Betty Batoul

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Betty Batoul
Description de cette image, également commentée ci-après
Betty Batoul lors d'une conférence à la Villa des Arts, Casablanca, Maroc
Nom de naissance Ben el Hiouel
Alias
Betty Batoul
Naissance
Ixelles, Bruxelles-Capitale Drapeau de la Belgique Belgique
Activité principale
Écrivain
Militante des droits de l'homme, présidente de l'asbl Succès
Distinctions
Prix Marie
Prix Condorcet-Aron
Mérite Culturel
Femme de Paix 2011
Citoyenne d'honneur
Auteur
Langue d’écriture Français, Anglais
Genres
Récits de vie, témoignages, autobiographies

Œuvres principales

Autobiographie : Un coquelicot en hiver ? pourquoi pas... Guide pratique : OCCI DoLiR, la méthode

Betty Batoul Ben el Hiouel, alias Betty Batoul, née le à Ixelles en Belgique, est une écrivaine belge-marocaine de langue française et militante active des droits de l'homme en Belgique et au Maroc, et plus précisément de la lutte contre les violences faites aux femmes et des abus sexuels sur les enfants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Betty Batoul est la fille de Jeanine Van der Schueren, belge née de père wallon (Bruxelles) et de mère flamande (Courtrai), et de Kaddour Ben el Hiouel, marocain originaire de la région de Guercif.

L'enfance de Betty Batoul se déroule entre la Belgique (Bruxelles, Waterloo, Charleroi, Namur, Dinant, Beauraing, etc.) et le Maroc (région de Guercif, Oujda et El Jadida) où elle poursuit ses études dans les deux langues.

Elle est confrontée au rejet dû au racisme et au handicap, mais aussi à la maltraitance des adultes. A 13 ans, elle opte pour le prénom Betty lassée des moqueries des enfants à propos de son prénom mal orthographié (Betsoul).

Betty arrive à l'adolescence avec beaucoup de cicatrices dont elle ne peut se débarrasser, même dans l'alcool. Elle termine ses humanités et rejoint les FUNDP (Facultés Universitaires de la Paix Namur) en sciences économiques (1984-1985). Après un premier décrochage, elle reprend des études de droit (1985 - 1986) mais les interrompt pour raisons familiales. Elle connaîtra ensuite l'enfer de la violence conjugale durant plusieurs années avant de rebondir à tous les niveaux.

En 1994, elle épouse Pascal Laurent ; elle aura quatre enfants, Julien, Louis, Pierre et Jean.

Elle vit aujourd'hui dans la région de Jemeppe sur Sambre.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après plusieurs expériences professionnelles dans le secrétariat (Fromagerie de Maredsous[1] et le Centre informatique et Bible), les banques (Crédit Général, Nagelmaeckers), l'expertise automobile (Bureau Legrand et Cetex), la consultance (Temafield), elle intègre en août 1999 le groupe Alstom Transport (Charleroi) dans le département signalisation en tant qu'assistante du Vice Président Railways.

En parallèle, elle reprend ses études en cours du soir. Après avoir réussi un graduat en informatique de gestion (Aumôniers du Travail, Charleroi, 2001-2004), elle obtient une Licence Spéciale en Fiscalité (Fucam, Mons, 2009).

Grâce à ses études mais aussi, sa volonté de prouver qu'on peut se reconstruire malgré un passé peu favorable, sa carrière professionnelle va connaître un bel essor. Elle est nommée au poste de Cost & Planning Manager en 2004 et travaille sur des offres de signalisation ferroviaire nationales et internationales dans lesquelles le système ERTMS est proposé, le site de Charleroi en étant le centre d'excellence.

En 2007, elle va remplir ses premières missions d'auditeur interne dans les différents sites Alstom pour le projet Impact.

En 2008, elle est nommée au poste de Bid Manager et prend en charge la responsabilité d'offres complètes telles que le marché TBL pour la SNCB ou le métro de Charleroi pour le TEC (Transport en commun). Elle participe également à des offres internationales telles que la ligne à grande vitesse entre Rabat et Casa pour l'ONCF, la liaison ferroviaire entre les villes saintes en Arabie Saoudite ou encore le contrat de maintenance pour SBB en Suisse.

Plus rien ne semble l'arrêter. Pourtant, un beau jour de 2006, elle décide d'écrire son histoire, Un coquelicot en hiver ? Pourquoi pas.... [1], poussée par un besoin de témoigner et dire qu'on peut en sortir et se reconstruire. Son exemple en est la preuve.

En 2010, elle crée les éditions Un coquelicot en Hiver pour publier et diffuser son témoignage mais aussi d'autres histoires d'espoir et guides pratiques dont l'objectif est de partager des expériences vécues.

En 2014, elle obtient un diplôme de coach de vie et se lance dans l'animation d'ateliers développant la confiance en soi.

En 2016, grâce à ses aptitudes en gestion de projets et expérience du volontariat, elle est engagée par la Croix Rouge de Belgique pour assurer la fusion de deux entités de la région de Namur. Une mission réussie durant laquelle elle obtient également un brevet de secouriste.

En 2020, après avoir réussi les examens du Selor, elle est engagée au Service Public de Wallonie pour de nouveaux défis.

Son action[modifier | modifier le code]

Le , elle fonde l'association Succès active dans la lutte contre toute forme de violence avec une mission en amont et en aval :

- en amont : prévention auprès des jeunes dans les écoles, sensibilisation auprès des professionnels de terrain, ateliers "confiance en soi"

- en aval : accompagnement des victimes dans leur reconstruction et [2], 2bis ateliers et groupes de paroles, soutien moral et financier.

En 2014, aux côtés des autorités communales, elle inaugure le premier Salon du Livre et des ARtistes (SLAR) à Sambreville et ce, afin de mettre à l'honneur un large éventail d'artistes, notamment d'anciennes victimes qui ont choisi l'art pour rebondir[3],[4]. Un salon sur fond de résilience qui permet à différentes disciplines artistiques (écriture, peinture, artisanat, photo, poterie...) de se rencontrer et collaborer.[2] [3] [4] [5] [6] [7]

Betty Batoul rencontre régulièrement des jeunes dans les écoles, les collèges et universités en Belgique et au Maroc, et anime des conférences [8] [5] [9] [10] [11]

Elle intervient régulièrement dans les débats en tant que porte-voix des victimes.[12] [13] [14] [15] [16] [17]

Elle organise des événements de mobilisation pour dire non à la violence comme la manifestation One Billion Rising [18] [19] [20] et le festival du sourire [21] à Namur, la fête du sourire à Sambreville [22], le Freedom Festival, no violence we dance en 2015 afin de sensibiliser les jeunes à la danse sans violence. L'expérience est renouvelée en 2019 avec le Succ'estival [23]

Elle est élue Femme de Paix de Belgique pour ses actions en faveur de la paix. Elle sera reçue par le roi lors d'une cérémonie au palais de Laeken le 8 mai 2012[6] et sera invitée par les souverains à l'occasion de la journée de la femme car elle fait partie des 12 femmes d'exception nominées en 2014.

Depuis 2018, son association propose aux professionnels de terrain (policiers, magistrats, services de première ligne...) des ateliers de sensibilisation à l'accueil des victimes, toujours basés sur son expérience.[24]

Elle participe ou organise régulièrement des marches pour soutenir la lutte contre toute forme de violences.[25]

Le coquelicot, emblème de son association et maison d'édition, devient le signe d'espoir qu'une vie "après la violence" est possible. [26]

Publications et documentaires[modifier | modifier le code]

Publications

  • Un coquelicot en hiver ? Pourquoi pas..., roman autobiographique, Tome I, 2010, [27], [28], [29], [30] [31]
  • La tradition de Beaufort, roman, 2012 [32]
  • Toutes ces gouttes..., roman autobiographie, Tome II, 2014 [33] [7] [34]
  • La corde au cou ou le stylo à la main, récit autobiographique écrit en collaboration avec Jeanine Van der Schueren (maman de Betty Batoul), 2015
  • OCCI DoLiR, la méthode, guide pratique de conseils pour grand bonheur, 2018 [35] [36] [37]
  • Dis Papy, c'est quoi ton jeu ? livre pour enfants et adolescents de 8 à 15 ans : Gilles apprend à quitter les tablettes pour mieux se connecter à la vie.20 [38] [39] [40]

Documentaires :

  • Les coquelicots blancs d'Auschwitz.., 2015 : documentaire réalisé à Auschwitz, en devoir de mémoire aux victimes du plus grand massacre de l'histoire.
  • reVivre, 2016 : documentaire mettant en évidence le déclic des victimes, leur vie après la violence, en guise d'espoir pour toutes celles qui vivent encore sous emprise.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • mars 2010 : prix Marie, catégorie Femme de Force, pour son engagement envers la cause des femmes [41]
  • septembre 2010 : prix Condorcet-Aron pour la démocratie, pour son engagement à lutter pour une meilleure démocratie AVEC les femmes[8]
  • novembre 2010 : Mérite culturel, remis par la commune de Jemeppe-sur-Sambre (en wallon Djimepe-so-Sambe), où elle réside, pour la qualité de son roman[9]
  • décembre 2011 : titre honorifique de « Femme de paix 2011 », pour son combat pour la paix [42], [43]
  • 8 mai 2012 : elle est reçue au Palais de Laeken par le Roi et la Reine des Belges pour une cérémonie d'hommage en tant que Femme de Paix[6]
  • 11 mars 2014 : elle est reçue au Château de Laeken par le Roi Philippe et la Reine Mathilde dans le cadre de la journée de la femme. Elle fait partie des 12 femmes d’exception du pays invitées à un déjeuner en compagnie des souverains belges [44] [10].
  • 8 mars 2018 : elle devient citoyenne d'honneur de sa commune, Jemeppe sur Sambre [45] [11]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]