Bernard de Montaut-Manse

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Bernard de Montaut-Manse
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Bernard de Montaut-Manse en 1921 à Nîmes

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Bernard de Montaut-Manse, parfois orthographié Bernat de Montaut-Manse, est un avocat français, poète et manadier, né le à Lunel (Hérault), mort le [1] à Nîmes (Gard). Il fut une figure marquante du barreau de Nîmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Félibre de la langue provençale, il a laissé un recueil de poèmes en langue provençale « Li trelus auben, clarté d'aurore » publié en 1913 aux éditions Roumanille[2] d'Avignon.

Bâtonnier du barreau de Nîmes, président de l'Académie de Nîmes, éleveur de taureaux camarguais, de taureaux de combat et de chevaux en Camargue, au mas de l'Amarée, aux Saintes-Maries-de-la-Mer (où il succéda au Marquis Folco de Baroncelli-Javon), ses plaidoiries dans « l'affaire Bobine » (empoisonneur de Vauvert), ou encore lors de la défense de l'incendiaire de l'opéra de Nîmes, accrurent sa renommée.

Ami de Frédéric Mistral et de Folco de Baroncelli-Javon, il est un ardent défenseur de la tauromachie, défiant l'autorité de l'état lors d'interdictions[3]

Son talent d'orateur fut mis en évidence lors de la journée de défense des traditions taurines, la « Levée des tridents », le 17 novembre 1921 à Nîmes. À l'issue d'une grande manifestation à pied et à cheval, il prononce, trident au poing, un discours qui déclenche une « tempête d’applaudissements[4] ».

Il réussit à faire débouter la SPDA de son action en justice contre les corridas à Nîmes lors d'une plaidoirie qui aboutit à un jugement en faveur de la corrida [5].

Passionné de tauromachie, il a été président de la Confrérie des gardians, fonction qu'il a exercé pendant plus de dix ans.

Citation[modifier | modifier le code]

« Il y avait là un confrère, aussi pittoresque qu'admirable avocat. Il avait joué son rôle dans l'affaire qui venait d'opposer Floriot et Pollak. Il se nommait Montaut-Manse. Son nom est aujourd'hui bien oublié, et c'est injuste. Montaut-Manse était un humaniste, lisait le latin et le grec, parfois même dans le taxi qui l'amenait de son domicile au palais, m'a-t-on rapporté. Cet homme possédait une culture insoupçonnée[6]. »

Publications[modifier | modifier le code]

  • Bernat de Montaut-Manse, Li Trelus Auben, Clartés d'aurore, Avignon, J. Roumanille, 1913 (notice BnF no FRBNF30968452)
  • Michel Pons, Mémoires d'un félibre ; Folklore d'un village latin, préface de Bernard de Montaut-Manse, Paris, E. Figuière, 1931 (notice BnF no FRBNF31133933)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]