Bertrand Louvel

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Bertrand Louvel
Naissance (68 ans)
Le Mans, Sarthe
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession
Distinctions

Bertrand Louvel, né le au Mans, est un magistrat français, premier président de la Cour de cassation depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une scolarité au lycée Montesquieu du Mans, il poursuit des études de droit couronnées par un doctorat d’État en droit privé, assorti d'une mention « très bien » avec la thèse Le devoir de fidélité : évolution et droit positif sous la direction de Bertrand Ancel[1].

Choisissant d'abord la carrière universitaire, Bertrand Louvel est assistant à la faculté de droit de Caen et du Mans, chargé de travaux dirigés, de 1972 à 1977. Il entre en magistrature le 20 octobre 1978, par une intégration directe sur titre en qualité d’auditeur de justice. À la sortie de l’École nationale de la magistrature, il est major de sa promotion[2]. Il est successivement juge aux tribunaux d'instance de Menton en 1980 et du Mans l'année suivante. Maître de conférences à l'École nationale de la magistrature en 1984, il est ensuite président des tribunaux de grande instance d'Aurillac en 1986, de Pointe-à-Pitre en 1990, de Nevers en 1993 et enfin de Brest en 1997. Il poursuit sa carrière comme premier président de la cour d'appel de Limoges en 2002, puis de celle de celle de Bordeaux en 2007.

En 2009, il est nommé à la Cour de cassation, où il occupe les fonctions de président de chambre, directeur du service de documentation, des études et du rapport, avant de devenir président de la chambre criminelle un an plus tard.

Le , il est choisi par la formation du siège du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) comme prochain premier président de la Cour de cassation, pour succéder à Vincent Lamanda admis, par limite d'âge, à faire valoir ses droits à la retraite[3]. Désigné officiellement le 26 juin, il est nommé par décret du président de la République du 4 juillet suivant[4]. Il est installé dans sa charge lors de l'audience solennelle du 16 juillet[5].

Le 13 octobre 2016, il déclare "Les outrances renouvelées à l'encontre du pouvoir judiciaire posent un problème institutionnel" suite à un entretien avec François Hollande, président de la République qui avait accusé les juges de "lâcheté"[6]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]