nord, 0° 30′ 38″ ouest[1]
Orientation
Longueur
Type
Écoulement rivière Albaida

Bixquert (en valencien), parfois Bisquert (en castillan), est une vallée rattachée à la ville de Xàtiva, dans la Communauté valencienne (Espagne). Il s'agit également d'un nom de famille dont l'origine est étroitement liée à cette vallée.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Vallée de Bixquert en 1721. Le massif de la Serra Grossa (au centre) sépare la vallée (en haut) de la ville de Xàtiva (en bas, alors San Felipe).

Au début du XIIIe siècle, il s'agissait non pas d'une vallée, mais d'une alquería (de l'arabe القرية al-qarīa, « village », « hameau ») que les Arabes appelaient Biškart. Cette dernière se trouvait aux pieds du château de Xàtiva sur les pentes arides du massif de la Serra del Castell où résidait une petite communauté d'Arabes qui vivaient de la terre. Or, quatre ans après avoir reconquis Xàtiva aux mains des musulmans, Jacques Ier d'Aragon céda le 26 mai 1248 leurs terres et propriétés de Biškart, devenu entre temps Bischert, à Girbert Novarello, Pere Godalest, Pere Satorre ainsi qu'à vingt de leurs compagnons d'armes. Ses scribes inscrivirent cette donation dans un codex, le Llibre del Repartiment :

« Girberto Novarello, P. Godalest, P. Çatorre et XX sociis vestris: unicuique, III iovatas in alcheriis de Bischert, que sunt in termino Xative. VI kalendas iunii. »

(La phonétique des termes Bischert, Bisquert et Bixquert est exactement la même, d'où les changements orthographiques survenus au cours du temps)

Le 30 mai de cette même année, il offrit également des terres « dans Bixquert » au chevalier Berenguer d'Àger, toujours selon le Llibre del Repartiment :

« Berengario de Ager: domos in Xativa et III iovatas terre in Bisquert, et unam iovatam vinearum in termino Xative. III kalendas augusti (//) »

Le Donatio Navarri ballestarii domini regis, un document daté du 20 juillet 1267 et rédigé à Zaragoza, témoigne de la donation d'une terre dans « le lieu-dit Bixquert » à un certain Navarro, arbalétrier du roi. Les terres de Navarro étaient entourées par les vignes du roi, par la propriété d'Englesia, fille de Gilabert d'Arenchs, par la propriété de Ramon de Sales, et par le château de Xàtiva :

« Per nos et nostros damus et concedimus per hereditatem propriam, francham, et liberam, tibi Navarro ballistario nostro et tuis in perpetuum, duas jovatas terre in termino Xative, in loco qui dicitur Bisquert. Que affrontant ex una parte cum vinea nostra, et ex alia cum hereditate Englesie filie Gilberti de Arenchs, et ex parte cum hereditate Raimundi de Salis, et cum Rocha castri Xative. [...] Datum Cesarauguste, XIII kalendas Augusti, anno domini MCCLX septimo.[2] »

Le 1er mai 1271, Doménech Peris de Torre se vit offrir une jovada de terre à Bixquert[3] de la part de Guerrero de Mora, père de son épouse Guerrera, et y fit planter des vignes. Pour le récompenser de son travail, le roi d'Aragon lui offrit les terres alentours, terres qui portèrent pendant plusieurs siècles le nom de lieu-dit Guerrero[4].

Margarida de Lloria i d'Entença, fille de Roger de Lauria et de sa seconde épouse Saurina d'Entença i de Montcada, reçut « un grand nombre de vignes dans le hameau de Bixquert » dans la première partie du XIVe siècle :

« Margarita de Lauria, comitissa Terranovae [...] : loco de Podio prope Valentiam, et Travadello, et Ceta, Calp, et Altea, ac haereditamento in termino Deniae et censualibus sitis in Xativa, scilicet, et super vineis in termino Bixquert, et domibus in Aljonia Xativae.[5] »

Il faudra attendre le XVe siècle pour que des termes tels qu' alquería ou hameau qui désignaient Bixquert en tant que communauté rurale disparaissent au profit de celui de vallée[6], il est donc fort à parier que l'alquería de Bixquert n'existait déjà plus au XVe siècle.

Origine[modifier | modifier le code]

Carte ethnolinguistique de la péninsule Ibérique vers le IIIe siècle av. J.-C., avec en orange l'étendue de la langue ibère
Carte des noms de lieux ayant pour origine le mot ibère "bizkar", « colline, cime ».

Les experts qui se sont penchés sur l’origine de ce mot sont unanimes, le terme Bixquert serait antérieur à la conquête musulmane[7],[8] (autrement dit antérieur à l'an 711), et plus précisément pré-romain[9] (antérieur au IIIe siècle av. J.-C.), la plupart s’accordent donc sur le fait que le mot Bixquert viendrait de l’ibère bizkar qui signifie « colline, cime »[9]. Bixquert signifierait donc, par extension, le lieu à flanc de montagne. C’est aussi le cas pour d’autres toponymes similaires situés au pied de montagnes rocheuses et escarpées tels que l’Hort de Biscarra à Elche, l’alquería de Biscarro à Onda, ou encore la montagne Buixcarró, située entre Barxeta et Benigànim.

On ignore quel était exactement le nom primitif de Bixquert, cependant il est certain que sous la domination musulmane de Valence (de 711 à 1238) et bien après, notamment sur une carte arabe datée de 1485, l'alquería de Bixquert se nommait Biškart[7]. En effet, les musulmans valenciens continuaient de nommer les villes, même après la Reconquista, par leurs anciens noms arabes alors que tous les noms de ville sans exception avaient été modifiés entre temps par les chrétiens valenciens. Par exemple, ils continuaient d'appeler la ville de Valence par son ancien nom de Balansiya, même sous la domination chrétienne.

Or, s’il est quasiment certain que la racine du mot Bixquert soit bizkar, sa terminaison inédite en -art/-ert laisse penser que le mot d’origine était suivi d’un suffixe. Joan Coromines propose trois suffixes possibles :

  • en -ga, Bizkarga, (« colline sans-cime », Bixquert se situant justement au pied d’une montagne surplombée par un château bâti par les Ibères).

Évolution hypothétique du nom : Bizkarga > Bisqärqä(/Biškart) (arabe) > Bisquert (à partir du XIIIe siècle) > Bixquert (tardif).

  • en -tu, Bizkartu, (« colline avec-cime, pointue »).

Évolution hypothétique du nom : Bizkartu > Biškart (arabe) > Bisquert (XIIIe siècle) > Bixquert (tardif).

  • en -di, Bizkardi, (suffixe toujours existant en basque actuel, qui a donné son nom à la ville valencienne de Segart, anciennement Segardi).

Évolution hypothétique du nom : Bizkardi > Biškarde(/Biškart) (arabe) > Bisquert (à partir du XIIIe siècle) > Bixquert (tardif).

Selon Joan Corromines, il est également possible que le toponyme Bixquert vienne de Biscargi ou Biscargis, nom qui aurait été donné en l'honneur de l'antique cité ibère de Biscargis[9]. On remarque que dans la toponymie ibère, un certain nombre de villes portent des noms déjà existant, ou du moins, extrêmement proches. Cette hypothèse se reflète dans les villes de Illiberris (aujourd'hui Albacín), Illibiris (Elne), Illumberri (Lumbier), Illumberris (Lombez), Ellimberium (Auch) et Cauco Illiberris (Collioure) pour ne citer qu'elles.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Château de Xàtiva avec à droite la Vallée de Bixquert (Communauté Valencienne, Espagne)
La vallée de Bixquert (à droite) vue du château de Xàtiva construit sur la Serra del Castell.

La vallée de Bixquert est entourée au Sud par la Serra Grossa, au Nord par celle du Castell (où se trouve le château) et celle de Vernissa, et à l'Est par la rivière Albaida[10]. Au milieu du XXe siècle, à la suite de la construction massive de villas et de résidences secondaires dans une bonne partie de la vallée, Bixquert est devenu un quartier à part entière de Xàtiva dont les habitants sont appelés bixquertí/bixquertina (plur. bixquertins/bixquertines)[11].

Le nom de famille[modifier | modifier le code]

Les Bixquert (de tous orthographes) descendent de chrétiens ou d'arabes ayant vécu dans l'Alquería de Bixquert. Il existe plusieurs orthographes différentes telles que Bixquert, Bisquert, Vixquert, Visquert, ou encore Bisquertt (en Amérique latine).

Personnages ayant porté ce nom[modifier | modifier le code]

Introduction concernant les Bixquert musulmans[modifier | modifier le code]

Le patronyme al-Biškartī (latinisé sous la forme Albisquerti ou Bixquert sur les documents chrétiens[12],[13],[14]) est un nom de famille porté par les musulmans valenciens du Moyen Âge. Il faut savoir que la latinisation des prénoms et des noms de famille des musulmans valenciens est une pratique extrêmement répandue et assumée par les chrétiens. Il s'agissait soit de transcrire phonétiquement les noms, soit de leur enlever entièrement leur aspect arabe comme on peut le voir ci-après :

Noms de familles valenciannisés :

• al-Zummayla : Çumilla/Zumila...

• al-Margalitī : Margarit...

• al-Satibi : Xativi/Satibi...

• Ziqnil : Signell/Zignell/Zichnell...

Prénoms valenciannisés :

• Abu Ahmed : Aboaçmet, Abuamet...

• Abu Abdallah : Aboabdile...

• Ben Abd al-Aziz : Abenabdallasis...

Le patronyme al-Biškartī/Albisquerti/Bixquert étant donc présenté par le Docteur Carme Barceló Torres comme un seul et même patronyme[12], un Bixquert pouvait être aussi bien chrétien que musulman (voir chapitres suivants).

Or, un nom de famille arabe commençant par al et se terminant pas un i peut signifier deux choses :

  • Soit d'un ethnonyme (moins courant) autrement dit une information sur le nom de la tribu à laquelle la personne en question appartenait. Exemple : les musulmans portant les patronymes al-Qurašī, al-Lajmī ou encore al-Qaysī pour ne citer qu'eux, appartenaient aux tribus arabes Qurašī, Lajmī et Qaysī[6].

Selon une carte arabe datée de 1485, le lieu-dit de Bixquert était appelé Biškart par les musulmans[7]. En effet, ces derniers continuaient à appeler les villes, même après la Reconquista, par leur ancien nom arabe.

Le nom de famille al-Biškartī signifie donc soit l'habitant de Bixquert, soit celui qui fait partie de la tribu des Biškart, la première hypothèse étant la plus probable.

Personnages[modifier | modifier le code]

Document relatant les exploits guerriers du valencien Joan Bixquert au début du XVe siècle (4 premières lignes)[16].

Comme on l'a vu plus haut, Les patronymes al-Biškartī/Albisquerti/Bixquert sont un même patronyme, ils sont donc présentés ensemble dans ce paragraphe.

« Sanz de Bolas et Baldovino : [...] unicuique singulas domos in Valentia et singulos ortos : et domos Baldovini sunt de Abdele Albisquerdi et domos Sancii sunt de Ali Abengata et ortum de Aboaçmet. VI kalendas madii (X). »
  • Mahomat Albisquerti, de Tavernes de la Valldigna, était membre du conseil de la Aljama de sa ville en 1301[12]. Il faisait certainement partie des Bixquert de Gebalcobra.
  • Mahomat Bixquert de Gebalcobra, de Tavernes de la Valldigna, reçoit pour son mariage le 25 août 1481 deux vaches d'un montant de 112 sous de la part de son voisin Mahomat Marnet de La Taverna[14].
  • Simó de Bisquert est mentionné sur un procès-verbal daté du 27 décembre 1304. Il est dit qu'il fut attaqué puis blessé par un certain Minguet de Montsó, fils de Domènech de Montsó, de Valence. Le document ajoute que l'agresseur a été poursuivi en justice par Joan Martí de Luna et qu'un juge de Valence nommé Arnau de Font le condamna à payer une amende en guise de dédommagement. Amende qui fut à moitié réglée par la curie[18].
« [...] los jurats vells e no vells e per los síndichs de la dita vall d'Alfàndech que per lo benefici e repòs de la dita vall e dels poblats de aquella, fos remogut Abdal-là Bixquert de l'ofici de alamí e Abraem Çumila de l'ofici de alcadí de la dita vall [e] lo dit senyor cardenal fonch servit de dosents florins. »[14]

Le 14 septembre 1461, un certain Lluís de Vich, chevalier de la ville de Valence et procureur du monastère de Santa María de la Valldigna, autorisa Abdalà Bixquert de Gebalcobra et Azina Munzat de Simat à posséder et vendre la censive[14].

  • Azmet Bixquert de Gebalcobra, de Tavernes de la Valldigna, marchand et frère du précédent. Le 28 avril 1472, il acquis le droit du bailli de quitter le Royaume de Valence par le port de Dénia pour partir marchander au Maghreb. Lorsqu'il fut de retour en Espagne chargé de marchandises venues d'Alger, un habitant de Caravaca de la Cruz nommé Juan de Haro l'emprisonna pour dix ans en tant que captif sans raison apparente. Il parvint à s'échapper mais il fut à nouveau arrêté, cette fois-ci à Conca[14].
  • Alí Bixquert de Gebalcobra, de Tavernes de la Valldigna, frère des précédents. En novembre 1483, lui et sa famille demandèrent au gouverneur de faire en sorte que son frère Azmet soit libéré, ce qui fut fait sur le champ[14].
  • Abd Allah al-Biškartī était un scribe valencien du XVe siècle[12].
  • Miquel et Berthomeu Bisquert firent partie en 1381 des gens qui repeuplèrent la ville de Xàbia après le départ des musulmans du Royaume de Valence[20].
  • Joan Bixquert, de Xàbia, était un mercenaire valencien au service de la Couronne d'Aragon exerçant aux alentours de 1420. Il reçut une certaine somme d'argent pour avoir décapité trois corsaires arabes et pour en avoir arrêté quatre autres[21] :
« Item aqlls : Cinquanta [illisible] donats i pagats a En Johan Bixquert de Xabea [illisible] que s'habia portat i s'havien mort tres moros i [illisible] los caps i morts quatre altres losquals eren [illisible]. »[16]
  • Joan Guillem Bisquert, de Gandie, est mentionné sur un acte du 5 janvier 1440 pour avoir récupéré par procuration 500 sous à la demande du célèbre poète Ausiàs March, figure majeure du siècle d'or valencien. Cet argent provenait d'un dénommé Joan Puig, de Xàbia, à qui Ausiàs March avait vendu une maison qu'il possédait à Gandie :
« Die martis, Vª ianuarii anno predicto M°CCCC°XXXXX°. Auzianus March, milles, habitantis ville Gandie, de certa scientia facio procuratorem vos, Ihoannes Guillermum Bisquert vicinum ville Gandie, presentem, ad petendum, recipiendum et habendum omnes illas viginti quinque libras regalium Valentie, quas michi debet Ihoannes Pug, loci de Xàbea, pretio unius hospitii per me sibi ventidi, et cetera. »[22]
  • Juan Vixquert, selon Viciana, épousa au XVe siècle une des filles de Francisco Vives, seigneur de El Verger.
  • Pere Bisquert, Jaume Bisquert et un autre Jaume Bisquert, tous trois de Valence, sont mentionnés dans le grand cens du Royaume de Valence de l'an 1510. Les deux premiers vivaient dans la paroisse Sant Joan et exerçaient la profession de tortionneur de soie, le troisième était un laboureur de la paroisse Sant Martí[23].
  • Joana Bisquert i d'Olzina et son époux Antoni Olzina, tous deux de Pego, confessent le 2 février 1574 avoir reçu de Joan Pellejà, curé de leur ville, 19 livres de censive[25].
  • Sebastián Vixquert ou Bisquert (dit le bienheureux) était un religieux valencien mentionné dans un livre publié en 1599. L'ouvrage relate que le jour de sa mort, les religieux du couvent de Llutxent virent une procession de lumières célestes dans lesquelles apparut le religieux[26].
  • Pere Bixquert, chapelain, fit partie des premiers habitants chrétiens de Llocnou d'en Fenollet après l'Expulsion des Morisques d'Espagne. Beatriu Albinyana i Real, femme du seigneur du lieu Miquel de Fenollet i Ripoll de Castellvert, lui loua une maison et des terres pour 20 sous :
« Dia de juliol de 1611. La dita Dona Beatriu stableix a Pere Bixquert, prevere, una casa en lo loch de Fenollet en la plaça del cantó de baix a cens de 20 sous, afronta ab casa de Jaume Garcés i en lo forn. »[28]
  • Sebastià Bisquert et son épouse Joana Ana Soldevila i de Bisquert, de El Verger, sont mentionnés sur un document daté de 1615 où ils revendiquent la part d'héritage d'un certain Nofre Martorell qui leur est due[24].
  • Tomàs Bisquert était mustaçaf de Benigànim en 1615[29]. Le mustaçaf était une personne de l'administration municipale élue pour un an par les citadins. Il visait à protéger les intérêts économiques des consommateurs et des producteurs. Il garantissait également l'équité dans le commerce et adoptait des mesures pour éviter les pratiques commerciales déloyales. Il était également responsable de la propreté des rues de sa ville. En septembre, chaque mustaçaf présentait son livre de comptes à la communauté.
  • Marcos Miró Bixquert Alberola y Soler fut, à partir de 1655, Greffier du Tribunal du Saint-Office de l'Inquisition[31].
  • Andrés Miró Bixquert Oliver y Ferrer, de Pego, fut Commissaire du Saint-Office de l'Inquisition en 1644[31].
  • Joseph Bisquert possédait en 1766 quelques alquerías, des terres et des propriétés à Xàbia[32].
  • Don Antonio Bisquert, capitaine espagnol du bateau America, a été mis en cause en 1864 dans une affaire d'esclavage après que l'on ai découvert dans sa cale des instruments utilisés pour la traite des esclaves[33].
  • José Tiburcio Bisquert de La Barrera (Rengo 1835 - Santiago du Chili 1895), était un homme politique et avocat chilien fils de don José Luis Bisquert de la Reina et de doña María Inés de la Barrera.
  • Antonio Bisquert (1906 – 1990) était un peintre valencien du XXe siècle.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Chapelle Ermita del Dulce Nombre de María de Bixquert.
  • Ermita del Dulce Nombre de María, chapelle du XXe siècle faisant partie de l'Archidiocèse de Valence.
  • La Cova Negra, grotte où l'on a retrouvé une pointe de lance ainsi que des restes humains datant du paléolithique tels qu'un os pariétal gauche d'adulte et une mandibule d'enfant, ces restes ont été datés de plus de 46 000 ans. Il semblerait cependant que cette grotte n'ai été qu'un abris occasionnel de chasseurs préhistoriques[35]. Elle est située près d'un aqueduc médiéval.
  • La Font Voltà ou Font Abovedada, fontaine fonctionnant grâce à un système de qanats. Il est possible qu'elle soit antérieure au VIIIe siècle[36].

Autres[modifier | modifier le code]

La Porte de Bixquert (à gauche derrière le balcon) donnant sur la vallée.

La Porte de Bixquert (dite aussi del Socorro, du secours) est un passage du château de Xàtiva. Il donne sur la vallée de Bixquert grâce à une poterne qui permettait aux habitants du château de sortir ou de rentrer à l’insu de l’assiégeant. Elle est mentionnée en tant que telle dans le très célèbre Llibre d'Antiquitats (première partie du XVe siècle). C'est dans ce passage qu'a été assassiné le valencien Diego Crespí de Valldaura, seigneur de Sumacàrcer et de L'Alcúdia de Crespins durant les Germanías. Un bon nombre de grands personnages et nobles valenciens empruntèrent ce passage durant cette révolte, dont le vice-roi d'Aragon Diego Hurtado de Mendoza y de La Cerda.

La Porte de Bixquert est également mentionnée une dizaine de fois dans le Libro quarto de la Crónica de la ínclita y coronada ciudad de Valencia y de su reino, du chroniqueur Rafael Martí de Viciana (XVIe siècle)[6].

Le Puerto ou Col de Bixquert (qui doit lui aussi son nom à l'alquería) est une crête qui sépare la Peña Roja du Mont Vernissa. Elle fut autrefois armée de fortifications immenses et inexpugniables. Leur solide construction avait peu souffert de l'action comminative des siècles, mais lorsque l'armée française fit la conquête de ce pays en 1812, on les fit sauter par la ruine[37].

Le Puerto de Bixquert est traversé par un chemin taillé dans la roche, lui aussi appelé de Bixquert.

La Tour de Bixquert était une des tours du château de Xàtiva. Le roi Pierre II de Valence ordonna sa reconstruction le 13 septembre 1356[38] lors de la guerre qui opposait le Royaume de Castille au Royaume de Valence étant donné que le château de Xàtiva était une des places fortes les plus importantes du royaume  :

« [...] dictum castrum et specialiter turris que dicitur Bisquert reparatione indigeat evidentur. »[39]

Malgré l'urgence de la situation due à la guerre entre les deux royaumes, la Tour de Bixquert était toujours en construction en 1398[40]. Elle semble avoir aujourd'hui disparu.

Carrer Bixquert est le nom d'une rue de Tavernes de la Valldigna situé dans le centre historique de la ville. On ignore l'origine de cette dénomination, cependant, il n'est pas improbable de penser que les Bisquert de Gebalcobra aient un rapport quelconque avec cette rue.

Secanistes de Bixquert ó Al vell carabasa en ell : comedia bilingüe, en dos actes y en vers est une pièce de théâtre bilingue (valencien et espagnol) écrite en 1876 par Francisco Palanca y Roca. L'intrigue se déroule à Bixquert même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées du centre de la vallée, identifiées à l'aide de Géoportail et WikiMapia
  2. Transition in crusader Valencia: years of triumph, years of war, 1264-1270, Robert Ignatius Burns
  3. Alguns topònims històrics de la governació, terme general i particular de la ciutat de València, Agustí Ventura Conejero
  4. Diplomatarium of the crusader kingdom of Valencia: the registered charters of its conqueror Jaume I, 1257-1276, Volume 4,Robert Ignacius Burns
  5. Universitat de València
  6. a, b et c Libro quarto de la Crónica de la ínclita y coronada ciudad de Valencia y de su reino, Rafael Martí de Viciana Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « ReferenceBB » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  7. a, b et c Toponimia arabiga del pais Valencia. alqueries I castells, Maria del Carme Barceló Torres
  8. Diccionario de Historia medieval del Reino de Valencia, José Hinojosa
  9. a, b et c Onomasticon Cataloniae, Joan Coromines et Josep Maria de Casacuberta
  10. a et b Gran Enciclopedia de la Comunidad Valenciana
  11. http://www.bixquert.org/
  12. a, b, c, d et e Un asesinato en la Valldigna, Carme Barceló Torres
  13. a et b al-Qanṭara, Volume 26, Numero 2 & Archives des Ducs d'Osuna, Traslado de la licencia concedida en Valencia el 14 septiembre 1461 por Luis de Vich, Caballero de la ciudad de Valencia, como procurador del Monasterio de Santa María de Valldigna, a Abdala Bisquert, del lugar de Taberna, y Azina Munzat, de Cimat, para vender y cargar censales.
  14. a, b, c, d, e, f et g La vall de les sis mesquites : el treball i la vida a la Valldigna medieval, Ferran García-Oliver
  15. Miscel·lània Fabra : recull de treballs de lingüística catalana i romànica, chapitre Sobre els apel-latius i nominatius personals, Joan A. Argenter
  16. a et b Arxiu Municipal de València (AMV), Manuals de Consells, A-34, f. 196 r.
  17. Cartas pueblas de las morerias valencianas y documentacion complementaria, Manuel Vicente Febrer Romaguera
  18. ACA Real Cancileria, Reg. 202, fols 199r, 199v. 27 déc. 1304.
  19. Les senyories medievals. Una visió sobre les formes del poder feudal, Enric Guinot Rodríguez
  20. (ca) Enric Guinot (préf. Ricard Pérez Casado), Els fundadors del regne de valència, Valence, 3i4, coll. « biblioteca d'estudis i investigacions », , 1251 p. (ISBN 84-7502-591-9)[précision nécessaire]
  21. El ocaso cuatrocentista de València en el tumultuoso Mediterráneo, 1400-1480, Andrés Díaz Borrás
  22. Ausias Marc, Ferran Garcia-Oliver,
  23. El cens de 1510. Relació dels focs valencians ordenada per les corts de Montsó, Rafael Valldecabres Rodrigo
  24. a et b Ortodoxia y humanismo : El Estudio General de Valencia durante el rectorado de Joan de Salaya (1525-1558), Manuel Vicente Febrer Romaguera Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « ReferenceFE » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  25. L'Arxiu diocesà de València, Xavier Serra Estellés
  26. Historia de la Provincia de Aragón de la Orden de Predicadores, desde su origen y principio hasta el año 1600, Francisco Diago
  27. Moriscos, nobles y repobladores : estudios sobre el siglo XVII en Valencia, Eugenio Císcar Pallarés
  28. Historia de la fundación de Lugar Nuevo de Fenollet y de su señorío, Diego Zaforteza y Musoles
  29. Arxiu del Regne de València (ARV), Mestre Racional, número 11.738 (11).
  30. Genealogía de los Cruañes de Xàbia, G. Cruañes
  31. a et b Enciclopedia heráldica y genealógica hispano-americana, Volume 57 - Page 167, Arturo García Carraffa
  32. Visita senyorial a l'estat de Sogorb (1765) i al marquesat de Dénia (1766), Baltasar Venero de Valera & Antoni Grau
  33. Parliamentary Papers, House of Commons and Command, Volume 75. Great Britain. Parliament. House of Commons
  34. Els afusellaments al País Valencià (1938-1956), Vicent Gabarda Cebellán
  35. Cuaderno de la Cova Negra de Xàtiva, recorrido por el Paraje Natural Municipal, Francisco Javier Valls Alcayna
  36. Archivo de prehistoria levantina , Volume 19. Servicio de Investigación Prehistórica de la excma. Diputación Provincial de Valencia., 1989
  37. Annales générales des sciences physiques, Volume 7. Publié par Bory de Saint-Vincent (Jean Baptiste Geneviève Marcellin, M.), Pierre Auguste Joseph Drapiez, Jean Baptiste van Mons
  38. Los castillos valencianos en la España medieval (Materiales y técnicas constructivas) Vol. II, Pedro López Elum
  39. ACA., Reg., 1379, fol. 24 v.
  40. Crónica de la España musulmana, Leopoldo Torres Balbás

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]