Berville (Val-d'Oise)

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Berville
Berville (Val-d'Oise)
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité CC Vexin Centre
Maire
Mandat
Isabelle Joncour
2020-2026
Code postal 95810
Code commune 95059
Démographie
Gentilé Bervillois
Population
municipale
350 hab. (2019 en augmentation de 2,04 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 29″ nord, 2° 04′ 21″ est
Altitude 75 m
Min. 67 m
Max. 155 m
Superficie 8,51 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pontoise
Législatives 1re circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Berville
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Berville

Berville est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bervillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Paysage de la commune.

Berville est un village-rue périurbain du Vexin français, limitrophe de l'Oise situé à 42 km au nord-ouest de Paris, 16 km au nord de Pontoise, à 28 km au nord de Beauvais, aisément accessible par l'autoroute A16.

Berville fait partie du parc naturel régional du Vexin français et est desservi par le Sentier de grande randonnée 11, surnommé le « Grand Tour De Paris »

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe d'Arronville et Haravilliers dans le département du Val-d'Oise, ainsi que d'Hénonville et Amblainville dans le département voisin de l'Oise.

Communes limitrophes de Berville[1]
Hénonville (Oise) Amblainville (Oise)
Berville[1]
Haravilliers Arronville

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est drainée par la Soissonne, dont l'aval porte le nom de Sausseron, un affluent de l'Oise, et donc sous-affluent de la Seine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Berville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs hameaux ou écarts : Heurcourt, Le Coudray.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Berville-sur-Auceron[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[8], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Marines[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Pontoise

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Berville était membre de la communauté de communes Val de Viosne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Elle a quitté cette intercommunalité en décembre 2003 pour rejoindre la communauté de communes Sausseron Impressionnistes, puis en 2016 la communauté de communes Vexin Centre, dont elle est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2020 Martine Baudin[10],[11]    
mai 2020[12] En cours
(au 2 décembre 2020)
Isabelle Joncour    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2019, la commune comptait 350 habitants[Note 3], en augmentation de 2,04 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +4,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
296307325328300300292298253
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
247245255251237221220240244
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
231230222251244224202202188
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
153175233266317366339335339
2017 2019 - - - - - - -
352350-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denis.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Berville compte un monument historique sur son territoire :

  • Église Saint-Denis, rue d'Heurcourt (classée monument historique en 1920[16]) : D'orientation nord-ouest - sud-est, cette église réunissant trois styles architecturaux différents suit un plan cruciforme, avec un unique bas-côté au nord-est de la nef. Cette dernière se compose de trois grandes travées rectangulaires et est de style Renaissance, édifiée entre 1547 et 1559 sous l'impulsion du seigneur local, René de Bucy. Entretenant de bons rapports avec Anne de Montmorency et sollicite donc également les services de Jean Goujon, architecte du roi ayant travaillé sur le château d'Écouen. Goujon donne à l'église une façade remarquable, cantonnée de trois contreforts aux formes élégantes ornés de pilastres et terminées par des ailerons, et un portail plein cintre sous un arc de triomphe. Deux colonnes cannelées supportent une métope sur laquelle alternent triglyphes et masques sculptées.
    En dessus, se trouve une petite niche avec la statue de saint Denis, portant sa tête entre ses mains. Elle est flanquée de deux colonnes corinthiennes puis de deux bas-reliefs décoratifs à gauche et à droite, l'ensemble s'inscrivant dans un entablement.
    Le mur latéral sud-ouest de la nef est doté des mêmes contreforts que la façade. Du côté opposé, un même toit recouvre nef et bas-côté. Le clocher en bâtière carré se dresse au-dessus de la croisée du transept et présente presque la même largeur que la nef. Tout comme le transept, il provient d'une campagne de construction précédente, réalisée vers 1520 dans le style gothique flamboyant. Le transept est assez sobre, mais les contreforts du clocher, deux par angle, sont agrémentés d'un décor sculpté à la hauteur des baies abat-son, évoquant des pinacles.
    Les baies abat-son, au nombre de deux par face, sont des ogives surbaissées. Quant au chœur gothique, il représente la partie la plus ancienne de l'église et remonte au XIIIe siècle. Il se compose de deux travées, dont un comportant le chevet à cinq pans. Les baies sont des lancettes simples[17],[18].

On peut également signaler :

  • Colombier de la ferme du Coudray, en écart au nord du village, sur la RD 105 : de forme cylindrique, il mesure 12 m de haut pour un diamètre de 7,20 m. Les façades sont rythmées par des chaînages verticaux en pierre de taille, et les deux étages sont visuellement séparés par un larmiers.
    Le rez-de-chaussée est percée d'une porte basse en plein cintre, et l'étage possède une fenêtre avec une pierre d'envol. Le toit conique est doté d'une lucarne en pierre de taille. Toujours en activité, l'intérieur du pigeonnier contient mille boulins en torchis, et une échelle pivotante autour d'un arbre central permet d'atteindre les alvéoles et de dénicher les pigeonneaux. La ferme du Coudray était une dépendance du château Hénonville[18].
  • Calvaire devant l'église : Il s'agit de l'ancienne croix de cimetière.
  • Croix de chemin, rue d'Heurcourt : cette croix ajourée en fonte date du XIXe siècle et est orné de motifs végétaux. Elle ne comporte pas de statuette du Christ[18].
  • Lavoir des Jorets, rue des Jorets, au nord de l'église : Il se situe en dessous du niveau de la rue et est desservi par un court escalier en moellons. La source alimentant le bassin en eau est abritée dans un petit édicule séparé au pied de l'escalier. Un terre-plein pavée dédié aux lavandières jouxte le bassin à gauche et à l'arrière ; à l'avant, il est délimité par le talus de la rue, et à droite, par un mur de soutènement. Le toit en appentis protégeant l'espace à l'arrière du bassin s'appuie contre un autre mur de soutènement plus élevé, et possède deux piliers en bois aux deux extrémités du bassin[18].
  • Lavoir couvert, rue d'Heurcourt : ce lavoir est établi sur le ru de la Soissonne naissant. Son abri est constituée d'un toit en appentis et de deux parois en lattes.
  • Ancien grenier à sel : il a été transformée en remise pour la pompe à incendie et le corbillard, et sert aujourd'hui aux services techniques municipaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Berville », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communes limitrophes de Berville (Val-d'Oise) » sur Géoportail..
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  8. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise- liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  11. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le ).
  12. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  16. « Église Saint-Denis », notice no PA00080004, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Berville, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 62-64.
  18. a b c et d Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Berville », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 622-626 (ISBN 2-84234-056-6).