Bernhard Eisel

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Bernhard Eisel
Österreich-Rundfahrt 2013 Wien Bernhard Eisel.jpg

Bernhard Eisel lors du Tour d'Autriche 2013.

Informations
Naissance
Nationalité
Équipe actuelle
Spécialité
Taille
183 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
Poids
76 kgVoir et modifier les données sur Wikidata
Équipes amateurs
2002 Mapei-Quick Step-Latexco
Équipes professionnelles
2001 Mapei-Quick Step
2003-2004 Fdjeux.com
2005-2006 La Française des jeux
2007 T-Mobile
01.2008-07.2008[n 1] High Road
07.2008-12.2008[n 2] Columbia
01.2009-06.2009[n 3] Columbia-High Road
07.2009-12.2009[n 4] Columbia-HTC
2010 HTC-Columbia
2011 HTC-Highroad
2012-2015 Sky
2016- Dimension Data
Principales victoires

Bernhard Eisel, né le à Voitsberg (Styrie, Autriche), est un coureur cycliste autrichien. Professionnel depuis 2001, il est membre de l'équipe Dimension Data. Il a notamment remporté Gand-Wevelgem 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et carrière amateur[modifier | modifier le code]

Coureur réputé pour ses qualités de sprinteur et ses aptitudes pour les classiques pavées, Bernhard Eisel mesure 1,83 m pour 74 kg (en 2006). Il parle couramment quatre langues (allemand, anglais, italien, français) et vit à Klagenfurt (Carinthie, Autriche).

Eisel remporte sa première course à 11 ans. À 17 ans, il déménage pour l'Italie, où il court d'abord pour l’équipe junior Rinascita Ormelle (Trevise) puis pour l’équipe Gli Amici Piave de Moreno Argentin. Côté études, il sort bachelier de la Handelsakademie de Voitsberg en 2000, il allait en cours lorsque le temps le lui permettait[réf. nécessaire].

En 2001 il rejoint les rangs professionnels au sein de l'équipe espoirs Mapei-Quick Step, puis l'année suivante chez Mapei-Quick Step-Latexco dans l'équipe réserve de cette dernière. À la recherche d'une équipe, Eisel se fait remarquer sur Paris-Corrèze, où il prend la deuxième place derrière Baden Cooke, et signe au dernier moment avec l'équipe des frères Madiot, Fdjeux.com[1], où il retrouve le même Baden Cooke.

Fdjeux.com / La Française des Jeux : la révélation (2003-2006)[modifier | modifier le code]

Il prouve très vite à sa nouvelle équipe qu'elle a fait le bon choix. Dès le mois de mars, il remporte sa première victoire professionnelle, dans la 2e étape du Grand Prix Erik Breukink, qu'il termine troisième. Surtout, Eisel s'illustre dans les grandes classiques. Pour sa première participation, il termine 12e de Milan-San Remo (ce qui reste sa meilleure performance sur cette course), 14e du Tour des Flandres et 22e de Paris-Roubaix. Il participe à son premier grand tour, le Tour d'Italie, où il termine deux fois troisième de sprints massifs, devancé par Alessandro Petacchi, Robbie McEwen ou Mario Cipollini. En fin de saison, il remporte sa deuxième victoire sur une étape du Tour du Limousin.

La deuxième saison d'Eisel est plus difficile. Il termine cinquième du Grand Prix de l'Escaut, mais ne réussit pas d'aussi belles performances sur les grandes classiques, et ne gagne qu'une étape du Critérium des Espoirs, une course peu cotée. Il participe néanmoins à son premier Tour de France. Il démarre la saison 2005 au Portugal par trois victoires, sur une étape du Grand Prix International Costa Azul, qu'il termine deuxième derrière Rubén Plaza, et deux étapes du Tour de l'Algarve. Parfaitement préparé pour les classiques, il termine 13e du Tour des Flandres, mais échoue sur Paris-Roubaix. En juin, il remporte sa 4e victoire de la saison, sur une étape du Tour de Suisse.

La saison 2006 de Bernhard Eisel commence par une nouvelle deuxième place sur le Grand Prix International Costa Azul derrière Robbie McEwen, et deux nouvelles victoires, sur le Tour du Qatar, où il bat au sprint le champion du monde Tom Boonen, et à nouveau sur le Tour de l'Algarve. 23e de Milan-San Remo, Eisel est fin prêt pour les classiques pavées. Sur les Trois jours de La Panne, il s'échappe dans la première étape en compagnie de Leif Hoste et Gert Steegmans, et termine deuxième. Il remporte alors la deuxième étape, ce qui lui permet de prendre le maillot de leader. Mais la dernière étape contre la montre est remportée par Leif Hoste, qui remporte la course malgré la résistance d'Eisel, qui termine 8e de l'étape. Quelques jours plus tard, il termine 15e du Tour des Flandres, puis 7e de Gand-Wevelgem. Sur Paris-Roubaix, il accompagne longtemps les meilleurs et prend la huitième place, puis profite du déclassement de trois de ses adversaires pour être finalement classé cinquième. Il réussit ainsi sa meilleure saison de classiques. Il termine la saison par une onzième place au championnat du monde. Il est élu meilleur cycliste autrichien de l'année[2].

Columbia / HTC-Highroad (2007-2011)[modifier | modifier le code]

Bernhard Eisel au Tour Down Under 2009.

À la suite de ces bons résultats, Eisel s'engage en 2007 dans l'équipe T-Mobile[3]. Il réalise un bon Tour du Qatar, qu'il termine quatrième, et remporte comme chaque année une étape du Tour de l'Algarve. Mais sa campagne de classiques est décevante, marquée par la malchance, comme sur Paris-Roubaix, où il est victime d'une chute, de deux crevaisons et d'un bris de guidon. Il doit alors se concentrer sur le Tour de France[4]. Au cours de la suite de la saison, il est peu à peu victime du succès des autres sprinteurs de l'équipe, Gerald Ciolek et Mark Cavendish, et doit souvent laisser ses ambitions entre parenthèses[5]. Il remporte tout de même deux nouvelles victoires aux États-Unis, sur la Commerce Bank Reading Classic et la Commerce Bank Lancaster Classic.

En 2008, après une cinquième victoire d'étape en 4 ans sur le Tour de l'Algarve, Eisel réussit une bonne campagne de classiques, responsabilisé par l'absence du leader de l'équipe pour ces courses, Marcus Burghardt, blessé. Il termine 6e du Grand Prix E3, puis 11e du Tour des Flandres et 17e de Paris-Roubaix. Il doit cependant attendre le 9 octobre pour remporter sa deuxième victoire de la saison sur Paris-Bourges à la photo-finish face à Cédric Pineau.

En 2009, pour la première fois depuis 2004, il ne remporte pas d'étape du Tour de l'Algarve. Il montre néanmoins sa forme la semaine suivante en s'adjugeant la deuxième place de Kuurne-Bruxelles-Kuurne derrière Tom Boonen.

En 2010, il remporte la classique Gand-Wevelgem et la première étape du Tour d'Espagne, un contre-la-montre par équipes avec l'équipe HTC-Columbia. Il est, comme en 2006, élu cycliste autrichien de l'année[2]. En 2011, il se classe septième de Gand-Wevelgem et de Paris-Roubaix, et est cycliste autrichien de l'année pour une deuxième année consécutive[2].

Sky (2012-2015)[modifier | modifier le code]

En 2012, Eisel suit son leader Mark Cavendish et rejoint l'équipe Sky[6]. Il termine notamment troisième du Grand Prix E3.

Début 2013, il prend la dixième place d'un Milan-San Remo disputé dans des conditions atmosphériques très difficiles.

Dimension Data (2016- )[modifier | modifier le code]

En 2016, Eisel change d'équipe et s'engage dans l'équipe Dimension Data. Il y rejoint son ancien chef de file Mark Cavendish sur demande du Britannique, ainsi que Mark Renshaw, reconstituant ainsi un trio prolifique sous les couleurs d'HTC-Highroad cinq ans auparavant[7].

Palmarès et classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

11 participations

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

4 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

3 participations

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Année 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Classement ProTour 162e[8] 74e[9] 105e[10]
Classement mondial UCI 196e[11] 61e[12]
UCI World Tour 90e[13] 83e[14] 127e[15] nc nc[16]
Légende : nc = non classé

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Du 1er janvier 2008 au 4 juillet 2008
  2. Du 5 juillet 2008 au 31 décembre 2008
  3. Du 1er janvier 2009 au 30 juin 2009
  4. Du 1er juillet 2009 au 31 décembre 2009

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cyclingnews.com/news/?id=2002/oct02/oct22news, Cyclingnews.com, 22 octobre 2002
  2. a, b et c (de) « Eisel erneut Österreichs Radsportler des Jahres », sur radsport-news.com,‎ (consulté le 12 février 2012)
  3. http://www.cyclingnews.com/news.php?id=news/2006/sep06/sep10news, Eisel confirmed with T-Mobile, Cyclingnews.com, 10 septembre 2006
  4. http://www.cyclingnews.com/news.php?id=news/2007/apr07/apr17news2, Eisel focuses on Tour de France, Cyclingnews.com, 17 avril 2007
  5. http://www.cyclingnews.com/news.php?id=news/2007/oct07/oct17news, Eisel accepts new role in team,Cyclingnews.com, 17 octobre 2007
  6. (en) « Cavendish, Eisel join Team Sky », sur cyclingnews.com,‎
  7. Philippe Le Gars, « Cavendish, direction l'Afrique », L'Équipe, no 22353,‎ , p. 17
  8. « Classement ProTour 2005 », sur uciprotour.com (consulté le 14 juin 2011)
  9. « Classement ProTour 2006 », sur uciprotour.com (consulté le 16 juillet 2011)
  10. « Classement ProTour au 20 septembre 2008 », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/,‎ (consulté le 6 avril 2013)
  11. « Classement Mondial UCI 2009 », sur uci.ch, UCI,‎ (consulté le 24 mars 2012)
  12. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2010 - Individual », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le 12 janvier 2015)
  13. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2011 - Individual », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le 29 février 2012)
  14. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2012 - Individual », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le 14 octobre 2012)
  15. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2013 - Individual », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le 1er novembre 2014)
  16. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2015 - Individual », sur uci.html.infostradasports.com, UCI (consulté le 5 octobre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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