Bete Maryam

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Bete Maryam
Image illustrative de l’article Bete Maryam
L’église sous son dais de protection
Présentation
Culte Église orthodoxe unifiée d'Éthiopie
Type Église rupestre monolithique
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XIIIe siècle
Géographie
Pays Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie
Région Amhara
Ville Lalibela
Coordonnées 12° 02′ 01,28″ nord, 39° 02′ 36,06″ est
Géolocalisation sur la carte : Éthiopie
(Voir situation sur carte : Éthiopie)
Bete Maryam

Bete Maryam (Bêta Mâryâm, la "maison de Marie" ou Sainte Marie) est une église éthiopienne orthodoxe située à Lalibela, dans l’Amhara, en Éthiopie.

Elle fait partie du groupe de six églises situé au Nord-Ouest du pays. Ce serait la plus ancienne des onze églises rupestres de la ville.

Elle aurait été la préférée du roi Gebre Mesqel Lalibela du fait de la richesse de sa décoration peinte et sculptée.

Description[modifier | modifier le code]

De type monolithique, de taille imposante (15,6 m par 9,2 m pour 9 m) de haut[1], son extérieur est assez simple malgré la diversité de ses fenêtres et ses trois porches d'entrée caractéristiques. Le porche de la façade principale à l'ouest est plus développé que les deux autres et orné de bas-reliefs[2].

Cette porte principale est surmontée de deux cavaliers sculptés terrassant un dragon, bas-relief exceptionnel du fait de la rareté des sculptures animées dans les sanctuaires éthiopiens, comme d'ailleurs, dans tout l'Orient chrétien.

L'intérieur en forme de croix latine (plan basilical) est richement orné du sol au plafond de bas-reliefs peints et de fresques. Ces peintures décoratives représentent divers motifs géométriques (croix grecques, svastikas, étoiles, rosettes) ou animaux (colombes, phénix, paons, zébus, chameaux, ainsi que des scènes de la vie du Christ et de Marie tirées des Évangiles. Ces peintures remonteraient au règne du roi Zara Yaqob[1].

Le plafond est soutenu par douze piliers dont l'un, situé au centre, représente symboliquement l'échelle de Jacob. Ce pilier particulier est gravé sur ses quatre côtés de symboles et de textes en guèze, en hébreu et en arabe.

Sous le toit à deux pentes, au dernier de ses trois étages, sept pièces renferment les plus anciens trésors de l'église. Seuls les prêtres sont autorisés à y accéder pour en sortir les ornements lors des fêtes et des cérémonies religieuses.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Kassaye Begashaw, « Éthiopie : La “nouvelle Jérusalem” », Le Courrier de l'Unesco,‎ , p. 31–34.
  2. André Miquel, « Reconnaissance dans le Lasta (décembre 1955) », Annales d'Éthiopie, vol. 3,‎ , p. 136 (DOI 10.3406/ethio.1959.1304).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Milena Batistoni, A Guide to Lalibela, Addis Abeba, Arada Books, , 183 p. (ISBN 9994486608)
  • (en) Claire Bosc-Tiessé, Marie-Laure Derat, Laurent Bruxelles, François-Xavier Fauvelle, Yves Gleize et Romain Mensan, « The Lalibela Rock Hewn Site and its Landscape (Ethiopia): An Archaeological Analysis », Journal of African Archaeology, vol. 12, no 2,‎ , p. 141–164 (DOI 10.3213/2191-5784-10261)
  • R. Sauter, « Où en est notre connaissance des églises rupestres d'Éthiopie », Annales d'Éthiopie, vol. 5,‎ , p. 235-292 (DOI 10.3406/ethio.1963.1336)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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