Biribi (jeu)

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Grille de biribi (1788)
Isaac Le Chapelier caricaturé en tant que « législateur de biribi » après la promulgation de la loi Le Chapelier en 1791
Richement illustré historique jeu Biribi du XVIIIe siècle, montré dans le Nordiska Museet, Stockholm, Suède

Le biribi (de l'italien biribisso) est un jeu de hasard pur. Il s'agit d'une sorte de loterie à choix multiples, semblable à la roulette, importée d'Italie en France au début du XVIIIe siècle. La première occurrence du biribi en français se trouve chez Voltaire, Epître à Mme de *** (1719) : « Du biribi la déesse infidèle Sur mon esprit n'aura plus de pouvoir; J'aime encor mieux vous aimer sans espoir, Que d'espérer jour et nuit avec elle. »[1]

Principe[modifier | modifier le code]

Les joueurs misent sur 70 cases numérotées auxquelles sont associés des billets portant le même numéro. Les billets sont placés dans des boules creuses en bois et tirés au sort. Le biribi fut pratiqué surtout à la cour. Il est le successeur du hoca apparu en France au milieu du XVIIe siècle et rapidement interdit. Il est apparenté au cavagnole et aussi à la roulette (jeu de hasard), avec changement de générateur de hasard.

Avantage au banquier[modifier | modifier le code]

Un auteur du XVIIIe siècle analyse ainsi les chances des joueurs : « On voit que ce jeu est arrangé de manière que le banquier ne paye jamais que sur le pied de 64 sur 70 de mise, ce qui lui fait un avantage de 8 47 pour cent, ou 2 liv. 1 s. 8 d. 47 par louis[2] ».

Interdiction[modifier | modifier le code]

Réprimé au XVIIIe siècle[3] et interdit définitivement en 1837.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Œuvres complètes de Voltaire, éd. Louis Moland, tome 10, Paris, Garnier, 1885, p. 255-256
  2. P. N. Huyn, La Théorie des jeux de hasard, ou Analyse du krabs, du passe-dix, de la roulette, du trente & quarante, du pharaon, du biribi & du lotto, s. n., 1788, p. 45. Texte en ligne
  3. Voir par exemple le Jugement de police de la municipalité d'Orléans, contre les tenanciers d'un jeu de biribi, daté du 23 juillet 1791. Texte en ligne