Bixaceae

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La petite famille des Bixacées regroupe des plantes dicotylédones.

Cette famille compte une vingtaine d'espèces réparties en 3 ou 4 genres.

Le genre Bixa inclut 4 espèces de petits arbres ou d'arbustes originaires d'Amérique centrale et des Caraïbes. On en extrait un colorant alimentaire orange : le jaune de roucou. Le plus connu est le roucou (Bixa orellana).

Étymologie[modifier | modifier le code]

En 1821 Kunth nommait la famille « Bixinae »[1].

Le nom vient du genre type Bixa dont l’étymologie n’est pas claire.

Linné n'a donné aucune explication sur l'origine du nom[2] et Alexandre Théis ne donne que les noms « roucou » et « urucu » (ouroucou) »[3].

Selon certaines sources, le nom Bixa dériverait de « biche », nom vernaculaire brésilien ou sud-américain du « roucouyer ou rocouyer », Bixa orellana[4].

Cependant « biche » est actuellement un nom souvent employé pour désigner des plantes très différentes, par exemple Passiflora foetida (Passifloraceae), Ambelania acida (de) (Apocynaceae)[5], ou encore Lacmellea aculeata (ceb) ( Apocynaceae)[6].

Une autre origine serait le nom vernaculaire « Bija » utilisé par les indiens « embijados » des Caraïbes[7] pour désigner aussi le Bixia orcilana ou « urucu », utilisé pour ses propriétés tinctoriales[note 1].

Description[modifier | modifier le code]

Ce sont des petits arbres, des arbustes ou des plantes herbacées, à sève colorée, certains adaptés aux zones arides, largement répandus dans les régions tropicales.

Classification[modifier | modifier le code]

La position de cette famille est discutée.

L'espèce Diegodendron humbertii (nl), qui a justifié à elle seule la création de l'hypothétique famille des Diegodendraceae, est un petit arbre endémique de Madagascar, semble être très proche des Bixacées.

La classification phylogénétique APG (1998) situe cette famille dans l'ordre des Malvales et place les genres Amoreuxia et Cochlospermum dans une famille séparée, les Cochlospermacées.

La classification phylogénétique APG II (2003) offre l'option

  • d'une famille lato sensu (au sens large) incluant Amoreuxia, Bixa, Cochlospermum et Diegodendron
    ou
  • une famille stricto sensu (au sens strict) contenant le seul genre Bixa.

La classification phylogénétique APG III (2009), qui n'a jamais recours à des familles optionnelles, ne reconnait que l'option lato sensu invalidant de fait la familles des Cochlospermaceae.

Liste des genres[modifier | modifier le code]

La classification phylogénétique APG III (2009) inclut dans cette famille les genres précédemment placés dans les familles Cochlospermaceae, Diegodendraceae, à savoir les genres Amoreuxia, Cochlospermum et Diegodendron.

Selon World Checklist of Selected Plant Families (WCSP) (21 juin 2010)[8] et NCBI (21 juin 2010)[9] (Plus conforme à APGIII puisqu'il incorpore les genres Amoreuxia, Cochlospermum et Diegodendron anciennement dans Cochlospermaceae, Diegodendraceae) :

Selon DELTA Angio (21 juin 2010)[10] :

En classification classique (1981) elle comprend, selon ITIS (21 juin 2010)[11], 16 espèces réparties en 3 genres  :

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Selon World Checklist of Selected Plant Families (WCSP) (21 juin 2010)[8] :

Selon NCBI (21 juin 2010)[9] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le nom « embijados » lui-même vient du verbe embijar, teindre (avec le rocou ou du vermillon) ou tacher (en Amérique centrale)  : Free dictionary en ligne

Références[modifier | modifier le code]

  1. C. S. Kunth]. Voyage de Humboldt et Bompland. Nova genera et species plantarum, 6e partie botanique, tome 5, Paris, 1821, 432 pages. + 106 illustr., p. 351-354 Lire en ligne
  2. Species plantrarum. Tome I, 1753, 560 pages, p. 512 lire en ligne
  3. Alexandre de Théis. Glossaire de botanique, 1810 p. 61 lire en ligne
  4. Jean Bernadou. Académie nationale de pharmacie
  5. Marie Fleury. Plantes alimentaires de cueillette chez les Boni de Guyane Francaise, p. 17, 70 Lire en ligne
  6. Pierre Grenand et al. Pharmacopées traditionnelles en Guyane. p. 134, 155 lire en ligne
  7. G. Bourdy. Notes ethnobotaniques à propos du texte de Luigi Balzan in L. Balzan Des Andes à l’Amazonie 1891-1893. voyage d'un jeune naturaliste au temps du caoutchouc, Ginkgo, Paris, 2006, 2007 lire en ligne
  8. a et b WCSP. World Checklist of Selected Plant Families. Facilitated by the Royal Botanic Gardens, Kew. Published on the Internet ; http://wcsp.science.kew.org/, consulté le 21 juin 2010
  9. a et b NCBI, consulté le 21 juin 2010
  10. DELTA Angio, consulté le 21 juin 2010
  11. ITIS, consulté le 21 juin 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

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