Bibliothèque municipale de Bordeaux

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Bibliothèque municipale de Bordeaux
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La bibliothèque municipale de Bordeaux est une bibliothèque municipale classée[1] constituée en un réseau de 11 établissements répartis dans la ville.

Elle assure les missions traditionnelles des bibliothèques, propose une collection encyclopédique de lecture publique sur tous les supports (livres, albums, CD, DVD...), un fonds d'étude et de conservation et un fonds patrimonial. Elle reçoit le dépôt légal imprimeur pour l'Aquitaine (plus de 55 000 imprimés, 6 500 titres de journaux et revues, affiches...) et conserve un riche fonds régional et patrimonial (plus de 4 000 manuscrits anciens et contemporains, plus de 300 incunables, 400 000 livres, 15 000 gravures... en tout 500 000 documents).

Des services variés complètent l'offre documentaire : accueil de classes, animations, conférences, projections, formations et autoformation, espaces jeux vidéo, studio musique, grainothèques, expositions, service de réponse à distance Eurekoi, etc.

Son siège est la bibliothèque Mériadeck : parmi les plus grandes d'Europe, elle s'est installée en 1991 dans le quartier d'affaires de Mériadeck. Elle offre un espace de 9 000 m² au public, sur 6 niveaux.

Historique[modifier | modifier le code]

Bibliothèque de l'Académie (1740-1803)[modifier | modifier le code]

Les origines de la bibliothèque municipale de Bordeaux remontent au 28 août 1736, lorsque Jean-Jacques Bel, magistrat au parlement de Bordeaux et ami de Montesquieu, rédige son testament. L'acte est enregistré chez maître Louis Roberdeau[2]. Jean-Jacques Bel prévoit de léguer à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux plusieurs édifices dont son hôtel particulier situé sur l'esplanade du Château Trompette (actuelles Allées de Tourny), l'ensemble de ses livres, manuscrits et meubles à condition que ses biens servent à la création d'une bibliothèque ouverte au public. Un salaire annuel est prévu pour payer le futur bibliothécaire (800 livres par an, payable en deux fois). Jean-Jacques Bel meurt deux ans plus tard, le 15 août 1738 à 45 ans[3].

Selon ses dernières volontés, son hôtel particulier est transformé en bibliothèque et ouvre en mai 1740 : c'est la première bibliothèque ouverte au public à Bordeaux. Le premier bibliothécaire, nommé par 4 commissaires, est Jean Barbot (1695-1771). Elle est ouverte trois fois par semaine : lundi (9h - 12h), mardi (14h -17h) et vendredi (14h - 17h)[3].

Durant la Révolution, en août 1793, elle est fermée à la suite de la suppression des Académies et sociétés savantes, avant d'être rouverte trois ans plus tard, le 1er mars 1796.

Bibliothèque municipale (depuis 1803)[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, en 1803, à l'instar des autres bibliothèques confisquées, elle est placée sous la responsabilité de la ville de Bordeaux.

Le 15 décembre 1891, la bibliothèque déménage dans le bâtiment réaménagé du Couvent des Dominicains, Cour Mably. En décembre 1936, elle fait partie des 37 bibliothèques classées de France. En 1939, une souscription publique permet l'acquisition d'écrits de Montesquieu dont Le Spicilège et les Pensées. En 1944, est ouverte la première bibliothèque de quartier, cours Pasteur, et une dizaine d'autres sont ouvertes jusqu'en 1990.

Le 20 juin 1991, est ouverte la bibliothèque centrale de Mériadeck. Elle présente une surface de 27 000 m2 (9 000 m2 accessibles au public)[4] et stocke environ 1,3 million de documents, dont plus de 500 000 appartiennent au fonds anciens et précieux[5].

Mission patrimoniale[modifier | modifier le code]

Le patrimoine de la bibliothèque municipale de Bordeaux, bibliothèque classée et dépositaire du dépôt légal imprimeur (DLI), comprend trois grands ensembles : le fonds ancien, rare et précieux, issu des confiscations révolutionnaires à l'origine et enrichi par achats, dons, legs,... au fil du temps ; le fonds régional, constitué progressivement en complémentarité avec les autres bibliothèques municipales patrimoniales de la région Aquitaine ; les ouvrages imprimés dans la région, via le dépôt légal imprimeur (DLI).

Les fonds anciens, rares et précieux[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale de Bordeaux remplit une mission de conservation, d'enrichissement et de communication de collections de documents anciens, rares et précieux sur tous supports et de toutes époques. Ils sont issus des confiscations révolutionnaires à l'origine, ce qui explique son statut de bibliothèque municipale classée. Elles sont enrichies chaque année grâce à des achats, des dons et legs et représente environ 500 000 documents.

Trésors de la bibliothèque[modifier | modifier le code]

  • La Bible de l'Abbaye de La Sauve-Majeure
Ce Bible fut conçue dans le scriptorium de l'Abbaye du Mont-Saint-Michel entre 1070 et 1090 ; elle a été la propriété de l’Abbaye Saint-Sauveur de Redon, puis de l'Abbaye de La Sauve-Majeure. Après la Révolution, elle passa dans les mains d'un collectionneur anglais, Sir Thomas Phillipps, et ses héritiers la vendent à la Bibliothèque municipale de Bordeaux en 1886. Pour plus de détails voir Scriptorium et bibliothèque de l'Abbaye de la Sauve Majeure.
La Bible est illustrée de nombreuses lettrines :
  • Le Cartulaire de l'Abbaye de La Sauve-Majeure
Le Grand Cartulaire est un ensemble de quatre manuscrits qui ont été conservés jusqu'à la Révolution à l'abbaye de La Sauve-Majeure, puis ils ont suivi le même chemin que la Bible. Pour plus d'information sur le Grand Cartulaire voir Cartulaire de l'Abbaye de La Sauve-Majeure.
Premières pages des quatre cartulaires
Les manuscrits sont actuellement conservés à la Bibliothèque municipale de Bordeaux et sont visibles en version numérisée haute résolution[6],[7],[8],[9].
  • De prospectiva pingendi de Piero della Francesca
Piero della Francesca est connu aujourd'hui comme un peintre d'exception ; de son vivant il était reconnu aussi comme l'un des plus grands mathématiciens de son époque. Il a écrit trois traités de mathématiques : deux de géométrie, De prospectiva pingendi (« De la Perspective en peinture ») et Libellus de quinque corporibus regularibus (« Des Cinq Corps réguliers ») ; un livre d'arithmétique, le Trattato d'abaco ; une traduction, illustrée de sa main, des œuvres d'Archimède.
Le livre De prospectiva pingendi, écrit vers 1460, marque le début de l'expérience exceptionnelle de la Renaissance en perspective. Seulement sept exemplaires sont connus, dont celui de la Bibliothèque municipale de Bordeaux, qui est écrit en latin. Il a été numérisé en haute résolution[10]
Pour plus de détails sur le livre, son histoire et son impact voir De prospectiva pingendi.
  • L'exemplaire de Bordeaux est un exemplaire imprimé de l'édition de 1588 des Essais. Il comporte d'abondantes corrections et annotations manuscrites de Montaigne, rédigées entre l'été 1588 et le 13 septembre 1592 (date de sa mort). Ce document unique éclaire la manière dont Montaigne travaillait : les multiples remaniements, ajouts et corrections autographes permettent de comprendre la genèse du texte. Les manuscrits d'auteurs du XVIe siècle étant très rares, ce document revêt un caractère exceptionnel.

Contenu des fonds anciens, rares et précieux[modifier | modifier le code]

En 1736, Jean-Jacques Bel, ami de Montesquieu, lègue une importante collection de livres et de documents à l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux à la condition que sa bibliothèque soit ouverte au public.

Consultation à la bibliothèque Mériadeck[modifier | modifier le code]

Ces collections sont consultables par tous dans « l'espace patrimoine », situé au 4e étage de la bibliothèque Mériadeck et ouvert l'après-midi (sur demande préalable pour la consultation des documents manuscrits ou particulièrement précieux). L'accès implique simplement d'être inscrit.

Consultation à distance[modifier | modifier le code]

Les fonds sont décrits sur le site du Catalogue collectif de France[11]. Certains manuscrits médiévaux sont présents sur le site Manuscrits médiévaux d'Aquitaine (recherche par lieux de conservation). Depuis 2009, la bibliothèque met en œuvre un important programme de mise en valeur de ses collections patrimoniales grâce à la numérisation. Les axes principaux sont : Montaigne, Montesquieu, Mauriac et l'histoire générale de Bordeaux, avec un accent particulier mis sur l'essor du port de la lune au XVIIIe siècle[12]. De nombreuses œuvres anciennes (livres, manuscrits, gravures, cartes postales, photographies...) sont consultables dans la bibliothèque numérique Séléné disponible en ligne et accessible depuis le portail internet de la bibliothèque. Une partie de ces collections est visible depuis Gallica.

Le dépôt légal imprimeur (DLI)[modifier | modifier le code]

Le dépôt légal est une disposition législative, régie par le Code du Patrimoine, qui doit permettre la conservation du patrimoine[13]. La bibliothèque de Bordeaux est dépositaire du dépôt légal imprimeur (qui existe depuis le 21 juin 1943) d’Aquitaine. Le nombre d’exemplaires à déposer et le périmètre ont varié au fur et à mesure des lois successives. Il s’applique aujourd’hui aux imprimeurs situés dans les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne, de la Dordogne et des Pyrénées-Atlantiques[14], un exemplaire de tout ce qu’ils impriment (Code du patrimoine Article R132-64[15]). L’envoi par la poste est totalement gratuit grâce à la franchise postale[16]. Les documents du dépôt légal sont conservés dans les réserves de la bibliothèque. Ils sont communicables sur simple demande au 3e étage à la banque de communication, sur place, ou au 4e étage, au patrimoine, pour les documents les plus fragiles. On peut identifier les documents grâce à leurs cotes qui commencent par « D.L. » suivi d’un nombre.

Les documents qui entrent dans les collections du dépôt légal seront conservés sans limite de temps.

La redistribution du dépôt légal éditeur[modifier | modifier le code]

Certains livres du dépôt légal ont une cote commençant par « DLE ». Il s’agit de documents appartenant aux collections de dépôt légal éditeur de la bibliothèque nationale de France. Entre 2000 et 2014, la BnF recevait ses dépôts en plusieurs exemplaires. Elle redistribuait donc les surnuméraires entre les bibliothèques associées.

Le dépôt légal en quelques chiffres[modifier | modifier le code]

La bibliothèque de Bordeaux reçoit en moyenne par an 14 500 documents. Pour 2017, 9 184 numéros de magazines et journaux pour 1 625 titres.

Au 1er juin 2018, les collections du dépôt légal de la bibliothèque comprenaient 47 750 livres et brochures, 5 595 titres de magazines et journaux et 5 594 livres du dépôt légal éditeur.

Le fonds régional[modifier | modifier le code]

La bibliothèque participe au plan de conservation partagé des périodiques en Aquitaine (PCAq) : le catalogue Sudoc donne accès aux collections de périodiques de la bibliothèque dans le cadre de la coopération avec le Sudoc-PS Aquitaine.

Réseau des bibliothèques de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Les premières bibliothèques de prêt[modifier | modifier le code]

Les neuf premières bibliothèques de quartier ont été créées entre 1944 et 1955. D'abord la bibliothèque Pasteur, en 1944, à la place d'une ancienne bibliothèque populaire, puis les suivantes :

« Sous l'impulsion de son maire, M. Chaban-Delmas, et de son adjoint à l'Instruction publique, M. Deymes, la ville de Bordeaux a mis sur pied, à partir de 1948, un vaste programme de lecture publique urbaine. La réalisation de ce programme s'est manifestée par l'ouverture, entre 1948 et 1955, de huit nouvelles bibliothèques de prêt : bibliothèque de La Bastide, en 1948; bibliothèque des jeunes, en 1949; bibliothèque de la rue Son-Tay, en 1953; bibliothèque de Saint-Augustin, en 1954; bibliothèques de la rue Quintin, de Claveau, de La Benauge et de la rue Mably, en 1955[17]."

Ces premières bibliothèques de quartier ont été fermées, profondément remaniées ou remplacées au fil du temps. »

  • Bibliothèque Pasteur, de 1944 à 1992. Située Cours Pasteur.
  • Bibliothèque Son-Tay (40, rue Laffiteau 33800 Bordeaux), de 1953 à 2013. Remplacée par la bibliothèque Flora Tristan[18] :

« En 1953, apparaît la bibliothèque Son Tay. Implantée derrière la gare St-Jean, dans un ancien quartier d’émigration cochinchoise, elle comporte uniquement à l’origine une section adultes. En 1960, une section jeunesse est intégrée. En 1976, on procède à une extension de ses locaux, dans la foulée de la réfection des Bains-Douches voisin et de l’ouverture d’une consultation de la DDASS à proximité. Entourée par un foyer de personnes âgées et une salle des fêtes (au nord), elle est située à proximité d’un Centre de Formation d’Apprentis et d’un espace “Restos du cœur”. Le “quartier” dans lequel elle s’insère, marqué par le déclin démographique dans les années 1980-1990, connaît depuis des problèmes sociaux importants, notamment la précarité, la drogue et la prostitution[19]. »

  • Bibliothèque Quintin, de 1955 à 1991. Située face à l'hôpital Charles Perrens, elle a été remplacée par la bibliothèque Tauzin, elle-même devenue un relais-lecture[20] dépendant de la bibliothèque Jean de la Ville de Mirmont.
  • Bibliothèque Claveau, de 1955 à 1964. Située dans l'ancien Château Blondeau[21] modernisé, ses fonds ont été transférés à la bibliothèque Bacalan[22] à l'ouverture de cette dernière.
  • Bibliothèque Carle Vernet, de 1960 à 1992 (?). Située derrière la gare.
  • Bibliothèque de Vilaris, de 1964 à 1988. Remplacée par la bibliothèque Saint-Michel[23].

Bibliothèques en activité[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale de Bordeaux est un réseau de 11 établissements[24] répartis dans la ville :

  • Bibliothèque de La Bastide[25], quartier de La Bastide, depuis 1948. Première bibliothèque de la rive droite, installée dans la maison cantonale, elle a fusionné avec la bibliothèque de la Benauge, créée en 1959, installée en 1977 dans un centre commercial et agrandie en 1988. Le centre commercial a été détruit à la fin des années 1990 et la bibliothèque de nouveau nommée bibliothèque de la Bastide.
  • Bibliothèque du Jardin Public[26], quartier Chartrons - Grand Parc - Jardin Public, depuis 1949. D'abord nommée "bibliothèque des jeunes", elle est la première bibliothèque d'Aquitaine à s'intéresser aux enfants, dans la lignée de la Bibliothèque de l’Heure Joyeuse à Paris. Elle est installée dans un édifice du XVIIIe siècle, une ancienne orangerie qui jouxte l'Hôtel des Sociétés savantes. Réaménagée en 1987, elle est toujours spécialisée dans le secteur jeunesse et située dans l'enceinte même du Jardin Public.
  • Bibliothèque Jean de la Ville de Mirmont[27], quartier Saint-Augustin - Tauzin - Alphonse Dupeux, depuis 1954. D'abord installée dans un centre commercial en 1954 puis déménagée dans la nouvelle maison de quartier entre 1983 et 1985 (ancienne salle municipale Saint-Augustin), elle a été agrandie et renommée bibliothèque Jean de la Ville de Mirmont en 2013. Elle gérait le Relais-lecture Lire à Tauzin[20], qui lui était rattaché, jusqu'au 27 juillet 2018. Ce relais a fermé faute de fréquentation et sera remplacé par une desserte du bibliobus.
  • Le premier bibliobus date de 1963. À l'époque, un ancien autobus Renault R. 4210 avait été réaménagé[28]. La bibliothèque mobile[29] s'arrête aux emplacements suivants : Avenue Bel Air, Cours Saint Louis, Marché Stéhelin, Parc bordelais, Place des Martyrs de la Résistance (Caudéran), Place Nansouty, Place Paul Doumer, Rue Serr ce qui lui permet d'aller à la rencontre des lecteurs éloignés des autres bibliothèques de la ville.
  • Bibliothèque Bacalan[30], quartier de Bordeaux Maritime / Bacalan, depuis 1964. Bâtiment rénové en 1983. Située entre le Pont d'Aquitaine et les Bassins à flot, elle a accompagné le développement culturel du quartier ouvrier de la Cité lumineuse[31] (barre d'immeuble détruite en 1997[32]). Son rôle social reste important, et le lien aux associations très dynamique.
  • Bibliothèque du Grand Parc[33], quartier Chartrons - Grand Parc - Jardin Public, depuis 1969. Elle a été longtemps la tête de réseau de la lecture publique à Bordeaux, après le rôle moteur joué par la bibliothèque de la rue Mably. Rénovée entre 1992 et 1994, elle a noué un partenariat avec la Maison de l'emploi de Bordeaux[34] et comprend donc un point de création de l'entreprise avec des collections spécialisées, une base de données et un intervenant de la Maison de l'emploi.
  • Bibliothèque de Bordeaux-Lac[35], quartier de Bordeaux Maritime / Bordeaux-Lac, depuis 1975. Sa première implantation comme "Bibliothèque des Aubiers" sur la dalle piétonnière d'une cité a été un échec[36], elle a été réinstallée dans un ancien centre commercial en 1984 et renommée "Bibliothèque de Bordeaux-Lac".
  • Bibliothèque Capucins / Saint-Michel[23], quartier Bordeaux Sud / Saint-Michel, depuis 1988. Tout comme la bibliothèque du Grand Parc elle est également en partenariat avec la Maison de l'emploi de Bordeaux.
  • Bibliothèque Flora Tristan[37], quartier Bordeaux sud / Belcier, depuis 2013.

La consultation sur place est libre et ouverte à tous. Pour le prêt (15 documents pour un mois, renouvelable une fois) et certains autres services (réservation d'un poste informatique, accès à la salle du Patrimoine, consultation de documents sur place...) une carte est établie gratuitement sur présentation dune pièce d'identité et d'un justificatif de domicile de moins d'un an. Un système de prêt entre bibliothèques, gratuit, permet d'acheminer des documents provenant d'autres bibliothèques du réseau dans sa propre bibliothèque de quartier. Depuis 2017, les échanges réseau sont expérimentés avec une bibliothèque de la Métropole de Bordeaux, celle du Bouscat[38]. Le numéro de la carte de lecteur donne droit à réserver des documents déjà empruntés via le portail, et offre un accès à des ressources à distance sur le site des médiathèques de la métropole, Bib en ligne[39].

Les bibliothèques éphémères[modifier | modifier le code]

À partir de 2011, la Bibliothèque municipale de Bordeaux développe les biblio. (prononcer bibliopoint)[40] : des bibliothèques éphémères installées dans des lieux fréquentés, conçues comme des lieux modulables atypiques et conviviaux et permettant l’expérimentation de nouveaux dispositifs de médiation fondés sur les attentes du public. À mi-chemin entre l’action hors-les-murs traditionnelle et le concept, alors encore nouveau, de troisième lieu, les biblio. permettent à la Bibliothèque municipale de Bordeaux de renouveler son image et de toucher de nouveaux publics.

La première biblio. est le biblio.bato. Installé dans l’I.boat, un ancien ferry amarré au quai des Bassins à flot, dans le quartier de Bacalan, et transformé en salle de concert / restaurant, le biblio.bato est ouvert d’octobre 2011 à juin 2012. Conçu pour toucher un public jeune et urbain, l’ambiance du biblio.bato met le street-art à l'honneur. L’offre documentaire est axée sur les bandes-dessinées et les revues. Pour la première fois dans les bibliothèques de Bordeaux, des jeux vidéo sont mis à disposition sur les principales consoles du marché. Véritable extension du réseau des bibliothèques de Bordeaux, on peut s'y inscrire, emprunter ou rendre des documents, faire des réservations. Le soir, les bibliothécaires remballent tout le matériel dans de grandes armoires mobiles spécialement conçues pour l’occasion afin de laisser la place libre aux événements de la soirée.

Dès l’été 2012 est expérimenté le biblio.sport[41]. Il est installé au cœur du Quai des Sports, un dispositif de la Ville de Bordeaux ouvert du 14 juillet au 15 août dans le Parc des sports Saint-Michel, sur les quais, qui propose des activités sportives et ludo-éducatives gratuites pour tous. Installé sous tente, le biblio.sports propose toujours des sélections de documents (surtout albums et bandes-dessinées, revues et guides touristiques), mais ne permet pas de s’inscrire ou d’emprunter/rendre des documents. Il propose également de nombreuses activités centrées autour du jeu, et notamment du jeu vidéo. Rencontrant au fil des années un succès grandissant, particulièrement auprès des jeunes du quartier qui fréquentent assidûment le Quai des Sports, le biblio.sports a été reconduit chaque été depuis 2012.

Biblio.plage sur la plage du lac de Bordeaux

Le biblio.plage[42] ouvre à l’été 2016 aux abords de la plage du lac de Bordeaux, dans le nord de la ville. Installé dans des algécos sous les grands pins qui bordent le lac, l’ambiance du biblio.plage se veut calme et détendue. Un public varié et inter-âges y vient pour se détendre et profiter des documents sélectionnés par les bibliothécaires. Un programme d’activités ludiques est également proposé aux plus jeunes. Le biblio.plage a été reconduit chaque été depuis 2016.

Bibliothèques en préfiguration[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque de Caudéran, ouverture prévue fin 2018[43]. Les premiers projets de construction sont apparus au milieu des années 1970, mais c'est la desserte par le bibliobus qui a été préférée pendant plusieurs décennies.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Céleste, Raymond, Histoire de la Bibliothèque de la ville de Bordeaux, Bordeaux, G. Gounouilhou, , 82 p. (lire en ligne)
  • Bernadau 1762-1852, Pierre, Notice sur la Bibliothèque publique de la ville de Bordeaux, Bordeaux, , 24 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des bibliothèques municipales classées, répertoire des bibliothèques, site du ministère de la Culture
  2. Testament disponible aux Archives départementales de la Gironde, sous le numéro 3E21539. Une copie est disponible à la Bibliothèque municipale de Bordeaux, sous la cote Ms 1993.
  3. a et b Céleste, Raymond, Histoire de la bibliothèque de la ville de Bordeaux, Bordeaux, G. Gounouilhou, , 82 pages p. (lire en ligne)
  4. « La bibliothèque Mériadeck (architecture) », sur https://www.docomomo.fr/, (consulté le 25 avril 2018)
  5. Bibliothèque Mériadeck sur le site de Bordeaux.
  6. « Fiche bibliothèque : Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de la Sauve-Majeure, volume I », sur Bibliothèque municipale de Bordeaux, = et « Fichier numérisé : Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de la Sauve-Majeure, volume I », sur Bibliothèque municipale de Bordeaux (consulté en 13 septembre 2018 =).
  7. « Fiche bibliothèque : Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de la Sauve-Majeure, volume II », sur Bibliothèque municipale de Bordeaux, = et « Fichier numérisé : Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de la Sauve-Majeure, volume II », sur Bibliothèque municipale de Bordeaux (consulté en 13 septembre 2018 =).
  8. « Fiche bibliothèque : Cartulaire mineur de l'abbaye Notre-Dame de la Sauve-Majeure », sur Bibliothèque municipale de Bordeaux, = et « Fichier numérisé : Cartulaire mineur de l'abbaye Notre-Dame de la Sauve-Majeure », sur Bibliothèque municipale de Bordeaux (consulté en 13 septembre 2018 =).
  9. « Fiche bibliothèque : Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de la Sauve-Majeure », sur Bibliothèque municipale de Bordeaux, = et « Fichier numérisé : Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de la Sauve-Majeure », sur Bibliothèque municipale de Bordeaux (consulté en 13 septembre 2018 =).
  10. * Le manuscrit (ms. 616) de Bordeaux : (la) « De prospectiva pingendi », sur Bibliothèque municipale de Bordeaux (consulté le 8 septembre 2018)
  11. http://ccfr.bnf.fr/portailccfr/jsp/index_view_direct_anonymous.jsp?record=rnbcd:INSTITUTION:6834
  12. La numérisation et la mise en valeur du patrimoine de la bibliothèque municipale de Bordeaux : projets et perspectives
  13. Bibliothèque nationale de France, « BnF - Dépôt légal : pourquoi déposer ? », sur www.bnf.fr (consulté le 14 juin 2018)
  14. Arrêté du 16 décembre 1996 fixant la liste des bibliothèques habilitées à recevoir le dépôt légal imprimeur (lire en ligne)
  15. « Code du patrimoine Article R132-64 », sur Légifrance (consulté le 17 juin 2018).
  16. Bibliothèque nationale de France, « BnF - Dépôt légal éditeur », sur www.bnf.fr (consulté le 14 juin 2018)
  17. Desgraves, Louis, « La Lecture publique à Bordeaux », sur bbf.enssib.fr (consulté le 20 avril 2018)
  18. http://www.bordeaux.fr/ebx/LinkResolverServlet?classofcontent=organisme&id=744
  19. « Organisation en réseau de la bibliothèque municipale de Bordeaux », sur http://www.enssib.fr, (consulté le 20 avril 2018)
  20. a et b « Relais-lecture Lire à Tauzin », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  21. « Château Claveau - C'était ici », sur archives.bordeaux-metropole.fr (consulté le 16 juin 2018)
  22. « Bibliothèque Bacalan », sur http://www.bordeaux.fr (consulté le 16 juin 2018)
  23. a et b « Bibliothèque Capucins / Saint Michel », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  24. « Les bibliothèques dans la ville », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  25. « Bibliothèque de La Bastide », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  26. « Bibliothèque du Jardin Public », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  27. « Bibliothèque Jean de La Ville de Mirmont », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  28. Pons, Jacques, « Les Bibliobus urbains en France (fin). », sur bbf.enssib.fr (consulté le 23 avril 2018)
  29. « Bibliothèque mobile », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  30. « Bibliothèque Bacalan », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  31. « Cité lumineuse - C'était ici », sur archives.bordeaux-metropole.fr (consulté le 16 juin 2018)
  32. « PSS / La Cité Lumineuse (Bordeaux, France) », sur www.pss-archi.eu (consulté le 20 avril 2018)
  33. « Bibliothèque du Grand Parc », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  34. « Maison de l'Emploi de Bordeaux - Création, emploi, insertion », sur Maison de l'Emploi de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  35. « Bibliothèque de Bordeaux Lac », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 16 juin 2018)
  36. « Bibliothèque de Bordeaux : propositions pour la constitution d'un réseau informatisé de lecture publique », sur http://www.enssib.fr, (consulté le 20 avril 2018)
  37. « Bibliothèque Flora Tristan », sur bibliotheque.bordeaux.fr (consulté le 16 juin 2018)
  38. « La Source - », sur La Source (consulté le 16 juin 2018)
  39. « Bib en ligne | Portail des médiathèques de Bordeaux Métropole », sur mediatheques.bordeaux-metropole.fr (consulté le 16 juin 2018)
  40. Marie-Laure Habérard et Serge Bouffange, « LA « BIBLIO. » Entre concentré et fantasme de bibliothèque », Bulletin des Bibliothèques de France,‎ (lire en ligne)
  41. « Biblio.sport », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 14 juin 2018)
  42. « Biblio.plage », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 14 juin 2018)
  43. « Projet de bibliothèque de Caudéran », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 20 avril 2018)