Biofortification

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Le bol au fond à droite contient du riz doré, exemple de biofortification par génie génétique. La couleur dorée des grains provient de la teneur accrue en bêta-carotène.

La biofortification consiste à sélectionner des variétés de plantes cultivées dans le but d'augmenter leur valeur nutritionnelle. Cela peut être fait soit par sélection conventionnelle (haricot commun, patate douce à chair orange), soit par génie génétique (cas emblématiques du riz doré, de la banane transgénique enrichie en fer). La biofortification diffère de l'enrichissement ordinaire car elle vise à rendre les aliments végétaux plus nutritifs au fur et à mesure de la croissance des plantes, plutôt que d’ajouter des nutriments aux aliments au cours du processus de transformation[1]. Il s'agit d'une amélioration importante par rapport à l'enrichissement ordinaire pour la fourniture d'éléments nutritifs aux populations rurales pauvres, qui ont rarement accès à des aliments enrichis commercialement[2]. En tant que telle, la biofortification est considérée comme une stratégie d'avenir pour traiter les problèmes de carences en micronutriments dans les pays à revenu faible et intermédiaire, grâce à des variétés biofortifiées. Dans le cas du fer, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que la biofortification pourrait aider à guérir les 2 milliards de personnes souffrant d'anémie provoquée par une carence en fer[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Les projets de biofortification débutent dans les années 1990 avec les travaux pionniers d'Howarth Bouis (en), économiste à l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires.

Principales applications[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Rebecca Bailey, « Biofortifying one of the world's primary foods », (consulté le 11 novembre 2019).
  2. (en) Yassir Islam, « Growing Goodness », sur Developments - one world a million stories, .
  3. (en) De Benoist, McLean et Egli, Cogswell, Worldwide prevalence of anaemia 1993–2005, WHO Library Cataloguing-in-Publication Data, , 40 p. (ISBN 978-92-4-159665-7, lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]