Bière blanche

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Les bières blanches sont des bières brassées avec une forte proportion de froment malté ou non. Il existe deux grandes traditions de bière « blanche » : en Belgique (Witbier ou Tarwebier) et en Bavière (Weizenbier).

Les bavaroises ne contiennent que du malt et du houblon ; différents niveaux de torréfaction du malt différencient les catégories Hell (claire) et Dunkel (sombre). La catégorie Hell filtrée est appelée Kristall.

Le nom de la « blanche » entraîne souvent une confusion due à une proximité phonétique des mots allemands Weizen (froment) et Weiß (blanc). Il se peut bien qu'au Moyen Âge les méthodes de fabrication des deux bières se ressemblaient fortement. Cependant de nos jours nous nous trouvons en face de deux types de bières très différentes. Les bières d'origine allemande sont toujours brassées à base de malt de froment ainsi que du houblon, mais elles ne contiennent jamais d'autres épices ni de céréales non maltées. La Weizenbier ou Weissbier (terme bavarois pour Weizenbier) peut donc être considérée comme une autre sorte de bière, tout comme par exemple les Gueuzes qui sont troubles et contiennent elles aussi du froment, mais ne sont pour cela pas appelées « blanches ».

Les bières blanches produites dans les autres pays sont le plus souvent proches de la bière blanche belge.

Bière belge[modifier | modifier le code]

Données techniques[modifier | modifier le code]

  • Caractéristiques :
    • couleur : 2 à 4 SRM
    • amertume : 10 à 20 IBU
    • densité : entre 1.008 et 1.015
    • pH : 4 - 4,5

Histoire[modifier | modifier le code]

En Belgique la région d'origine de la blanche (appelée aussi witbier ou tarwebier) est Louvain et ses alentours, qui s'était fait un nom concernant la production d'une bière assez buvable vers le XIVe siècle. Dans la petite ville de Hoegaarden des moines étaient à l'origine de l'utilisation de coriandre et d'écorces d'orange curaçao pour affiner la bière. À l'époque cette région faisait partie des Pays-Bas et ils profitaient de leur bons contacts avec les marchands néerlandais qui dominaient le marché des épices à l'époque. Après avoir presque disparu du marché dans les années cinquante, relancée par Pierre Celis à partir de 1966 et ayant connu un succès foudroyant dans le milieu estudiantin en Belgique au début des années 1980, elle est aujourd'hui produite dans de nombreux pays tels que la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la France, le Canada et les États-Unis.

Vers le milieu du XIXe siècle G. Lacambre, ingénieur et ancien directeur de brasserie à Louvain analysa scientifiquement les différentes méthodes de production de blanche et essaya de les améliorer. Ces études sont décrites dans son Traité complet de la fabrication de bières et de la distillation des grains, pommes de terre, vins, betteraves, mélasses, etc. publié en 1851. Cet ouvrage servait aussi de référence à Ad. Frentz en 1872 pour son Livre de poche du fabricant de bière blanche publié à Bruxelles par l'imprimerie Laurent frères.

Brassage[modifier | modifier le code]

Ce sont des bières de fermentation haute contenant du froment non malté, non filtrées ce qui leur donne cet aspect laiteux qui est à l'origine de leur nom. De nos jours, la levure utilisée est la Saccharomyces cerevisiae.

Bière allemande[modifier | modifier le code]

Voir Weizenbier.

Quelques bières blanches[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Autres pays[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lacambre, G. Traité complet de la fabrication de bières et de la distillation des grains, pommes de terre, vins, betteraves, mélasses, etc. Librairie polytechnique d'Aug.Decq, Bruxelles, 1851.
  • Frentz, A. Livre de poche du fabricant de bière blanche, imprimerie Laurent frères, Bruxelles, 1872.
  • Strottner, C. et Piendl A. Über die Herstellung und Zusammensetzung von belgischen und niederländischen Blanche-Bieren[1], Diplomarbeit, Lehrstuhl für Technologie der Brauerei II, Weihenstephan, Techn.Universität München, 1999.