Bissardon (quartier)

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Clos Bissardon
Bissardon (quartier)
Montée du Grappillon, à Bissardon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Ville Caluire-et-Cuire
Arrondissement Lyon
Canton Caluire-et-Cuire
Démographie
Population 2 331 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 00″ nord, 4° 50′ 20″ est
Altitude Min. 215 m
Max. 241 m
Cours d’eau 0
Transport
Bus Bus en mode C Ligne C1 Ligne C13
Bus TCL Ligne 9 Ligne 38
Localisation

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Clos Bissardon

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Clos Bissardon

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Clos Bissardon

Bissardon ou encore Clos Bissardon, est un quartier de la ville de Caluire-et-Cuire limitrophe aux quartiers de Montessuy, Saint-Clair et Cuire-le-Haut, ainsi que de la ville de Lyon.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Sablière dans le quartier Bissardon, où vécut Didier Petit de Meurville de 1808 à 1847.

À la fin du XVIIIe siècle, le quartier de Margnolles était une entité à part entière de Cuire (détaché[1] de la Croix-Rousse pour être adjoint à Caluire, en 1797). Ce quartier était divisé[1] en deux entités distinctes : Margnolles-en-Bresse (au Nord) et Margnolles-en-Franc-Lyonnais correspondant à l'actuel Clos Bissardon. Le quartier de Margnolles est aujourd'hui inclus dans Cuire-le-Haut.

Le quartier tire sa toponymie du patronyme de Jean-Pierre Bissardon[2] (1764-1816), membre du Conseil d'Administration des Hospices et député du Rhône en 1815[3], propriétaire[4] du Clos Bissardon qui était alors une importante exploitation maraîchère.

En 1850, les héritiers de Jean-Pierre Bissardon vendent la quasi-totalité de leur propriété qui est alors morcelée. Les premiers immeubles font leur apparition sur la rue de Verdun. Cette même année, on rallonge l'impasse de la Sablière dans l'ancienne propriété Bissardon, celle-ci est baptisée dès 1850 "rue de l'orangerie" en référence à l'orangerie de la Sablière qui fait aujourd'hui office de galerie.

Dès 1850, les Canuts s'installent dans le quartier et modifient ainsi l'urbanisme[5] : aujourd'hui encore sont visibles de nombreux « immeubles canuts »[Note 1].

Didier Petit de Meurville (1793-1873) vécut dans le quartier Bissardon, de 1808 à 1847. Il y fait construire la maison de la Sablière dans les années 1830 et réaménage les jardins de la propriété en plantant de nombreux arbres (mûriers, platanes, glycines ...) et en faisant construire quelques tonnelles ainsi que des allées. En tant que chef légitimiste de la région lyonnaise, celui-ci accueille dans sa propriété une partie de la cour exilée de Don Carlos de Bourbon, Lacordaire, le duc de Montmorency-Laval et tout ce qui compte de personnalités politiques et intellectuelles légitimistes[6].

À noter enfin, que Jules Micol (1822-1900) peintre, photographe et dessinateur sur tissus, avait son atelier au 14 rue de l'orangerie[7]. Au milieu du 19ème siècle, celui-ci fit une série de photographies de la Sablière, de Lyon, du parc de la Tête d'Or naissant, des paysages français, portraits photographiques ainsi que de nombreuses peintures de fleurs, paysages, portraits.

Géographie[modifier | modifier le code]

La montée de la Boucle, vue depuis Bissardon.
Articles connexes : Caluire-et-Cuire et Croix-Rousse.

Bissardon, comme les deux quartiers de Cuire, Cuire-le-Haut et Cuire-le-Bas, se trouve dans le prolongement du plateau du 4e arrondissement de Lyon dont les frontières naturelles sont le Rhône (au sud-est) et la Saône (au nord-ouest). À Lyon, ce plateau débute au niveau du boulevard de la Croix-Rousse.

Le quartier de Bissardon, plutôt au sud de Caluire-et-Cuire, n'est pas directement bordé par le Rhône ; en effet, en bordure immédiate du Rhône, se trouve le quartier, partagé avec la ville de Lyon, de Saint-Clair. Une rue de Caluire-et-Cuire relie d'ailleurs le quartier de Saint-Clair et Bissardon : la montée des lilas.

À l'ouest, la frontière entre le 4e arrondissement de Lyon et Bissardon est assurée par la montée de la Boucle ; une passerelle de la rue (lyonnaise) de la fontaine relie d'ailleurs les deux quartiers en traversant la montée de la Boucle : l'extrémité caluirarde de la passerelle se situe à l'intersection entre la rue Royat, la montée du Belvédère et la rue de Bissardon, à proximité du square Niel. Depuis ce square, une piste cyclable débouchant sur une structure hélicoïdale permet de rallier rapidement la montée de la Boucle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le découpage du Clos Bissardon par la municipalité de Caluire-et-Cuire correspond à la zone Z403 dans le découpage[8] de l'INSEE. En 1999, cette zone appartenant au « quartier INSEE » de Margnolles, était peuplée par 1 937 habitants[9].

En 2011, ce nombre passe à 2 331[10].

Liste des rues de Bissardon[modifier | modifier le code]

Nom Coordonnées Notes
Montée des lilas 45° 46′ 52″ N, 4° 50′ 31″ E Cette rue, en grande partie en escalier, relie le quartier à Saint-Clair.
Rue Royet 45° 46′ 56″ N, 4° 50′ 20″ E
Rue de Bissardon 45° 46′ 52″ N, 4° 50′ 26″ E La maison de Bissardon (maison de quartier) se trouve au 15 de la rue. Le square Niel se trouve à l'autre extrémité de la rue.
Montée du Belvédère 45° 46′ 54″ N, 4° 50′ 25″ E
La Mochavista 45° 46′ 55″ N, 4° 50′ 23″ E Rue en escalier reliant la rue Royet à elle-même.
Impasse des Lilas 45° 46′ 56″ N, 4° 50′ 32″ E L'impasse est reliée à la montée des lilas.
Rue de l'Oratoire 45° 47′ 04″ N, 4° 50′ 23″ E
Rue de Verdun 45° 46′ 56″ N, 4° 50′ 27″ E Le square Polnard se trouve au niveau du 10 de la rue.
Rue de l'Orangerie 45° 46′ 58″ N, 4° 50′ 30″ E
Impasse Régaud 45° 46′ 59″ N, 4° 50′ 25″ E La rue débouche sur la rue de Verdun.
Montée de la Boucle 45° 46′ 49″ N, 4° 50′ 26″ E
Rue du Docteur-Henri-Dor 45° 46′ 59″ N, 4° 50′ 07″ E La rue relie la montée de la Boucle à la rue de Margnolles.
rue de Margnolles 45° 47′ 04″ N, 4° 50′ 09″ E « Frontière » approximative du quartier entre la Place Joannès-Ambre et le square Elie Vignal. Sur cette section, le côté pair fait partie du quartier Bissardon.
Montée du Grappillon 45° 46′ 55″ N, 4° 50′ 25″ E La traboule de Bissardon. Rue en escalier reliant la montée du Belvédère à la rue Royet.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Aucune ligne de bus ne traverse le quartier, mais un certain nombre ont des arrêts en bordure de quartier, en particulier rue de Margnolles :

Société[modifier | modifier le code]

Comité de quartier[modifier | modifier le code]

Il existe un comité de quartier relatif à Cuire-le-Haut et à Bissardon nommé « Comité d'intérêt local Caluire Sud/Clos Bissardon » ; il édite un petit journal[11] : « Entre Rose et soie »[Note 2].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Plusieurs établissements scolaires sont localisés dans le quartier :

  • le groupe scolaire Berthie-Albrecht (enseignement public), rue de l'Oratoire ;
  • l'école de l'Oratoire (enseignement privé), rue de l'Oratoire ;
  • le groupe scolaire Élie-Vignal incluant un collège et un lycée est situé rue de Margnolles ;
  • l'institut de l'Oratoire, rue de l'Oratoire, prépare[12] ses élèves aux carrières d'enseignants du privé ;
  • un centre musical, le centre municipal Caluire-Bissardon est basé dans le quartier, rue de l'Oratoire ; outre une école de musique[13], le centre propose régulièrement des concerts de musique classique. À la même adresse, se trouve une des crèches municipales de Caluire-et-Cuire.

Religion[modifier | modifier le code]

À l'angle de la rue de Verdun et de la rue de l'Orangerie se situe un couvent des sœurs de Saint-Joseph De Lyon.

Économie[modifier | modifier le code]

La « Setaram » à Bissardon.

L'entreprise Setaram, spécialisée[14] dans la conception d'appareils de mesure de calorimétrie et en analyse thermique, a son siège dans le quartier, rue de Verdun.

Au début du XXe siècle se trouvait au même endroit[15], une manufacture de tubes électroniques utilisés dans le domaine de la radio : la manufacture Grammont[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Typiques de la Croix-Rousse, les « immeubles canuts » sont des immeubles de cinq ou six étages abritant d'anciens appartements-ateliers. Ils sont caractérisés par des plafonds hauts (pour permettre l'installation de métiers à tisser) et par de hautes fenêtres.
  2. Le nom du journal suggère la zone entre Croix-Rousse (soie) et l'orée du chemin de Fond Rose 45° 47′ 28″ N, 4° 49′ 35″ E à la limite entre Cuire-le-Bas et Cuire-le-Haut.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « L'histoire passionnante de Caluire et Cuire en quelques dates... », sur ville-caluire.fr (consulté le 10 mai 2011).
  2. Martin Basse et Jo Basse (préf. Frédéric Dugoujon), Histoire de Caluire et Cuire : Commune du Lyonnais, Lyon, Éditions FOT, , 281 p., p. 84.
  3. « Jean-Pierre Bissardon », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 19 août 2011).
  4. TLM, « Caluire au cœur, émission de TLM : « Quartier Bissardon à Caluire-et-Cuire » » (consulté le 10 mai 2011).
  5. « Histoire de la propriété Bissardon "Du clos au quartier" (par Maxime Dehan) », sur Page facebook "Les Amis du Patrimoine : Caluire Et Cuire - Croix-Rousse",
  6. Maxime Dehan, Didier Petit de Meurville, Editions du Poutan,
  7. « Jean dit Jules Micol (1822-1900), peintre des Beaux-Arts de Lyon, photographe et dessinateur sur tissus. », sur Histoires lyonnaises, (consulté le 25 décembre 2018)
  8. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 », sur insee.fr (consulté le 13 mai 2011).
  9. [xls] « Exploitation principale du recensement de 1999 - lieu de résidence », sur insee.fr (consulté le 13 mai 2011).
  10. Du côté de Bissardon : Le magazine d'informations municipales d'un quartier à l'autre de Caluire-et-Cuire, Caluire-et-Cuire, Vile de Caluire-et-Cuire, , 4 p. (lire en ligne), p. 2.
  11. « Un nouveau journal « Entre Rose et soie » », sur leprogres.fr (consulté le 14 mai 2011).
  12. « Devenir enseignant », sur oratoire-lyon.net (consulté le 10 mai 2011).
  13. « Centre musical Caluire-Bissardon », sur cmcb.fr (consulté le 10 mai 2011).
  14. « Setaram est le spécialiste de la calorimétrie et de l'analyse thermique », sur setaram.fr (consulté le 10 mai 2011).
  15. Michel Siméon, « La radio à Lyon. Ses débuts. Son histoire. p. 27. » [PDF], sur european-mediaculture.org (consulté le 10 mai 2011).
  16. « Le rôle de la région dans les télécommunications », sur museemilitairelyon.com (consulté le 10 mai 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]