Berthe de Béhague

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Berthe de Béhague
Courances, Béarn et Ganay.jpg
Photographie de Mme de Ganay et de la comtesse de Béarn, au château de Courances (1906).
Fonction
Présidente
Association des infirmières visiteuses de France (d)
Titre de noblesse
Marquise
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Père
Fratrie
Conjoint
Enfants
Bernard de Ganay (d)
Jacques de Ganay (d)
Hubert de Ganay (d)
François de Ganay (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Château de Courances, Hôtel de Ganay (d), hôtel de La Briche (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de

Marie-Julie-Pamphile-Berthe de Béhague, marquise de Ganay, née à Paris (VIIe) le et morte à Paris (XVIe) le , est une salonnière, mécène, philanthrope et paysagiste française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille aînée du comte Octave de Béhague et de la comtesse, née Fanny-Laure de Haber (fille de Samuel de Haber), elle épouse, le à Paris (VIIIe) puis religieusement le lendemain à l'église Saint-Philippe-du-Roule, Charles Anne Jean, marquis de Ganay (1861-1948), officier de cavalerie, vice-président du conseil général de Seine-et-Oise et président de la Société d'Encouragement. Le couple aura quatre fils :

Passionnée par le XVIIIe siècle, Mme de Ganay acquiert sur sa période de prédilection des connaissances solides, qui lui valent l’amitié de conservateurs de musées et d’historiens d’art.

Les artistes de son époque trouvent également auprès d’elle encouragement et protection. Elle préside le cercle Ronsard.

Son salon, réunissant les sommités des arts et des lettres, les politiciens, les diplomates est célèbre. Elle est très liée avec sa sœur, la grande collectionneuse, la comtesse de Béarn, avec qui elle reçoit souvent de conserve.

Durant la Première Guerre mondiale, elle se consacre à l’aide aux femmes de soldats mobilisés contraintes de travailler dans les usines et fonda, avec Mlle Renée de Montmort, l'« Association des Infirmières Visiteuses ». Elle aide à la création de dispensaires antituberculeux après avoir fondé l’établissement qui devint plus tard l’École du Comité national de la tuberculose. Elle donne également beaucoup de son temps à la Croix-Rouge.

Elle habite un hôtel particulier au 9, avenue de l’Alma (aujourd'hui avenue George-V) construit de 1896 à 1898 en style Louis XVI par l'architecte Ernest Sanson (l'édifice abrite aujourd'hui l'Assemblée des chambres d’agriculture), sur un terrain de 1 700 m2 acquis en 1893 de la Société de l'Hippodrome. Sur ce terrain, Sanson édifie également un immeuble de rapport donnant sur l'avenue Marceau. La décoration intérieure de l'hôtel est complétée par René Sergent en 1912.

Elle possède également le château de Courances dans l'Essonne, acquis en 1870 par son grand-père, le baron Samuel de Haber et restauré par Gabriel-Hippolyte Destailleur, détenu actuellement par ses descendants, héritiers de leur tante Martine, comtesse de Béarn, morte sans postérité en 1939. Elles ont pour demi-soeur Françoise de Kerjegu, fille de James de Kerjegu et de Laure de Haber remariée en 1883 suite au décès de leur père.

Avec l'aide du paysagiste Achille Duchêne, et en s'appuyant sur des gravures et des plans anciens, elle fait restaurer le parc dans son état d'origine. Elle y crée « le Bassin du Fer-à-Cheval » et la « Fontaine d'Aréthuse », surmontée d'une nymphe sculptée par Claude Poirier pour le parc de Marly en 1711. En 1930, elle crée un jardin « anglo-japonais ».

Sources[modifier | modifier le code]

  • Gérard Rousset-Charny, Les palais parisiens de la Belle Époque, Paris, Délégation à l'action artistique de la ville de Paris, 1990.
  • Jean-Pierre Babelon, Mic Chamblas-Ploton, Jean-Baptiste Leroux, Jardins à la française, Imprimerie nationale, Paris, 1999.
  • Myriam Chimènes, Mécènes et musiciens: du salon au concert à Paris sous la IIIe République, Paris, Librairie Arthème Fayard, 2004.
  • Marc Gaillard, Paris à la Belle Époque au temps de Proust, Étrépilly, Presses du village, 2003.