Billy Graham (catch)

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Billy Graham
Superstar Billy Graham.jpg

Billy Graham en 2008.

Données générales
Nom de naissance
Eldridge Wayne Coleman
Nom(s) de ring
Billy Graham
Nationalité(s)
Naissance
(74 ans)
Phoenix (Arizona)
Taille
6 4 (1,93 m)[1]
Poids
275 lb (125 kg)[1]
Catcheur retraité
Fédération(s)
Entraîneur(s)
Carrière pro.
1969 - 1988

Eldridge Wayne Coleman, mieux connu sous le nom de « Superstar » Billy Graham, est un catcheur (lutteur professionnel) américain, né le à Phoenix, en Arizona.

Il est brièvement joueur de football canadien en 1968 chez les Alouettes de Montréal et n'est pas conservé la saison suivante.

Il décide de devenir catcheur en 1969 après s'être entrainé auprès de Stu Hart et commence sa carrière à la Stampede Wrestling, la fédération de catch de Hart. Il retourne ensuite aux États-Unis où il prend le nom de ring de Billy Graham dans les territoires de la National Wrestling Alliance puis à l'American Wrestling Association.

C'est à la World Wide Wrestling Federation (WWWF) qu'il devient célèbre en remportant le championnat poids lourd de la WWWF. Il quitte la WWWF en 1978 et lutte ensuite principalement en Floride avant de retourner à la World Wrestling Federation (WWF) entre 1982 et 1983 puis de 1986 à 1988. Il arrête sa carrière juste après à la suite de plusieurs problèmes de santé.

Il est membre du Wrestling Observer Newsletter Hall of Fame depuis 1996, du WWE Hall of Fame depuis 2004 et du Professional Wrestling Hall of Fame and Museum depuis 2009.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Coleman grandit dans l'Arizona, durant son adolescence il fait de la musculation à son domicile[2]. Cela lui permet de se distinguer au sein de l'équipe d'athlétisme de son lycée où il fait du lancer de poids et de disque[2]. Il se fait renvoyer de son lycée à la suite de problèmes disciplinaires liées à ses fréquentations de l'époque[2].

Il part vivre à Los Angeles dans les années 1960[2]. Il y rencontre Arnold Schwarzenegger dans un gymnase et participe à des concours de culturisme[2]. Il remporte le concours West Coast Mr Teen America et est capable de soulever 605 lb (275 kg) au développé couché[3].

En 1968, Bob Lueck qui est un de ses amis et joueur de football américain lui conseille de devenir joueur de football américain[4]. Coleman participe alors aux entrainements des Raiders d'Oakland qui ne l'engage pas[4]. Il part au Canada tenter sa chance d'abord chez les Stampeders de Calgary avant d'être engagé par les Alouettes de Montréal[4]. Il ne reste qu'une saison dans la ligue canadienne de football où il joue cinq matchs[5].

Carrière de catcheur[modifier | modifier le code]

Débuts (1969-1975)[modifier | modifier le code]

Quand les Alouettes de Montréal ne renouvellent pas son contrat, Coleman part à Calgary pour devenir catcheur[4]. Il s'entraine auprès de Stu Hart dans le donjon qui est le surnom du sous-sol de la maison familiale aménagé en salle d'entrainement[6]. Sa condition physique impressionne Hart qui déclare dans des interviews à ce propos : « Il est le plus incroyable spécimen que j'ai vu de ma vie »[6]. Il commence sa carrière à la Stampede Wrestling, la fédération de Hart, où il défie des spectateurs au bras de fer[6].

Il change de nom de ring pour celui de Billy Graham à son retour à Los Angeles en 1970 afin d'apparaitre comme le frère du Dr Jerry Graham[6]. Il choisit le prénom Billy pour rendre hommage à un télévangéliste homonyme[6].

Il fait équipe avec Pat Patterson à la Big Time Wrestling, le territoire de la National Wrestling Alliance (NWA) de San Francisco, avec qui il devient à deux reprises champion du monde par équipes de la NWA (version San Francisco)[7]. Leur premier règne dure du 7 au 23 janvier 1971 où Ray Stevens et Peter Maivia (en)récupèrent ce titre[7]. Le 13 février, Graham et Patterson parviennent à vaincre Stevens et Maivia une seconde fois[7]. Rocky Johnson et Pepper Gomez mettent fin au règne de Graham et Patterson le 18 septembre[7]. Au cours de cette période, Graham apprend beaucoup auprès de son coéquipier et créé son personnage en s'inspirant de Mohamed Ali en rajoutant l'adjectif « Superstar » en hommage à l'opéra rock Jesus Christ Superstar[6],[8].

Il part ensuite dans le Minnesota lutter à l'American Wrestling Association (AWA) jusqu'en 1975[6]. Il y devient populaire grâce à son physique et son jeu d'acteur au cours des interviews[9]. Il participe au tournage su film The Wrestler où il joue son propre rôle[10]. Cependant, il ne s'y plait pas car il n'apprécie pas le style old school pratiqué dans cette fédération en plus de trouver le climat du Minnesota trop rigoureux[6]. Au cours de son passage, il devient champion du monde poids lourd de l'International Wrestling Alliance, un championnat de catch utilisé par la fédération japonaise International Wrestling Enterprise, le 16 août 1974[11]. Il part ensuite au Japon où il perd ce titre face à Mighty Inoue le 7 octobre[11].

World Wide Wrestling Federation (1975–1978)[modifier | modifier le code]

En 1975, Graham rejoint la World Wide Wrestling Federation (WWWF) où il incarne un heel avec Grand Wizard comme manager[2],[3]. Il devient populaire auprès du public grâce à son charisme et son jeu d'acteur[2].

Il quitte la WWWF en juin 1976 pour partir en tournée d'abord au Texas puis au Japon à la New Japan Pro Wrestling où il affronte notamment Antonio Inoki[3]. À son retour, il tente de créer sa propre fédération de catch avec Ivan Koloff en Californie[3]. Ce projet tombe à l'eau d'après Graham à cause de Mike LeBell, le promoteur de la National Wrestling Alliance Hollywood Wrestling, qui fait jouer ses relations auprès de la Commission athlétique de l'état de Californie[4].En fin d'année, il est en Floride à la Championship Wrestling from Florida où il remporte le championnat poids lourd de Floride de la National Wrestling Alliance (NWA) après sa victoire face à Dusty Rhodes le 22 novembre[3],[12]. Sa tournée continue début 1977 avec un match pour le championnat du monde poids lourd de la NWA face à Harley Race le 11 février[3],[13]. Il perd ensuite sa ceinture de champion poids lourd de Floride de la NWA face à Rhodes quatre jours plus tard avant de retourner à la WWWF[3],[14].

À son retour à la WWWF, il bat Bruno Sammartino le 30 avril 1978 et devient champion poids lourd de la WWWF en ayant les pieds sur une des cordes du ring lors du tombé[15]. Dans les semaines suivantes, les spectateurs se divisent entre ceux qui l'encourage au cours de ses combats et ceux qui le huent faisant de Graham le premier tweener de la WWWF[6]. Il défend avec succès son titre face à la plupart des catcheurs de la WWWF comme Sammartino mais aussi face à des catcheurs venant d'autres fédérations comme le mexicain Mil Máscaras[9]. De plus Vince McMahon, Sr. lui permet d'aller défendre son titre en Floride à la Championship Wrestling from Florida face à Jack Brisco (en) ainsi que Dusty Rhodes[9]. Sa rivalité avec Rhodes est la plus marquante de son règne de champion et donne lieu à un Texas Death match au Madison Square Garden le 24 octobre où Graham conserve son titre[16].

Après Rhodes, c'est au tour d'Harley Race d'avoir un match de championnat le 25 janvier 1978[17]. Race met en jeu sa ceinture de champion du monde poids lourd de la NWA dans un match au meilleur des trois tombés qui se conclue sur une égalité à un partout après une heure de combat[17]. Il part ensuite en tournée à la New Japan Pro Wrestling et bat notamment Riki Chōshū dans un match sans enjeu ainsi que Seiji Sakaguchi dans un match pour le championnat poids lourd de la WWWF[9],[18]. Une fois de retour à la WWWF, il perd son titre face à Bob Backlund en ayant un pied sur les cordes[19]. En coulisses, Graham doit apprendre au nouveau champion comment être charismatique[3]. Cela dégoute Graham qui quitte la WWWF en fin d'année et retourne chez lui à Phoenix[16].

Diverses fédérations aux États-Unis (1979-1981)[modifier | modifier le code]

Après son départ de la WWWF, Graham commence à avoir des problèmes d'addiction aux stéroïdes[16]. Il travaille dans le Tennessee à la Continental Wrestling Association (CWA) où il est brièvement champion du monde de la CWA après sa victoire face à Jerry Lawler le 8 octobre 1979[20]. Lawler récupère ce titre le 12 novembre[21].

World Wrestling Federation (1982–1983)[modifier | modifier le code]

National Wrestling Alliance (1983–1986)[modifier | modifier le code]

Retour à la WWF (1986–1988)[modifier | modifier le code]

Nouveau retour à la WWE (2004-2006)[modifier | modifier le code]

Le 14 mars 2004, Graham est introduit au Hall of Fame par Triple H. Neuf mois plus tard, Graham fait son retour à la WWE dans un house show le 28 décembre, et est interviewé par Jonathan Coachman. Le 25 février 2005, Graham apparaît dans un autre house show, et est encore interviewé par Jonathan Coachman. Trois jours plus tard, il apparaît à Raw, encourageant Randy Orton de faire quelque chose pour se faire remarquer. Le 3 octobre au WWE Homecoming, Graham participe à une cérémonie de Légendes avec 24 autres Légendes de la WWE. Le 23 janvier 2006 à Raw, il fait la promotion de son livre et de son DVD.

Il annonce le 25 août 2014 qu'il ne lui reste plus que deux ans à vivre, d'après l'annonce des médecins. Il dit qu'il va mourir à cause de l'hépatite C, maladie qui lui a été transmise par Abdullah the Butcher lors d'un combat qui s'est déroulé en 1985[22].

Style de catch[modifier | modifier le code]

Graham n'est pas connu pour son style de catch spectaculaire sur le ring mais pour son personnage de catcheur musclé charismatique à l'aise lors des interviews[9]. Ce personnage influence notamment Hulk Hogan et Triple H qui deviennent dans les décennies suivantes deux des catcheurs les plus populaires en Amérique du Nord[23].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Colemam est un catholique born again[2]. Il épouse Madelyn Miluso avec qui il a deux enfants : Capella qui est née en 1972 et Joey en 1975[24]. Ils divorcent puis il épouse Valerie Irwin.

Problèmes de santé[modifier | modifier le code]

Coleman est atteint d'une cirrhose en plus d'avoir l'hépatite C[25]. Au début des années 2000, il souffre d'insuffisance hépatique et on lui greffe un foie le 18 octobre 2002[26].

Caractéristiques au catch[modifier | modifier le code]

  • Prises de finition
    • Bearhug
  • Manager
    • The Grand Wizard
    • Oliver Humperdink
    • Adnan El Kassey
  • Surnoms
    • "Superstar" Billy Graham

Palmarès[modifier | modifier le code]

Récompenses des magazines[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Billy Graham et Keith Elliot Greenberg, WWE Legends - Superstar Billy Graham: Tangled Ropes, Gallery Books, , 352 p. (ISBN 978-1416524403). 

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Billy Graham », sur Online World of Wrestling (consulté le 13 juillet 2017)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Scott Slimmer, « 411’s Wrestling Hall of Fame Class of 2007: “Superstar” Billy Graham », sur 411mania, (consulté le 14 juillet 2017)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Andrew Lutzke, « Kayfabe, Lies and Alibis: Billy Graham Shoot Interview 1977 WWWF », sur Culture Crossfire, (consulté le 16 juillet 2017)
  4. a, b, c, d et e (en) Gregory Pratt, « Superstar Billy Graham Made It Big in Wrestling -- Now the Steroids That Got Him There May Be Killing Him », sur Phoenix New Times, (consulté le 14 juillet 2017)
  5. (en) « Wayne Coleman », sur Justsports (consulté le 14 juillet 2017)
  6. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Chris Schramm, « Superstar Billy Graham: Ring legend », sur Slam! Wrestling, (consulté le 15 juillet 2017)
  7. a, b, c, d et e (en) « Historique du championnat du monde par équipe de la National Wrestling Alliance (version San Francisco) », sur Wrestling-Titles (consulté le 15 juillet 2017)
  8. (en) « Gimmick Infringement, Everybody Does It », sur ewrestlingnews.com, (consulté le 16 juillet 2017)
  9. a, b, c, d et e (en) Jesse Collings, « The 50 Greatest Wrestlers Of The Last 50 Years: Who Is #49? », sur Wrestling Inc., (consulté le 16 juillet 2017)
  10. (en) Jesse Mateja, « Hollywood Headlocks! 26 Times Wrestlers Played...Wrestlers? », sur Den of Geek, (consulté le 16 juillet 2017)
  11. a et b (en) « Historique du championnat du monde poids lourds de l'International Wrestling Alliance », sur Wrestling-Titles (consulté le 16 juillet 2017)
  12. (en) « CWF », sur Cagematch (consulté le 17 juillet 2017)
  13. (en) « CSW », sur Cagematch (consulté le 20 juillet 2017)
  14. (en) « CWF », sur Cagematch (consulté le 20 juillet 2017)
  15. (en) Eddie Mac, « This Day in Wrestling History (April 30) », sur Cageside Seats, (consulté le 20 juillet 2017)
  16. a, b et c (en) Leonard Hayhurst, « From the Back of My Closet-20 Years Too Soon: The Superstar Billy Graham Story DVD Review », sur 411mania, (consulté le 28 juillet 2017)
  17. a et b (en) « Today In Wrestling History – January 25th », sur PWMania, (consulté le 29 juillet 2017)
  18. (en) « Matchs de Billy Graham à la New Japan Pro Wrestling en 1978 », sur Cagematch (consulté le 29 juillet 2017)
  19. (en) Eddie Mac, « This Day in Wrestling History (February 20) », sur Cageside Seats, (consulté le 29 juillet 2017)
  20. (en) « CWA », sur Cagematch (consulté le 30 juillet 2017)
  21. (en) « CWA », sur Cagematch (consulté le 30 juillet 2017)
  22. Evahn, « Très Mauvaise nouvelle pour un Hall of Famer », sur catchpresse.com, (consulté le 25 août 2014)
  23. (en) Greg Oliver, « Many lessons in Superstar Graham's book », sur Slam! Wrestling, (consulté le 21 juillet 2017)
  24. Graham et Greenberg 2007, p. 125
  25. (en) Mike Mooneyham, « Superstar Billy Graham Needs Liver Transplant », sur Wrestling Gospel with Mike Mooneyham, (consulté le 20 juillet 2017)
  26. (en) Mike Mooneyham, « Superstar Billy Graham’s Amazing Comeback », sur Wrestling Gospel with Mike Mooneyham, (consulté le 20 juillet 2017)
  27. a, b, c, d, e et f (en) « Billy Graham Awards », sur Cagematch (consulté le 15 juillet 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]