Bignac

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Bignac
Bignac
Mairie de Bignac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Val de Nouère
Intercommunalité Communauté de communes du Rouillacais
Statut commune déléguée
Maire délégué Michel Fouchier
2014-2020
Code postal 16170
Code commune 16043
Démographie
Gentilé Bignacais
Population 224 hab. (2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 47″ nord, 0° 03′ 43″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 143 m
Superficie 7,77 km2
Historique
Date de fusion 1er janvier 2016
Commune(s) d’intégration Genac-Bignac
Localisation

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Bignac est une ancienne commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Genac-Bignac.

Ses habitants sont appelés les Bignacais et Bignacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Bignac est une commune située à 18 km au nord d'Angoulême, dans la vallée de la Charente. Elle est à 5 km à l'ouest de Montignac et de Vars, 2,7 km à l'est de Genac, 10 km à l'est de Rouillac, chef-lieu de son canton, 11 km au sud d'Aigre[2].

À l'écart des grandes routes, Bignac est desservie par la D.117 de Vars en direction de Genac qui longe la Charente et traverse le bourg, et la D.358 du bourg en direction du pont sur la Charente au nord vers Vouharte et Marcillac-Lanville. Au sud de la commune passe la D.11, route est-ouest reliant Chasseneuil à Rouillac, passant par Vars, et à l'est, la D.737, route d'Angoulême à Aigre passant par Montignac et Vouharte[3].

Les gares les plus proches sont celles de Luxé, à 12 km, et d'Angoulême.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La mairie de Bignac est située à 1 km au sud du bourg, sur la route de Marsac.

La commune ne comporte que deux hameaux importants : l'Haumont et les Godinauds, situés au sud. Il n'y a aucune ferme isolée[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bignac
Genac
(Genac-Bignac)
Bignac Vouharte
Saint-Genis-d'Hiersac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est composé de calcaire datant du Jurassique supérieur (Kimméridgien). La vallée même de la Charente (partie inondable, en limite orientale de commune) est composée d'alluvions récentes datant du quaternaire (limon, sable, tourbe) avec un dépôt plus ancien dans la partie orientale du bourg[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune de Bignac est dans la vallée de la Charente. Le sud de la commune s'élève en un plateau assez élevé, correspondant à la rive concave du fleuve. Le point culminant de la commune est à une altitude de 143 m, situé sur la limite sud-ouest. Le point le plus bas est à 42 m, situé le long de la Charente, en limite sud de la commune au pied de cet escarpement. Le bourg, construit dans la vallée, est à 48 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charente arrose la bordure orientale de la commune. Le fleuve déploie de larges méandres en amont d'Angoulême.

Le Mosnac, petit affluent descendant de Genac, borde la commune au nord.

Des étangs, anciennes sablières, entourent le bourg, construit sur la rive droite du fleuve qui se divise en plusieurs bras[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont de Bugnaco, de Bunaco, de Bungnaco et de Bungaco en 1293, de Bunhaco[Note 1] en 1389, Bunihac[7]. La forme Bignac est donc apparue plus tardivement que la forme Bugnac.

L'origine du nom de Bignac remonterait à un personnage gallo-romain Bunius ou germain Buni auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Bunius »[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers registres de l'état civil remontent à 1631.

L'Haumont (autrefois orthographié Laumont) était le siège du fief principal de la paroisse de Bignac. En 1450, il appartenait à Pierre de Livenne, écuyer. La maison de Livenne était importante dans l'Angoumois. La branche des Livenne de Laumont est passée en 1675 à Ballans, en Saintonge avec le mariage de Louis de Livenne, chevalier et seigneur de Verdille, et cette branche a perduré jusqu'au XVIIIe siècle[10],[11]. Au XVIIIe siècle, Étienne Chérade, comte de Montbron, lieutenant-général de l'Angoumois, était seigneur de Laumont, passé par mariage à cette famille en 1652 avec une fille Cladier, alors barons de Laumont[12].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 décembre 2015 Michel Fouchier SE Retraité du commerce

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 18,50 % sur le bâti, 43,50 % sur le non bâti, et 9,50 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

La communauté de communes de Rouillac prélève 10,80 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14],[Note 2].

En 2013, la commune comptait 224 habitants, en diminution de -0,44 % par rapport à 2008 (Charente : 0,65 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
422444454467503507540507510
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
520498442429408401343336315
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
312325265252240219180175153
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 - -
155160178168198225224--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Bignac en 2007 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,8 
90  ans ou +
0,9 
9,1 
75 à 89 ans
8,7 
12,7 
60 à 74 ans
12,2 
17,3 
45 à 59 ans
13,9 
28,2 
30 à 44 ans
23,5 
10,9 
15 à 29 ans
18,3 
20,0 
0 à 14 ans
22,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[19].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église saint-Martin

L'église paroissiale Saint-Martin était un ancien prieuré-cure, qui dépendait du prieuré de Lanville. Les restes de l'églises primitive datent de la seconde moitié du XIIe siècle.

Litre funéraire

Quand on entre dans l'église, à gauche à l'intérieur, sur le mur de la façade se trouve une imposante litre funéraire où l'on reconnaît le blason des La Rochefoucauld.

L'église a une cloche en bronze qui a été bénite en 1666 par François Lambert curé de la paroisse, et qui avait pour parrain Henri de Livenne et pour marraine damoiselle Catherine de Livenne, famille propriétaire du château de Lhaumont. Elle a dû être refondue à une date ultérieure. Elle est classée monument historique au titre objet depuis 1944[20],[21].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Bignac présente tout un ensemble de patrimoine bâti rural dont la fontaine du bourg et le lavoir de l'Haumont.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Graphie occitane, toute la Charente était en langue d'oc avant le XIVe siècle.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 27 mars 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 142,187,189,283,299
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 83.
  10. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 81
  11. Jean Texier, Inventaire archéologique de l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély, vol. 7, imprimerie Brisson, (lire en ligne), p. 5
  12. Jean-Marie Ouvrard, « Chérade de Montbron - Blasons de Charente », (consulté le 3 juin 2015)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  17. « Evolution et structure de la population à Bignac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  19. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  20. « Cloche », notice no PM16000089, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]