Bernard de Montaut-Manse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Bernard de Montaut-Manse
Bernard de Montaut-Manse.jpg
Bernard de Montaut-Manse en 1921.
Fonction
Président
Académie de Nîmes
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
NîmesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Poète, avocat, manadierVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

Bernard de Montaut-Manse, parfois orthographié Bernat de Montaut-Manse, est un avocat français, poète et manadier, né le à Lunel-Viel (Hérault), mort le [1] à Nîmes (Gard). Il fut une figure marquante du barreau de Nîmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un avocat, Bernard de Montaut-Manse est primé à 16 ans par l'Académie des jeux floraux [2].

Félibre de la langue provençale, il a laissé un recueil de poèmes en langue provençale « Li trelus auben, clarté d'aurore » publié en 1913 aux éditions Roumanille[3] d'Avignon.

Bâtonnier de l'ordre des avocats de Nîmes[Quand ?], président de l'Académie de Nîmes (1955), éleveur de taureaux camarguais, de taureaux de combat et de chevaux en Camargue, au mas de l'Amarée, aux Saintes-Maries-de-la-Mer (où il succéda au Marquis Folco de Baroncelli-Javon), ses plaidoiries dans « l'affaire Bobine » (empoisonneur de Vauvert), ou encore lors de la défense de l'incendiaire de l'opéra de Nîmes, accrurent sa renommée.

Ami de Frédéric Mistral et de Folco de Baroncelli-Javon, il est un ardent défenseur de la tauromachie, défiant l'autorité de l'état lors d'interdictions[4]

Son talent d'orateur fut mis en évidence lors de la journée de défense des traditions taurines, la « Levée des tridents », le 17 novembre 1921 à Nîmes. À l'issue d'une grande manifestation à pied et à cheval, il prononce, trident au poing, un discours qui déclenche une « tempête d’applaudissements[5] ».

Il réussit à faire débouter la SPDA de son action en justice contre les corridas à Nîmes lors d'une plaidoirie qui aboutit à un jugement en faveur de la corrida [6].

Passionné de tauromachie, il a été président de la Confrérie des gardians, fonction qu'il a exercé pendant plus de dix ans.

Citation[modifier | modifier le code]

« Il y avait là un confrère, aussi pittoresque qu'admirable avocat. Il avait joué son rôle dans l'affaire qui venait d'opposer Floriot et Pollak. Il se nommait Montaut-Manse. Son nom est aujourd'hui bien oublié, et c'est injuste. Montaut-Manse était un humaniste, lisait le latin et le grec, parfois même dans le taxi qui l'amenait de son domicile au palais, m'a-t-on rapporté. Cet homme possédait une culture insoupçonnée[7]. »

Publications[modifier | modifier le code]

  • Bernat de Montaut-Manse, Li Trelus Auben, Clartés d'aurore, Avignon, J. Roumanille, 1913 (notice BnF no FRBNF30968452)
  • Michel Pons, Mémoires d'un félibre ; Folklore d'un village latin, préface de Bernard de Montaut-Manse, Paris, E. Figuière, 1931 (notice BnF no FRBNF31133933)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]