Bio Suisse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bio Suisse
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique association au sens du droit suisse
But organiser et diriger le développement de l'agriculture biologique en Suisse
Zone d’influence Suisse
Fondation
Fondation 1981
Identité
Siège Bâle
Structure organisation faîtière
Slogan « La bio sans compromis »
Site web www.bio-suisse.ch

Bio Suisse, anciennement "association suisses des organisations d'agriculture biologique - ASOAB", est l'organisme qui, en Suisse, gère le label Bourgeon. Il s'agit d'une fédération des entreprises agricoles biologique suisses qui ont protégé ce nom. Bio Suisse fixe le cahier des charges correspondant et assure la promotion du la bel Bourgeon et de l'agriculture biologique en Suisse.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1976, cinq organisations (Demeter, Biofarm, Bioterra, Progana et FiBL) s'associent pour entamer l'élaboration d'un cahier des charges commun pour l'agriculture biologique et la commercialisation de ses produits. Ce cahier des charges est adopté en 1980 et le logo de l'Institut de recherche de l'agriculture biologique (FiBL), - le Bourgeon,- est enregistré comme marque protégée. Dans la foulée, en 1981, se crée l'Association des groupements de producteurs biologiques suisses (AGPBS). Cette organisation faîtière des paysannes et paysans biologiques de Suisse s'appellera par la suite Association suisse des organisations d’agriculture biologique (ASOAB) pour prendre en 1997 son nom actuel de Bio Suisse. Juridiquement, il s'agit d'une association au sens du droit suisse)[1].

En 1982, le nombre d'exploitations agricoles suisses fonctionnant selon les principes de l'agriculture biologique est estimé entre 600 et 900[2].

En 1993, le Bourgeon entre dans la grande distribution lorsque le groupe Coop lance des produits qui reprennent le cahier des charges de l'ASOAB[3]. Il n'existe pas alors en Suisse de normes légales pour la certification des produits issue de l'agriculture biologique. Lorsque la Migros lance sa propre gamme de produits bio en septembre 1995, une confusion des labels apparait et pousse le Conseil fédéral à légiférer. Il entame, alors que le nombre de fermes biologiques est monté à 2000, la rédaction d'une ordonnance en souhaitant s'aligner les normes européennes bien que les critères de l'ASOAB soient plus stricts (interdiction des exploitations mixtes mêlant agriculture bio et conventionnelle)[4]. En août 1996, alors que le nombre d’exploitation biologique vient presque de doubler en moins d’un an en passant à 3800, un accord est trouvé entre l’ASOAB et la Migros qui reconnaissent mutuellement leurs labels, Migros ouvre alors ses rayons aux produits porteurs du Bourgeon aux côtés des ses propres produits estampillés M-Bio[5]. Le premier janvier 1998, l'ordonnance fédérale sur le label de l'agriculture biologique pour les produits végétaux entre en vigueur (loi "biofédéral"). L'ASOAB critique un assouplissement des normes sous l'influence des normes européennes[6] ainsi que des délais d'adaptation trop longs[7].

Certification[modifier | modifier le code]

Le label biologique Bio Suisse garantit notamment[8],[9] :

  • Pas d'engrais de synthèse ni de pesticide de synthèse
  • Pas de génie génétique
  • Priorité aux cycles courts et à la transformation douce
  • Surfaces de compensation écologique et autres mesures pour la biodiversité
  • Animaux nourris de fourrage biologique local
  • Pas de transport par avion
  • Pas de colorants ni de conservateurs

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Connaissances Bio –Faits et fondements sur l’agriculture et la transformation biologiques », sur www.bio-suisse.ch
  2. « L’agriculture biologique reçoit l’appui du WWF », Journal de Genève,‎ (lire en ligne)
  3. « Un label écologique chez Coop », Journal de Genève,‎ (lire en ligne)
  4. « Produits bio : les agriculteurs partagés entre les normes européennes et suisses. », Journal de Genève,‎ (lire en ligne)
  5. « Un accord de compromis met fin à la division en deux camps des produits de l’agriculture biologique », Journal de Genève,‎ , p. 6 (lire en ligne)
  6. « Les agriculteurs biologiques s’insurgent contre le laxisme de la Confédération », Journal de Genève,‎ , p. 11 (lire en ligne)
  7. « Le Conseil fédéral fixe ses critères pour les produits biologiques », Journal de Genève,‎ (lire en ligne)
  8. Brochure « 8 bonnes raisons de choisir le Bourgeon Bio Suisse », Coop (Suisse), 2017.
  9. Cahier des charges et règlements, Bio Suisse, 2017 (page consultée le 11 juin 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]