Bertrand Schwartz

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Bertrand Schwartz
Bertrand Schwartz 2006.JPG

Bertrand Schwartz en 2006.

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Bertrand Schwartz, né à Paris le et mort le 30 juillet 2016[1], est un ancien élève de l'École polytechnique, ingénieur au Corps des mines. Il a dirigé l’École des mines de Nancy et est depuis 2013 Grand-croix de la Légion d'Honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études aux Lycées Janson-de-Sailly, Saint-Louis et Louis-le-Grand, il entre en 1939 à l’école Polytechnique. Il est incorporé dès le début de la guerre et officie comme sous-lieutenant à Dunkerque en juin 1940. En 1943, il rejoint les Forces françaises libres et la division Leclerc[2]. Il fait le débarquement de Normandie.

Il fait un stage d’ouvrier-mineur de six mois[3] puis intègre l'école des Mines de Paris. En 1948, il est nommé à l'École des mines de Nancy, puis soutient une thèse de physique sur les pressions de terrain dans les mines. Il devient en même temps conseiller technique aux Charbonnages de France.

Il dirige l'École des mines de Nancy (1957-1966)[4]. En 1960, il devient directeur du Centre universitaire de coopération économique et sociale (CUCES) de Nancy puis impulse en 1963 la création de l'Institut national pour la formation des adultes (INFA)[5]. Il prend la direction du Centre universitaire de coopération économique et sociale (CUCES), organisme créé en 1954 pour rapprocher l'université et l'entreprise[6] pour l’éducation permanente. Il en est directeur de 1960 à 1972. Il en définit les objectifs en insistant sur le perfectionnement des ingénieurs et cadres et sur le développement de la PST (Promotion Supérieure du Travail)[7], les unités capitalisables mises en place. Des méthodologies de “l'analyse des besoins en formation” seront élaborées soit par une recherche-action soit par des protocoles d'enquêtes.

En 1968, il est conseiller technique au ministère de l’Éducation nationale, puis, en 1969, conseiller à l’Éducation permanente, dans ce même ministère. Il y dirige le projet Éducation permanente du Conseil de l’Europe et travaille sur une prospective en matière d’éducation à l'échelle européenne[8].

En 1974, il assure un enseignement de sciences de l'éducation à l'université Paris-Dauphine, puis devient délégué interministériel à l'insertion professionnelle et sociale des jeunes en difficulté (1983-1985), il est nommé membre du Conseil économique et social en 1985. Il est l’organisateur de la mission «Nouvelles qualifications» et il a créé et présidé l'association «Moderniser sans exclure».

Responsabilités éditoriales et associatives[modifier | modifier le code]

En 1969, il crée la revue Éducation permanente[9], revue de recherche dans le champ de la formation et du développement des adultes.

Il a été l’inspirateur des Missions locales pour l'insertion professionnelle et sociale des jeunes et a écrit un rapport sur l'insertion professionnelle et sociale des jeunes, à la demande du Premier ministre de l'époque, Pierre Mauroy. En 1989, Bertrand Schwartz devient responsable de la Mission « Nouvelles Qualifications » dont la finalité était l'étude des conditions de transfert d'une démarche de formation en alternance innovante et qui fonctionne jusqu'en 1993. Elle a ensuite des déclinaisons régionales, notamment dans le Nord-Pas-de-Calais.

Il participe, à partir de 1997, à la mise en œuvre du programme Nouveaux Services - Emplois Jeunes et au développement de la médiation sociale, en particulier avec la ville de Grenoble, puis, en avril 1992 au lancement de l'association «Moderniser sans exclure», destinée à la lutte contre l'exclusion des personnes à faible niveau de qualification, jusqu'en octobre 2003.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est apparenté à la famille Debré

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • « Réflexions sur le développement de l'éducation permanente », Revue française de pédagogie, no 4, 1968, p. 32-44.
  • L'Éducation demain, étude de la Fondation Européenne de la Culture, Paris, Aubier-Montaigne, 1973 pour la langue française
  • Avec Henry Janne, Le développement européen de l’Éducation Permanente, Commission des communautés européennes, Luxembourg : office des publications officielles des communautés européennes, 1976.
  • Une autre école, Paris, Flammarion (collection La Rose au poing), 1977
  • L'Insertion des jeunes en difficulté (rapport au Premier ministre), Paris, La Documentation française, 1981
  • Rapport sur l'insertion professionnelle et sociale des jeunes (réédition avec une nouvelle préface), suivi de Bien sous tout rapport (Philippe Labbé) et du Manifeste pour un contrat social avec la jeunesse (Association nationale des directeurs de Missions locales), Paris, Apogée, 2007
  • Moderniser sans exclure, Paris, La Découverte, 1994

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Laot, Contribution à l'histoire des institutions d'éducation des adultes, le Complexe de Nancy (Cuces/Acuces-Infa), 1954-1973. Thèse de sciences de l'éducation, Université de Paris X-Nanterre, 1998, et La formation des adultes. Histoire d’une utopie en acte. Le Complexe de Nancy, Paris, l’Harmattan, 1999.
  • (Collectif) Bertrand Schwartz, construire une pensée collective pour l'action, revue Pour, GREP, mars 2006
  • Louise Lambrichs, L’Invention sociale, à l'écoute de Bertrand Schwartz, éd. Philippe Rey, 2006
  • Geneviève Auroi-Jaggi, L’Œuvre de Bertrand Schwartz, ses archives et les grands entretiens, coffret multimédia, Université de Genève, 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Décès de Bertrand Schwartz », sur travail-emploi.gouv.fr (consulté le 3 août 2016)
  2. Biographie de Bertrand Schwartz par Christian Nique, in Dictionnaire Encyclopédique de l’éducation et de la formation, 1994, p. 893-897.
  3. Notice Biographique, Bertrand Schwartz, par Françoise F. Laot in J.‑M. Barbier, E. Bourgeois, G. Chapelle & J.-C. Ruano-Borbalan (dir.), Encyclopédie de la formation, PUF.
  4. http://www.annales.org/archives/dirnancy.html Liste des directeurs de l’École des mines de Nancy.
  5. Françoise Birck, L’École des Mines de Nancy 1919-2012. Entre université, grand corps d’État et industrie, Nancy, PUN/Éd. universitaires de Lorraine, coll. «Histoire des institutions scientifiques», 2013
  6. Cf. «Le CUCES», mars 1960, document d'archives de 27 pages du Cuces, dont un paragraphe est intitulé «Pour une mobilisation générale au profit d'une instruction générale».
  7. Lucie Tanguy, "Reconversion industrielle et conversion culturelle dans le bassin minier de Lorraine au milieu des années 1960" in Tanguy L. (dir.) Genèse d'un espace d'activité sociale, la formation professionnelle continue, université de Paris X Nanterre, 1998, p. 41-78.
  8. Janne H. et Schwartz B., Le développement européen de l’Éducation Permanente, Commission des communautés européennes, Luxembourg : office des publications officielles des communautés européennes, 1976.
  9. http://www.education-permanente.fr/public/association/presentation.html Présentation de la revue Éducation permanente.
  10. Promotion de Pâques 2013, Décret du 29 mars 2013
  11. La Lettre du cadre territorial, n° 371, 15/12/2008
  12. http://grawemeyer.org/education/previous-winners/1989-bertrand-schwartz.html.