Bertrand Badré

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Bertrand Badré, né le  à Versailles, est un homme d'affaires français.

Ex-directeur général de la Banque mondiale, et directeur financier du Crédit Agricole et de la Société Générale, ainsi qu’ancien Conseiller pour l’Afrique et le développement auprès du Président Jacques Chirac, Bertrand Badré est aujourd’hui le PDG et fondateur du fonds d'investissement Blue Like an Orange Sustainable Capital, fondé en 2017. 

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Bertrand Badré naît à Versailles en dans une famille catholique pratiquante. Son père est Denis Badré, sénateur des Hauts-de-Seine jusqu'en 2011, maire de Ville-d'Avray et directeur général de l’APCA (Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture), sa mère, Sabine Vasseur. Ancien élève du lycée Hoche, Bertrand Badré est diplômé de l'Université Paris IV en histoire, de HEC Paris, de Sciences Po Paris et de l’École nationale d'administration (ENA).

Carrière[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière à BFI-Ibexsa en 1989, et travaille ensuite au Ministère des Finances, où il mène de nombreuses missions de contrôle, d’audit, et de conseils pour l’Inspection Générale des Finances. En 1999, il devient directeur-adjoint de la banque Lazard à Londres, puis vice-président, et directeur à New York (2000). Il dévient Associé à Paris en 2004, et travaille notamment sur la restructuration réussie de l’Eurotunnel.[réf. nécessaire]

En 2003, il rejoint le cabinet du Président Jacques Chirac et devient son représentant personnel adjoint chargé de l'Afrique dans le cadre du G8. Il participe à ce titre à l’organisation du Sommet du G8 à Évian, et prépare l’adoption du Plan d'Action pour l'Eau du G8, ainsi que le partenariat entre le G8 et le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).[réf. nécessaire]

Il contribue également à la conception financière du Finance Facility for Immunization (IFFIm) pour l’Alliance Globale pour les Vaccins et l’Immunisation (GAVI). En tant que rapporteur général, Betrand Badré a aussi contribué à la rédaction du rapport Landau sur le financement et développement et taxation internationale, à l’origine de la création de UNITAID, avec près de 2 milliards de dollars mobilisés pour la recherche et les vaccins grace à une taxe de solidarité sur les billets d'avion.[réf. nécessaire]

En 2007, Badré devient Directeur Financier du Crédit agricole. Il y joue un rôle important dans la gestion de la crise financière. En particulier, il crée et pilote une augmentation de capital de 5.9 milliards d’euros avant l’annonce de la faillite de Lehman Brothers. Dans un contexte de crise sans précédent, il promet une stratégie de communication proactive intense mais efficace avec les autorités, les clients, et les actionnaires.[réf. nécessaire]

Badré est également Vice-Président de la Société de financement de l'économie française (SFEF), créée par le gouvernement pour soutenir les banques et le financement de l’économie en 2008. Il est élu meilleur Directeur Financier de l’année 2011.[réf. nécessaire]

Entre 2012 et 2013, Badré est le Directeur Financier du Groupe Société Générale.

À la Banque mondiale[modifier | modifier le code]

En 2013, Badré est nommé directeur général finances de la Banque mondiale, et dans ce cadre va représenter l’organisation au sein du G7, du G20, et du Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board ou FSB). Il pilote une revue en profondeur de la situation financière, une revue des dispositifs budgétaires et de pilotage ainsi qu’une remise à niveau de la politique du risque.

Il est aussi à l’origine de nombreuses innovations comme la réforme de l’Association internationale de développement (International Development Association ou IDA), ou la mise en place d’un partage des risques entre les banques de développement permettant d’augmenter les ressources mobilisables pour le développement au sein du Groupe de la Banque Mondiale.[réf. nécessaire]

Badré contribue aux réflexions de la Banque Mondiale sur le financement du développement ; il pilote la rédaction du rapport From Billions to Trillions, explorant par exemple comment une meilleure utilisation des ressources publiques (en milliards) peut mobiliser les trilliards nécessaires au financement des objectifs de développement durable adoptés en 2015, et comment les pays en développement peuvent recourir à des financement privés et publics pour atteindre ces objectifs.

Fonds d'investissement Blue like An Orange Sustainable Capital[modifier | modifier le code]

Il quitte le Groupe de la Banque Mondiale en 2016, et lance un fonds d'investissement baptisé Blue like An Orange Sustainable Capital, où il vise à combiner performance et impact à une échelle importante (Doing Good and Doing Well). Le 2 juin 2020, sa société boucle sa première levée de fonds, recueillant 200 millions de dollars[1] (180 millions d’euros) pour financer des projets susceptibles de produire un impact positif dans des pays émergents.

Post-covid[modifier | modifier le code]

Bertrand Badré lance son site web[2] en juin 2020, où il publie régulièrement ses propositions et idées sur l'économie mondiale post Covid-19. Le 11 septembre 2020, son livre Voulons-nous (sérieusement) changer le monde ? parait aux éditions Mame pour repenser le monde et la finance après la crise du Covid-19.

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié à Vanessa du Merle, juriste et historienne d'art, Badré est le père de quatre enfants.[réf. nécessaire]

Publications[modifier | modifier le code]

  • 2020 : "Voulons-nous (sérieusement) changer le monde ?"[3] un ouvrage pour repenser le monde et la finance après la crise du Covid-19 : il faut changer de modèle financier, passer du diktat du court terme à une stratégie du long terme, pour bâtir une économie fondée sur le développement durable et la prise en compte de l’humain.
  • 2016 : "Money Honnie : si la finance sauvait le monde" livre dans lequel il démontre que la finance peut et doit avoir des applications pour le bien commun. La version française de son livre a été préfacée par l’ancien Premier ministre du Royaume-Uni, Gordon Brown. La version américaine est préfacée par le Président de la République française, Emmanuel Macron. Le livre a également été traduit en italien, russe, et chinois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]