Bi Gan (réalisateur)

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Bi Gan
毕赣
Naissance
Kaili (Guizhou), Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Nationalité Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Films notables Kaili Blues

Bi Gan (畢贛 en caractères traditionnels ou 毕赣 en caractères simplifiés) est un réalisateur chinois, né en juin 1989 à Kaili (Guizhou).

Biographie[1][modifier | modifier le code]

Il fait ses études à l'Institut de communication du Shanxi, à Taiyuan. En parallèle, il fait ses premiers essais de films à Kaili, en filmant son oncle Chen Yongzhong (protagoniste de Kaili Blues) qui joue un poète perdu.

Diplômé en 2011, il hésite entre plusieurs carrières (taxi, dynamiteur de roche), avant de monter un atelier de vidéos de mariage à Guiyang, qui fermera rapidement[2].

En 2013, il réalise Le Sutra du Diamant avec un ami passionné de bouddhisme, qui reçoit une mention spéciale du jury dans la catégorie Asian New Force durant la 19e édition du Festival IFVA (incubateur de films et médias audiovisuels d'Asie à Hong-Kong).

Il se lance ensuite dans la réalisation de son premier long métrage, Kaili Blues, avec environ 3 000 euros prêtés par sa mère, et avec le soutien d'un ancien professeur, Ding Jianguo. Ce film, réalisé entre 2014 et 2015, lui vaut le prix du meilleur cinéaste émergent dans la section « Cinéaste du présent » au Festival de Locarno en 2015[3]. En France, le film a également reçu la Montgolfière d'or au Festival des trois continents et a été présenté en compétition au Festival Entrevues de Belfort.

Son deuxième long métrage Un grand voyage vers la nuit est sélectionné en section Un certain regard au Festival de Cannes 2018[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2013 : mention spéciale du jury pour Soutra du Diamant au Festival IFVA[5]
  • 2015 : prix du meilleur cinéaste émergent au Festival de Locarno
  • 2015 : Montgolfière d'or au Festival des trois continents de Nantes[6]
  • 2016 : meilleur film au Festival de Las Palmas pour Lù biān yě Cān

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « «Kaili Blues», le plein de super », Slate.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 1er octobre 2018)
  2. « Bi Gan, artisan pick-poète », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  3. http://www.festival-entrevues.com/fr/invites/2015/bi-gan
  4. « Cannes 2018 : Godard, Spike Lee, Garrone en compétition… la sélection officielle a été dévoilée », sur Télérama, (consulté le 20 avril 2018).
  5. http://www.capricci.fr/gan-bi-369.html
  6. http://www.3continents.com/fr/individu/20860/

Liens externes[modifier | modifier le code]