Billie's Bounce

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Billie's Bounce est un morceau de jazz composé par le saxophoniste Charlie Parker en 1945[1]. Son harmonie est basée sur le blues, la version originale étant jouée en Fa majeur. Comme souvent pour les compositions de Charlie Parker, Billie's Bounce a été repris par de nombreux jazzmen (voir ci-dessous) et sa nature blues en fait un morceau privilégié des jam sessions.

Histoire de l’œuvre et analyse[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Billie's Bounce est un morceau de jazz composé par Charlie Parker en 1945. Son titre, « Billie’s Bounce », fait référence à la célèbre chanteuse noire Billie Holiday qui a notamment interprété Strange Fruits en 1939. Il a été repris par de nombreux jazzmen.

Analyse de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Le morceau dure 3:10.

Nous pouvons entendre un saxophone alto (Charlie Parker), une trompette, une contrebasse, une batterie et un piano. Il est basé sur le blues, joué en Fa majeur. Il fait partie d’un des plus célèbres jam sessions (séances d’improvisation). On peut entendre un caractère rythmé, dansant.

Le morceau reste relativement rapide durant toute l’écoute. Il est de forme binaire quatre pulsations rythmées à la mesure. Seuls des instruments jouent, il n’y a pas de chanteur.

Structure[modifier | modifier le code]

Il y a en tout trois grandes parties :

  • Le morceau commence par une forme de refrain que l’on entendra se répéter à la fin. Tous les instruments jouent.
  • Vient ensuite le solo de Parker qui joue pendant 1’30 d’affilée accompagné de la batterie et du piano qui jouent doucement.
  • La forme de refrain reprend ensuite jusqu’à la fin.

Le contexte historique, économique et culturel[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1950, la ségrégation est présente aux États-Unis. Ce sont les fameuses lois Jim Crow établies après l’abolition en 1865. Elles ont pour but de maintenir séparés les noirs des blancs et de restreindre leurs droits publics. Dans tous les lieux publics, noirs et blancs ont des espaces séparés, n’utilisent pas les mêmes toilettes, mangent, se divertissent dans des lieux différents.

Le 13 novembre 1956, la Cour Suprême déclare les lois ségrégationnistes à Montgomery (Alabama) illégales. Mais la lutte pour l’obtention de droits civiques pour les noirs dans les années 60 reste longue. Le président John Fitzgerald Kennedy mène un véritable combat pour la déségrégation.

Il faudra donc attendre la loi sur les droits civiques du 2 juillet 1964 pour que toute forme de ségrégation soit interdite dans les lieux publics. Mais les mentalités sont plus lentes à évoluer dans certains endroits, nécessitant la poursuite du combat.

Charlie Parker et ses proches ont certainement été victimes de ces discriminations au cours de leur vie. Cela confirme qu’il était à l’époque difficile de se faire connaitre pour un noir.

Liens[modifier | modifier le code]

Le film Bird de Clint Eastwood sorti en 1988 est un lien évident : il retrace la vie de Charlie Parker, ses hauts, ses bas jusqu’à sa mort. Le film porte le surnom de Parker : « Bird ». Charlie est interprété par l’acteur Forest Whitaker.

Billie’s Bounce a aussi été repris par de nombreuses personnes dont le célèbre Ben Webster dit « Frog ».

L’artiste peintre Jean-Michel Basquiat a aussi peint un tableau en l’honneur de Charlie Parker, Charles the first.

Personnel de la première version enregistrée[modifier | modifier le code]

Autres versions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]