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Bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine

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Bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine
Image illustrative de l'article Bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine
La bibliothèque à Sarajevo en 2013.
Présentation
Coordonnées 43° 51′ 33″ nord, 18° 26′ 00″ est
Pays Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Ville Sarajevo
Fondation 1945
Protection Monument national, UNESCO
Informations
Site web http://www.nub.ba
Collections ouvrages toutes disciplines ; journaux ; magazines ; documents académiques ; enregistrements audios ; cartographie ; bases de données ; dessins, plans, peintures ; imprimés ; manuscrits.
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Bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine
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Bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine

La Bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine (NUBBiH) (bosniaque, croate et serbe: Nacionalna i univerzitetska biblioteka Bosne i Hercegovine) est située à Sarajevo. Construction de la période austro-hongroise, le bâtiment a été l'Hôtel de Ville de Sarajevo, Vijećnica[1], avant de devenir la bibliothèque nationale et universitaire. Pendant la guerre de Yougoslavie (1991-2001), le bâtiment est touché par un terrible incendie causé par les forces serbes. La grande majorité des collections est alors détruite. À partir de 1996, les travaux de reconstruction sont lancés grâce à des aides internationales sous la bienveillance de l'UNESCO. Ils sont réalisés en quatre étapes. En 2013, les travaux sont achevés. La bibliothèque rouvre ses portes au public officiellement le .

Architecture

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Le bâtiment de la bibliothèque en 1897, gravure

Le bâtiment de l'actuelle bibliothèque, qui a été conçu en mêlant les styles néo-ottoman et néo mauresque, est inscrit sur la liste des monuments nationaux de Bosnie-Herzégovine[2].

Naissance et évolution du projet

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Le bâtiment de la bibliothèque, Vijećnica, a été dessiné par l'architecte tchèque Karel Pařík, mais celui-ci a été destitué du projet par le gouverneur de Sarajevo de l'époque, le baron Benjamin Kallay, qui avait émis des objections et fait état de critiques envers l'architecte. Le projet est repris en 1892 par un autre architecte, Alexander Wittek, mais ce dernier tombe malade et meurt en 1894, laissant inachevé le chantier. Il sera repris et terminé par un troisième architecte, Ćiril M. Iveković, de 1894 à 1896. Le bâtiment a été largement la plus illustre des constructions de la période austro-hongroise. Inauguré en 1896, il abrite dans un premier temps le conseil municipal de Sarajevo[3], puis devient le siège du Parlement de 1910 à 1914[4].

Après la Seconde Guerre mondiale, en 1945, la Bibliothèque nationale de la Bosnie-Herzégovine est fondée, avant d'être installée à Vijećnica en 1951[4]. Elle est renommée Bibliothèque publique et universitaire de Bosnie-Herzégovine en 1971, puis Bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine (NUBBiH) en 1995[4].

La guerre de Yougoslavie (1991-2001)

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Durant la guerre de Yougoslavie, en , la Bibliothèque nationale de Sarajevo est intentionnellement bombardée et incendiée par les forces serbes, dans le cadre du siège de Sarajevo et de la politique de "nettoyage culturel" vis à vis des Bosniaques (musulmans de Bosnie)[5]. Au cours de l'incendie, qui dure du 25 au , une grande partie de l'édifice est détruite, ainsi que la majeure partie des collections de la bibliothèque : seuls 10% des collections sont préservés grâce aux efforts d'employés de la bibliothèque et de volontaires[5], ce qui représente plus de 10 000 documents[6].

Avant cela, les collections de la bibliothèque rassemblaient plus de deux millions d'ouvrages, dont une grande quantité de livres rares ou anciens[7], ainsi que des manuscrits et des périodiques[5]. Leur destruction à 90% représente donc une perte considérable pour le patrimoine de la Bosnie-Herzégovine, et s'inscrit dans ce que certains observateurs ont qualifié d'"urbicide[7]", ou bien encore de "mémoricide[8]" ou de "culturicide[8]". La destruction d'une bibliothèque dans le cadre d'un conflit armé représente en effet une volonté marquée d'effacement culturel[7].

La bibliothèque en 1992, avec le violoncelliste Vedran Smailović

Les opérations internationales et les travaux de reconstruction et de reconstitution (1995-2014)

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C'est sous l'égide de l'UNESCO, après le bilan de situation de la 146e session[9] fait à Paris le , faisant état de la situation du patrimoine de la Bosnie-Herzégovine, qu'une opération d'assistance pour la renaissance de la NUBBiH a été votée. Cette opération est composée de plusieurs activités principales : l'organisation des voyages d'études pour les bibliothécaires bosniaques; l'organisation du transport de 50 000 livres (donations de divers États membres) de Maribor en Slovénie, à Sarajevo; la poursuite de la collectes des fonds (170 000 dollars US, principalement des donations des donations des gouvernements turc et français), une partie importante des fonds est versée pour réaménager un nouveau bâtiment de la bibliothèque désigné d'urgence par le gouvernement bosniaque; la poursuite de l'automatisation des fonctions de base de la bibliothèque (achat d'ordinateurs, sélection du système, etc.); la mise en œuvre d'un programme pour la reconstitution du patrimoine écrit bosniaque (Bosniaca) en coopération avec diverses bibliothèques nationales des États membres; la campagne de solidarité avec les bibliothécaires à Sarajevo, lancée conjointement avec la Fédération internationale des associations des bibliothécaires et des bibliothèques (IFLA)[10].

L'UNESCO a soutenu la participation des représentants bosniaques à des manifestations internationales liées à la renaissance de la Bibliothèque comme symbole de la culture bosniaque.

Les travaux se déroulent en quatre phases. Ils débutent en 1996 par la reconstruction des charpentes et de la couverture, le renforcement et le remplacement des structures: il faut mettre hors d'air et d'eau le bâtiment en priorité.

La première phase, de 1996 à 1997, est financée par un don de la république d'Autriche, puis la deuxième phase, de 2000 à 2004, est réalisée à l'aide de financements rendus possibles grâce aux dons de l'Union européenne, en particulier de la ville de Barcelone parmi d'autres.

Travaux de reconstruction en 2011

La troisième phase se termine en . Son coût est estimé à 2 370 000 euros. Cela conduit le gouvernement à redemander une aide complémentaire à ses anciens donateurs. La quatrième phase des travaux s'enchaîne à la suite de la troisième qui a pu être achevée grâce aux dons complémentaires. Les travaux sont effectués au bout de 20 mois.

L'achèvement complet a lieu en 2013, sur un coût total d'environ 7 230 000 euros. Le financement majeur est établi par l'Union Européenne grâce à l'IPA (Instrument for the Pre-Accession Assistance), un programme de financement des pays candidats, dont la Bosnie-Herzégovine, à l'adhésion à l'UE ayant été accepté en étape de pré-adhésion selon les résolutions 1244/1299 du Conseil de sécurité de l'ONU adhésions recevables sous certaines conditions.

La Bibliothèque Nationale après la reconstruction

Dans cette quatrième phase, tous les intérieurs sont refaits, les peintures, sculptures, fresques, revêtements muraux en mosaïque sont restaurés, et de nombreux ouvrages sont ajoutés. Quant au bâtiment, il est restructuré, réhabilité et fonctionnel. Tout ce qu'il était possible de réparer, de reconstruire et de restaurer l'a été, tandis que le reste qu'il n'a pas été possible de récupérer ou de reprendre, a été remplacé par des moulages spéciaux notamment les colonnes, sculptures, bas reliefs, etc.

L'estimation des travaux complets de cette opération était d'un montant d'environ 13 millions d'euros.

Les travaux et réparations achevés, le bâtiment, désormais monument national, sera le lieu de divers évènements. L'immeuble ainsi reconstruit a pour vocation d'accueillir non seulement la Bibliothèque nationale et universitaire de la Bosnie-Herzégovine, mais également l'administration de la ville de Sarajevo, ainsi qu'un musée historique[11]. Cet ensemble sera aussi le lieu d'évènements protocolaires pour les membres du gouvernement, de concerts et d'expositions.

De nos jours

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Après l'achèvement des travaux de reconstruction, la NUBBiH rouvre officiellement ses portes le , date de la Journée de l'Europe, au cours d'une cérémonie d'inauguration pendant laquelle le maire de Sarajevo, Ivo Kosmic, déclare que "Vijećnica est le symbole de notre force de surmonter le passé et de notre souhait d’un avenir différent et meilleur[12]". En effet, l'édifice reconstruit à l'identique n'a pas pour objectif d'être un monument de commémoration de sa destruction, mais plutôt de redevenir un bâtiment public à l'usage de la Bibliothèque nationale et universitaire du pays[13]. La reconstruction à l'identique et la réouverture de Vijećnica sont accueillis positivement par la population locale[7].

Une réouverture incomplète

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Cependant, malgré la fin des travaux et l'inauguration de l'édifice en 2014, la NUBBiH n'a toujours pas été en mesure de s'y réinstaller à ce jour, et a été déplacée à six reprises depuis le bombardement de 1992[14]. Aujourd'hui, tandis que Vijećnica abrite l'administration municipale de Sarajevo, la NUBBiH est hébergée sur le campus de l'Université de Sarajevo, dans des conditions jugées inadéquates[15]. En 2022, Ismet Ovnica, directeur de la bibliothèque, déplore les blocages administratifs et politiques qui empêchent son retour dans son bâtiment d'origine, plus de 30 ans après sa destruction[15].

Une situation précaire

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Comme les autres institutions culturelles nationales, la NUBBiH souffre de la complexité de la situation institutionnelle et politique de la Bosnie-Herzégovine. Elle connaît des difficultés financières importantes, accumulées depuis des décennies : en 2024, les fonds publics alloués à la NUBBiH sont largement insuffisants, ce qui conduit notamment ses employés à travailler sans recevoir de salaire pendant plusieurs mois[16]. De plus, la NUBBiH s'avère incapable de payer ses factures, ce qui entrave son fonctionnement[16]. Cette situation est exacerbée par des blocages législatifs en ce qui concerne son statut[17]. Elle fait donc l'objet de plusieurs fermetures temporaires au cours de l'année 2024[18]. Cette situation administrative et financière critique, qui menace les institutions culturelles nationales de faillite, conduit le Haut représentant international en Bosnie-Herzégovine, Christian Schmidt, à prononcer une décision ordonnant le rétablissement de leur fonctionnement[19]. Malgré cette intervention, qui permet la réouverture de la NUBBiH, la situation n'est aujourd'hui pas encore résolue, et son statut demeure donc précaire[20].

Statut et missions

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Bien que le statut légal de la NUBBiH soit irrésolu, elle exerce des missions propres aux bibliothèques nationales à travers le monde. Ces fonctions sont directement menacées par les difficultés majeures qu'elle traverse.

Constitution des collections

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Le dépôt légal

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Le dépôt légal et l'attribution des numéros ISBN font partie des missions légales de la NUBBiH. Cependant, elle se retrouve de manière répétée dans l'incapacité de procéder au dépôt légal et à la création des ISBN, ce qui empêche directement la publication de livres en Bosnie-Herzégovine[16]. Cette problématique ne s'applique pas à la république serbe de Bosnie, qui possède sa propre bibliothèque nationale et universitaire, située à Banja Luka[16].

Les autres sources

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Conservation et catalogage

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La NUBBiH possède toujours les collections spéciales qui ont été rescapées de sa destruction en 1992, bien que leur conservation soit également précaire[18].

Diffusion auprès du public

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Parmi les fonctions de la NUBBiH se trouvent les services aux usagers : services de prêt et de consultation, action éducative et culturelle[21]. Ces missions sont également menacées par les difficultés rencontrées par la bibliothèque, notamment parce que le manque de financement et les fermetures successives empêchent les usagers d'accéder à ces services[18].

Services aux usagers

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Activités culturelles

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Coopération

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Internationale

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Activités de recherche

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En tant que bibliothèque nationale et universitaire, la NUBBiH soutient la recherche de plusieurs manières. Par exemple, elle est responsable de E-CRIS.BH, un système d'information portant sur les activités de recherche en Bosnie-Herzégovine et relié à la base de données COBISS.BIH[22]. Elle contribue également directement à la recherche en publiant Bosniaca, un journal scientifique et professionnel consacré aux sciences de l'information[23].

Organisation interne

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Départements et collections

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Notes et références

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  1. « Contact / Vijećnica », sur vijecnica.ba (consulté le ).
  2. (en) « City Hall »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur kons.gov.ba (consulté le ).
  3. « Sarajevo renaît de ses cendres », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 3 Marie-Geneviève Guesdon, « 1992-2012 : Sarajevo, Vijećnica et la Bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine », La Revue de la BNU, no 5, , p. 46–53 (ISSN 2109-2761, DOI 10.4000/rbnu.2838, lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 3 Bernard Gauthier, « La bibliothèque nationale et universitaire de Sarajevo », sur bbf.enssib.fr, (consulté le )
  6. « En pleine guerre, à Sarajevo, des bibliothécaires au secours des livres », sur ActuaLitté.com (consulté le )
  7. 1 2 3 4 « #5 / De l’urbicide à la réparation : le cas de la bibliothèque de Sarajevo : Urbanités », sur www.revue-urbanites.fr (consulté le )
  8. 1 2 Marie-Geneviève Guesdon, « 1992-2012 : Sarajevo, Vijećnica et la Bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine », La Revue de la BNU, no 5, , p. 46–53 (ISSN 2109-2761, DOI 10.4000/rbnu.2838, lire en ligne, consulté le )
  9. http://unesdoc.unesco.org/images/0010/001013/101319Fo.pdf
  10. (en) « International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA) », sur ifla.org (consulté le ).
  11. (en-GB) « Sarajevo's iconic war-bombed city hall re-opens », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
  12. La-Croix.com, « La bibliothèque de Sarajevo rouvre ses portes, 22 ans après sa destruction », sur La Croix, (consulté le )
  13. « #5 / De l’urbicide à la réparation : le cas de la bibliothèque de Sarajevo : Urbanités », sur www.revue-urbanites.fr (consulté le )
  14. « The National and University Library of Bosnia and Herzegovina commemorated 33 years since the shelling and destruction of its main building Vijećnica in Sarajevo – The Conference of European National Librarians (CENL) », sur www.cenl.org (consulté le )
  15. 1 2 (en-US) Azem Kurtic, « Bosnia Marks 30 Years Since Shelling of Sarajevo City Hall », sur Balkan Insight, (consulté le )
  16. 1 2 3 4 (en-US) Azem Kurtic, « International Official Steps in to Save Sarajevo’s Iconic Library », sur Balkan Insight, (consulté le )
  17. (en-US) sarajevo_times, « The National and University Library of BiH is working again », sur Sarajevo Times, (consulté le )
  18. 1 2 3 (en-GB) admin, « The National Library of Bosnia and Herzegovina announces its closure, what would that mean for society? », sur Snaga lokalnog, (consulté le )
  19. (en-US) sarajevo_times, « Schmidt made a Decision that solves the Functioning of BiH cultural Institutions », sur Sarajevo Times, (consulté le )
  20. (en-US) syzejna, « 33rd Anniversary of the Burning of the National and University Library of BiH and City Hall Commemorated », sur Sarajevo Times, (consulté le )
  21. (en-US) « Za izdavače – NUBBiH » (consulté le )
  22. (en) Nevenka Hajdarović, « Current Research Information System In BiH E-CRIS.BH », BOSNIACA, no 13, , p. 24–25 (ISSN 2303-8888, lire en ligne, consulté le )
  23. (en) Ismet Ovčina, « Foreword by the Editor-in-Chief », BOSNIACA, no 28, , p. 7–10 (ISSN 2303-8888, lire en ligne, consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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