Bibliothèque Gabrielle-Roy

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Bibliothèque Gabrielle-Roy
image illustrative de l’article Bibliothèque Gabrielle-Roy
Vue de la bibliothèque.
Présentation
Coordonnées 46° 48′ 51″ nord, 71° 13′ 30″ ouest
Pays Drapeau du Canada Canada
Ville Québec
Adresse 350, rue Saint-Joseph
Fondation 1983
Informations
Gestionnaire Bibliothèque de Québec
Site web http://www.bibliothequesdequebec.qc.ca
Géolocalisation sur la carte : Québec (ville)
Bibliothèque Gabrielle-Roy

La Bibliothèque Gabrielle-Roy est l'une des vingt-quatre bibliothèques publiques qui forment la Bibliothèque de Québec. Elle est située dans le quartier de Saint-Roch, rue Saint-Joseph Est, au cœur du centre-ville dans l'arrondissement de La Cité-Limoilou. Il s'agit de la principale bibliothèque du réseau. Elle a été construite en 1983[1], dans une des premières étapes pour revitaliser le quartier Saint-Roch alors passablement négligé. Elle porte le nom de l'écrivaine francophone Gabrielle Roy, auteure du roman Bonheur d'occasion depuis le 3 juillet 1985. C'est dans le cadre du 377e anniversaire de la ville de Québec que le maire Jean Pelletier donne le nom Gabrielle-Roy à la bibliothèque centrale de la place Jacques-Cartier[2]. Son histoire est fortement liée à celle de l'Institut canadien de Québec, qui organisa la première bibliothèque publique de Québec au XIXe siècle.

Historique[modifier | modifier le code]

En janvier 1889, la Ville de Québec avait entamé des pourparlers avec la direction de l’institut canadien de Québec afin d’acquérir l’immeuble de la société. Le processus des négociations a pris énormément de temps avant d'arriver à une entente en avril 1897[3].

D’après les termes de l’accord, la Ville de Québec fit l’acquisition de l’édifice de la société pour le montant de 20 000$[4]. La moitié de ce même montant fut payé en argent comptant. Les termes de l’accord obligeaient aussi la Ville à verser un montant annuel qui équivalait à 6% du solde à payer envers l’Institut canadien de Québec pour l’acquisition de livres et de périodiques. De plus, la Ville devait aussi héberger gratuitement l’Institut si celui-ci occupait les locaux de l’hôtel de ville, et elle avait l’obligation d’endosser les coûts de l’éclairage, du chauffage, du salaire mensuel d’un employé qui s’élevait à 75$ et de loger le bibliothécaire[5]. Pour le cas de l’Institut canadien de Québec, celui-ci devait offrir un service de bibliothèque à tous les citoyens de la Ville de Québec.

De plus, en vertu de l’article 7 de la constitution, le maire de Québec devenait automatiquement un membre du conseil de direction de l’Institut si ce dernier occupait les locaux de l’hôtel de ville[6].

À partir de 1897, la bibliothèque de l’Institut canadien de Québec n’était plus considérée comme une bibliothèque d’association de nature privée au service de ses membres. À la suite de l’entente avec la Ville de Québec, elle devenait alors une bibliothèque municipale au service de la collectivité[7]. Cette transformation a eu un important impact sur cette bibliothèque dont l’augmentation des demandes et des prêts. Face à cela, elle devait alors augmenter les acquisitions de livres.

À partir de ce moment, la bibliothèque de l’Institut canadien de Québec a connu un important développement quant à sa collection, son système de repérage documentaire, son système d’enregistrement des prêts de livres. Durant les années 1940, il y a eu un important travail de reclassification de 30 000 volumes afin d’instaurer le système décimal de Dewey. Le travail fut effectué par Damase Potvin qui était le bibliothécaire de l’Institut à cette époque, et il fut secondé par un diplômé en bibliothéconomie[8].

Pour continuer à répondre aux besoins grandissants des citoyens de la Ville de Québec, l’Institut a alors développé un réseau de bibliothèques de quartier pendant la seconde moitié du 20e siècle. Parmi les bibliothéques en question, il y a la création de la Bibliothèque centrale de Québec en 1983 qui fut rebaptisée la Bibliothèque Gabrielle-Roy en 1985 afin d’honorer l’écrivaine manitobaine Gabrielle Roy[9].

Depuis 1983, la Bibliothèque Gabrielle-Roy demeure la bibliothèque centrale et le siège social de l’Institut canadien de Québec qui s’occupe de l’administration du réseau de la Bibliothèque de Québec et la Maison de la littérature[10].

Depuis 2003, on retrouve aussi la Fresque de la Bibliothèque Gabrielle-Roy étant située sur le mur arrière de la bibliothèque qui se donne sur la rue du Roi, et elle fut inaugurée par le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, et le maire de Québec, Jean-Paul L'Allier. La fresque a été réalisée par Murale Création[11].

Services[modifier | modifier le code]

  • Prêts et location de livres, vidéos et documentaires, cédéroms, didacticiels
  • Catalogue Astrolabe : bibliothèque électronique sur l'Internet
  • Artothèque : prêt d'estampes originales ou de reproductions sur papier
  • Informatique, internet (sans-fil)
  • Audiovisuel : écoute, prêt et location de disques et de films
  • Place des enfants
  • Cartothèque
  • Documents de référence
  • Photocopie, télécopie
  • Galerie d'art et centre d'exposition
  • Auditorium Joseph-Lavergne, salle Gérard-Martin
  • Billetterie du réseau Billetech

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Baillargeon, Jean-Paul., Institut québécois de recherche sur la culture. et Chaire Fernand-Dumont sur la culture., Bibliothèques publiques et transmission de la culture à l'orée du XXIe siècle : actes du colloque tenu à la Bibliothèque Gabrielle-Roy les 5 et 6 mai 2003 à l'occasion du 30e anniversaire de fondation de l'ASTED et du 20e anniversaire de l'inauguration de la Bibliothèque Gabrielle-Roy, Éditions de l'IQRC, (ISBN 2892243432, OCLC 56062614, lire en ligne), p. 171
  2. Monique Giguère, « Québec célèbre ses 377 ans d’existence », Le soleil,‎ , A10 (lire en ligne)
  3. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne)
  4. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne)
  5. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne)
  6. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne)
  7. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne)
  8. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne)
  9. « L'Institut Canadien de Québec - Historique », sur www.institutcanadien.qc.ca (consulté le 28 mars 2018)
  10. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne)
  11. « Fresque de la bibliothèque Gabrielle-Roy », sur Commission de la capitale nationale du Québec (consulté le 28 mars 2018)
  12. « L'Institut Canadien de Québec - Historique », sur www.institutcanadien.qc.ca (consulté le 28 mars 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]