Bertrand Renouvin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Bertrand Renouvin
Image dans Infobox.
Bertrand Renouvin en 2016.
Fonction
Membre du Conseil économique et social
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Père
Mère
Autres informations
Parti politique
Membre de
Dir. de thèse
Henri Morel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blog officiel

Bertrand Renouvin, né le , est un homme politique français. Il est notamment candidat royaliste à l'élection présidentielle de 1974, où il réunit 0,17 % des voix.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Bertrand Renouvin est le fils de Mireille et de Jacques Renouvin (1905-1944), héros de la Résistance mort en déportation, et le neveu de Pierre Renouvin (1893-1974). Il naît à la prison de la Santé, où sa mère était incarcérée.

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1968)[1] et diplômé d'études approfondies en philosophie[2], il soutient en 1973 une thèse de doctorat en histoire du droit[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Royaliste depuis son adolescence, comme son père, Bertrand Renouvin est l’un des fondateurs de la Nouvelle Action française (NAF), devenue depuis la Nouvelle Action royaliste (NAR), mouvement monarchiste orléaniste de gauche[4]. Il se dit désormais[Quand ?] proche du gaullisme originel et d’un antifascisme issu de la Résistance[5].

Candidat à l’élection présidentielle de 1974, il obtient 0,17 % des suffrages exprimés au premier tour, arrivant en dixième position sur un total de douze candidats[6].

À partir du milieu des années 1970, il est proche du prétendant orléaniste au trône de France, Henri d’Orléans (1908-1999), « comte de Paris », il appelle avec lui à voter en 1981 pour François Mitterrand, qui le nomme par la suite au Conseil économique et social[7]. Bertrand Renouvin est aussi écouté du roi Siméon II de Bulgarie.

Lors de l'élection présidentielle de 2002, il soutient la candidature de Jean-Pierre Chevènement, seul souverainiste capable à ses yeux de rassembler les bonnes volontés de gauche comme de droite pour « redonner à la France sa place dans le monde et en finir avec les hommes sans conviction qui nous gouvernent »[8]. En 2012, il appelle les royalistes à se rallier à la candidature de Nicolas Dupont-Aignan[9].

Il signe régulièrement des éditoriaux dans le bimensuel du mouvement intitulé Royaliste, dans lesquels il professe une pensée hostile au néo-libéralisme[10].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Projet royaliste, Paris, Institut de politique nationale, Paris, 1973
  • Le Désordre établi, Paris, Stock, 1974
  • La République au Roi dormant, Paris, Hachette, 1985
  • La Révolution tranquille, Paris, éd. Royaliste, 1981
  • Charles Maurras, L'Action française et la question sociale[11], Paris, éd. Royaliste, coll. « Lys rouge », 1982 (BNF 34738349)
  • Les Enfants de Kropotkine, Paris, Ramsay/de Cortanze, 1990 (ISBN 2-85956-822-0)
  • L'Amour discret de la patrie, essai, Paris, Ramsay/de Cortanze, 1992 (ISBN 2-84041-000-1)
  • Derniers jours avant la révolution, Paris, J.-C. Lattès, coll. « Convictions », 1994 (ISBN 2-7096-1475-8)
  • Le Royalisme : histoire et actualité, Paris, Economica, coll. « Mieux connaître », 1997 (ISBN 2-7178-3429-X)
  • Une tragédie bien française : le Front national contre la nation, Paris, Ramsay, 1997 (ISBN 2-84114-341-4)
  • Les Bourgeois du crépuscule, Paris, Arléa, 1998 (ISBN 2-86959-420-8)
  • Le Krach de l'euro, en collaboration avec Sylvie Fernoy, Monaco et Paris, Éditions du Rocher, 2001 (ISBN 2-268-04111-5)
  • La Nation et l’Universel. 40 ans de débats dans Royaliste, Paris, IFCCE, coll. « Cité », 2015 (ISBN 978-2-9554728-0-4)
  • Vichy, Londres et la France, Paris, coll. « Le Poing sur la table », éditions du Cerf, 2018 (ISBN 978-2-204-12620-5) Prix Robert-Christophe des écrivains combattants.

Rapports[modifier | modifier le code]

Tous publiés par la direction des journaux officiels[12], Paris.

  • « L'utilité économique et commerciale de la langue française », séances des 29 et 30 mars 1989, rapport présenté au Conseil économique et social par M. Bertrand Renouvin
  • « Les relations culturelles entre la France et l'Europe centrale et orientale », séances des 8 et 9 décembre 1992 du Conseil économique et social, rapport présenté par M. Bertrand Renouvin
  • « Les relations économiques entre la France et l'Europe centrale et orientale », séances des 26 et 27 avril 1994, rapport présenté par M. Bertrand Renouvin

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]