Big Eyes

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Big Eyes
Titre québécois Les Grands Yeux
Titre original Big Eyes
Réalisation Tim Burton
Scénario Scott Alexander
Larry Karaszewski
Acteurs principaux
Sociétés de production Silverwood Films
Electric City Entertainment
Tim Burton Productions
The Weinstein Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
Genre Drame biographique
Durée 105 minutes
Sortie 2014

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Big Eyes ou Les Grands Yeux au Québec[1] est un film américano-canadien réalisé par Tim Burton, sorti en 2014. Le film raconte la scandaleuse histoire vraie de Margaret et Walter Keane et l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art.

Le film obtient un accueil critique favorable et est nommé dans trois catégories aux Golden Globes (meilleure actrice dans un film musical ou une comédie pour Amy Adams, meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour Christoph Waltz et meilleure chanson originale), remportant celui de la meilleure actrice dans un film musical ou une comédie.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1950 et au début des années 1960, le peintre Walter Keane connait un succès phénoménal et révolutionne le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. Mais la surprenante et choquante vérité finit cependant par éclater : ces toiles ont été peintes par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dick Nolan, journaliste dans un journal à scandale, raconte ce récit qui commence avec l'histoire de Margaret Ulbrich (du nom de son premier époux). En 1958, celle-ci décide de s'enfuir du domicile conjugal avec sa fille Jane et d'aller à San Francisco. Elle y déménage en quête de travail, mais, en dépit de son grand talent de peintre, les opportunités de trouver un emploi sont très peu nombreuses. La seule façon pour gagner de quoi vivre est constituée par la réalisation de portraits en public, même si le gain est minimal. C'est là qu'elle rencontre un autre peintre de rue du nom de Walter Keane. Celui-ci essaie de s'approcher de Margaret, pour laquelle il éprouve une forte attraction. Walter est en réalité un agent immobilier qui déclare avoir comme hobby de peindre les rues de Paris, ville dans laquelle il prétend avoir vécu longtemps et où il aurait effectué ses études dans l'une des plus importantes écoles.

La peinture de Margaret est remarquable pour une caractéristique particulière qui est de peindre des jeunes filles (inspirées de sa fille Jane) avec des yeux disproportionnés par rapport au reste du corps. Les deux peintres commencent à se fréquenter et après que l'ancien mari de Margaret a tenté de récupérer la garde de leur fille Jane, Walter propose à Margaret de l'épouser. Bien que cela semble précipité, Margaret, fascinée par le charisme et l'initiative de Walter, décide de l'épouser. Ils se marient à Hawaï et la première période du mariage est heureuse. Walter est fasciné par le style de la peinture de Margaret et souhaite que ses peintures soient exposées dans les grandes galeries d'art qui rejettent toute proposition en raison de la prépondérance et de la mode de l'art abstrait.

Lors d'une soirée Walter demande au propriétaire d'une boite de jazz, Enrico Banducci d'exposer ses tableaux et ceux de sa femme. Banducci accepte mais il dédie un bout du couloir menant aux toilettes de l'établissement, suscitant la colère de Walter. Walter avec fureur jette un tableau de sa femme à la tête de Banducci. L'incident soulève un émoi, le journaliste Dick Nolan est intéressé par l'histoire et les gens intrigués viennent à la galerie pour admirer les œuvres exposées. Walter a noté que l'attention du public se concentre sur les peintures de Margaret. Profitant du fait que de nombreuses peintures de Margaret ont été signées avec son nom d'épouse "Keane", Walter décide de s'approprier frauduleusement la paternité de ces œuvres, affirmant qu'il en est le véritable auteur. Margaret découvre la ruse de Walter et en dépit de sa déception conjugale elle accepte cette situation parce que le gain économique est conséquent. Or, les œuvres de Margaret, attribuées à Walter, sont devenues célèbres et sont même vendues en copies dans les supermarchés. Pendant ce temps la relation entre Margaret et Walter se dégrade et Margaret n'est plus en mesure d'accepter cette situation tragique.

Partie vivre avec sa fille à Honolulu, Margaret fait connaissance des Témoins de Jéhovah. Apprenant que le mensonge est condamné par le mouvement religieux, elle décide de rétablir la vérité. Mais se rebeller contre la soif de profit, le succès et la méchanceté de Walter ne sera pas facile pour Margaret qui devra trouver en soi une grande force intérieure qu'elle n'a jamais eu jusqu'à présent. Margaret dans sa recherche de vérité découvre que les mensonges de Walter affectent également de nombreux autres aspects de sa vie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Tim Burton le 12 juillet 2012.

Distribution[modifier | modifier le code]

Christoph Waltz le 24 mai 2009.
Amy Adams le 27 février 2011.
Source et légende : Version française (VF) sur RS Doublage[5] et AlloDoublage[6]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Le scénario est écrit par Scott Alexander et Larry Karaszewski, qui avaient déjà écrit le précédent film biographique de Tim Burton : Ed Wood sorti en 1994. À l'origine, les deux scénaristes devaient réaliser le film et Tim Burton ne devait être que producteur[7],[8].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Lorsque le projet devait être réalisé par Scott Alexander et Larry Karaszewski, les rôles principaux devaient revenir à Kate Hudson et Thomas Haden Church. Reese Witherspoon et Ryan Reynolds sont ensuite évoqués[9],[10]. Ces rôles reviendront finalement à Amy Adams et Christoph Waltz[11].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu à Vancouver, San Francisco, au Royal Portbury Dock de Bristol en Angleterre ainsi qu'au Royal Hawaiian Hotel de Waikiki[12].

Contrairement à ses habitudes, Tim Burton abandonne ici le format 35 mm et tourne en numérique, en raison de restrictions budgétaires[11].

Musique[modifier | modifier le code]

Big Eyes
Music From the Original Motion Picture
Bande originale de divers artistes
Sortie [13]
Durée 53:32[14]
Genre musique de film, jazz, pop
Label Interscope Records[13]

La musique originale est composée par Danny Elfman, fidèle collaborateur de Tim Burton. De plus, la chanteuse pop Lana Del Rey interprète deux chansons inédites, Big Eyes et I Can Fly. Par ailleurs, on retrouve sur l'album des morceaux d'artistes comme Miles Davis ou Cal Tjader.

No Titre Interprète(s) Durée
1. Big Eyes Lana Del Rey 4:41
2. Bludan Actrices et acteurs de Big Eyes 3:15
3. Doxy Miles Davis & Sonny Rollins 4:55
4. Hey Now The Red Garland Trio 3:41
5. Tropicville Actrices et acteurs de Big Eyes 3:10
6. Rik-A-Tik The Lively Ones 3:02
7. A Minor Goof Cal Tjader 3:54
8. I Can Fly Lana Del Rey 5:48
9. Opening Danny Elfman 3:59
10. Who's the Artist? Danny Elfman 2:56
11. Margaret Danny Elfman 3:03
12. Walter Danny Elfman 4:49
13. Victory Danny Elfman 4:59
14. End Credits Danny Elfman 1:12

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Big Eyes obtient un accueil positif des critiques professionnels : 71 % des 82 critiques collectés par le site Rotten Tomatoes sont favorables, pour une moyenne de 6,6/10[15], tandis qu'il obtient un score de 62/100 sur le site Metacritic, pour 34 critiques[16]. En France, l'accueil est également positif, avec une moyenne de 3,8/5 sur le site AlloCiné pour 33 critiques[17].

Box-office[modifier | modifier le code]

Lors de son premier week-end d'exploitation en salles aux États-Unis, Big Eyes prend la quinzième place du box-office avec 3 001 738 $, soit une moyenne de 2 297 $ sur les 1 307 salles le diffusant[18]. Il s'agit d'un des plus faibles démarrages dans la carrière de Tim Burton sur le territoire américain dans une importante combinaison de salles[19]. L'exploitation en salles sur le territoire américain s'achève en ayant engrangé 14 482 031 $. Au , avec 12 747 413 $ à l'étranger, le total des recettes mondiales à 27 229 444 $[18]. Il s'agit à ce jour du plus faible résultat au box-office du réalisateur depuis Ed Wood en 1994[19], confirmant ainsi les échecs successifs de Burton depuis 2012 aux États-Unis avec Dark Shadows et Frankenweenie[20].

En Italie, en janvier 2015, il prend la huitième place du box-office avec 1 114 145 € de recettes le premier week-end d'exploitation[21]. Il remonte d'une place le week-end suivant avec 536 100 €[22]. Il a engrangé un total de 2 193 502 € au cours de son exploitation.

En France, Big Eyes prend la troisième place du box-office le jour de sa sortie avec 967 entrées sur Paris sur 26 salles en première séance, constituant le pire démarrage de Tim Burton en vingt ans[23]. Sur Paris et sa périphérie, il totalise 1 408 entrées[24]. Il garde cette troisième place au box-office lors de son premier jour sur tout le territoire avec 18 420 entrées [25]. En premier week-end, Big Eyes totalise 147 573 entrées[26]. En première semaine, Big Eyes prend la quatrième place du box-office avec 221 977 entrées[26]. En fin d'exploitation, il a réussi à totaliser 368 262 entrées[26].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « LES GRANDS YEUX (2014) », sur cinoche.com (consulté le 20 février 2015)
  2. (en) « Big Eyes », sur The Numbers (consulté le 23 mars 2015)
  3. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  4. Centre national du cinéma et de l'image animée
  5. « Fiche du doublage français du film », sur RS Doublage (consulté le 20 février 2015).
  6. « Fiche du doublage français du film » sur AlloDoublage, consulté le 31 mars 2015
  7. (en) Mike Fleming, Jr., « Indie Big Eyes To Star Reese Witherspoon And Ryan Reynolds », sur Deadline.com,‎
  8. (en) Daniel Miller, Jay A. Fernandez, « Reese Witherspoon, Ryan Reynolds to Star in Indie Biopic 'Big Eyes' », sur The Hollywood Reporter,‎
  9. (en) « Reese Witherspoon, Ryan Reynolds to Star in Tim Burton’s Big Eyes », Ryan Reynolds fan,‎
  10. (en) Brendan Bettinger, « Reese Witherspoon and Ryan Reynolds to Play Margaret and Walter Keane in Tim Burton’s BIG EYES », sur Collider,‎
  11. a et b Secrets de tournage - Allociné.fr
  12. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  13. a et b (en) Big Eyes (Music from the Original Motion Picture - Various Artists - iTunes
  14. (en) « Various Artists - Big Eyes: Music From the Original Motion Picture », sur AllMusic (consulté le 20 juillet 2015)
  15. (en) « Big Eyes (2014) », sur Rotten Tomatoes (consulté le 25 décembre 2014)
  16. (en) « Big Eyes Reviews », sur Metacritic (consulté le 25 décembre 2014)
  17. « Big Eyes : critique presse », sur AlloCiné (consulté le 23 mars 2015)
  18. a et b (en) « Big Eyes », sur Box Office Mojo (consulté le 1er janvier 2015)
  19. a et b « Tim Burton (Démarrages en salles aux États-Unis) », sur Box Office Mojo (consulté le 9 janvier 2015)
  20. http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Big-Eyes-sera-t-il-le-plus-gros-flop-de-Tim-Burton-en-France-4151957
  21. « Box-office Italie : week-end du 2 au 4 janvier 2015 », sur cinemondial.com (consulté le 3 avril 2015)
  22. « Box-office Italie : week-end du 9 au 11 janvier 2015 », sur cinemondial.com (consulté le 3 avril 2015)
  23. Marine Glinel, « Box Office France : Divergente 2 surpasse le premier », sur braindamaged.fr,‎ (consulté le 3 avril 2015)
  24. « Box-office 1ère séance du 18 mars 2015 », sur Jp's Box-office (consulté le 3 avril 2015)
  25. « Box-office premier jour du 18 mars 2015 », sur Jp's Box-office (consulté le 3 avril 2015)
  26. a, b et c « Box-office français de Big Eyes », sur Jp's Box-office (consulté le 3 avril 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]