Biville (Manche)

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Biville
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton La Hague
Intercommunalité Communauté de communes de la Hague
Maire
Mandat
Jean Arlix
2014-2020
Code postal 50440
Code commune 50057
Démographie
Gentilé Bivillais
Population
municipale
580 hab. (2012)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 49″ N 1° 49′ 16″ O / 49.6136111111, -1.8211111111149° 36′ 49″ Nord 1° 49′ 16″ Ouest / 49.6136111111, -1.82111111111  
Altitude Min. 2 m – Max. 179 m
Superficie 8,70 km2
Localisation

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Liens
Site web www.biville.fr

Biville (prononcer /bivil/) est une commune française du département de la Manche, dans la région Basse-Normandie, peuplée de 580 habitants[Note 1] (les Bivillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Ses dunes (190 hectares), propriété communale, gérées par le Conservatoire du littoral, sont parmi les plus vieux massifs dunaires en Europe.

Biville, les dunes.
Communes limitrophes de Biville[1]
Vauville Vauville Sainte-Croix-Hague
Mer de la Manche Biville[1] Vasteville
Mer de la Manche,
Vasteville
Vasteville Vasteville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Biville, attesté sous les formes Buistotvilla vers 1020 et Boivilla en 1062[2], est issu de l'anthroponyme anglo-saxon parmi les plus répandus dans la toponymie normande Boia[3] et de l'ancien français ville dont le sens originel était « domaine rural ». Ce dernier a ici remplacé son équivalent scandinave topt, simplifié en tot[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1988 2008 René Hébert    
2008 avril 2014 Jean Arlix   agent Areva
avril 2014[5] avril 2014[6] Philippe Mercier SE agent territorial
mai 2014[7] en cours Jean Arlix   agent Areva
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 580 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Biville a compté jusqu'à 491 habitants en 1821.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348 273 407 491 448 415 401 380 376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
402 411 428 410 383 339 352 380 390
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347 323 313 270 267 277 259 320 307
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
229 221 223 245 364 415 477 496 553
2012 - - - - - - - -
580 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Pierre : chœur (XIIIe siècle) et clocher (1632) construits autour du tombeau du bienheureux Thomas Hélye, originaire de la paroisse, maître d'école à Cherbourg, prêtre et missionnaire, mort en odeur de sainteté le et béatifié par le pape Pie IX le . Une nouvelle nef fut construite de 1922 à 1926 par les soins du Révérend Père Jean Le Coutour, curé de la paroisse, en remplacement de l'ancienne, devenue trop petite pour accueillir les pèlerins, particulièrement nombreux lors des fêtes annuelles du Bienheureux, chaque 19 octobre. Le porche ancien (XVIIe siècle), conservé et classé Monuments historiques depuis le 12 septembre 1922[10], fut remonté à l'extrémité occidentale de la nouvelle nef. La nouvelle paroisse dont elle dépend porte d'ailleurs le nom de Bienheureux Thomas Hélye de la Hague et se trouve dans le doyenné de Cherbourg-Hague[11]. Hormis le porche classé, l'édifice est inscrit depuis le 21 décembre 1994[10] et abrite quelques œuvres classées à titres d'objets dont sept bas-reliefs[12].
  • Architecture civile ancienne.
  • Manoir de la Grand'Cour au hameau Gardin escalier intérieur Louis XIII.
  • Ferme du Croisé près du bourg (XIIe siècle)
  • Maisons trapues en granit gris.
  • Ancien petit séminaire, près de l'église, fin XIXe siècle, devenu des appartements.
  • La croix du Calvaire dans les dunes de Biville.
  • La croix des Mieilles.
  • La croix des Longs Bois, dans le bourg.
  • La croix de La Haye, D 118.
  • La croix frimot, « fontaine Bienheureuxx Thomas ».

Activité, label et manifestations[modifier | modifier le code]

Label[modifier | modifier le code]

La commune est un village fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Thomas Hélye (Biville, v.1180 – Vauville, 19 octobre 1257), né, selon la tradition, au hameau Gardin[14], maître des écoles de Cherbourg puis prêtre et missionnaire, déclaré « bienheureux » par le pape Pie IX le (Il s'agit d'une béatification « équipollente », le pape reconnaissant que, depuis le XIIIe siècle, la vox populi l'a toujours considéré comme un saint).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2012.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[15].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎
  3. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton,‎ (ISBN 2-86253247-9), p. 56
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton,‎ (ISBN 2-86253247-9), p. 45
  5. « Coup de théâtre : Philippe Mercier prend la mairie », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1 mai 2014)
  6. « Philippe Mercier démissionne de son poste de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1 mai 2014)
  7. a et b « Jean Arlix retrouve son fauteuil de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 22 mai 2014)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  10. a et b « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Site du doyenné
  12. « Œuvres mobilières à Biville », base Palissy, ministère français de la Culture.
  13. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 16 janvier 2014)
  14. E. Milcent, curé de Biville, Thomas Hélye, prêtre de Biville, 32 pg., mars 1977
  15. « Biville sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léopold Delisle, Vie du bienheureux Thomas Hélie, de Biville, composée au XIIIe siècle par Clément, publiée avec une introduction et des notes, dans Mémoires de la Société impériale académique de Cherbourg, t.8, 1861, p. 173-242 ;
  • Mgr Bernard Jacqueline et Chanoine Georges Hyernard, Le Bienheureux Thomas Hélye, prêtre de Biville. Vie et miracles, Cherbourg, La Dépêche, 1985, 128 p. ;
  • Hugues Plaideux, Le Bienheureux Thomas Hélye de Biville, Cherbourg, La Dépêche, 1989, 61 p., bibliographie.
  • Hugues Plaideux, « L'église de Biville », dans Annuaire des cinq départements de la Normandie, Congrès de Cherbourg et de la Hague, 2008, p. 111-116.
  • Hugues Plaideux, « Biville : 750 ans de pèlerinages au bienheureux Thomas Hélye », dans Pèlerinages et lieux de pèlerinage en Normandie, Actes du 44e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie (Fécamp, octobre 2009), vol. 15, 2010, p. 97-110.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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