Bernard Sobel

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Bernard Sobel
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Bernard Sobel, de son vrai nom Bernard Rothstein est un metteur en scène de théâtre et réalisateur français né en 1935.

Biographie[modifier | modifier le code]

Titulaire d'une licence d'allemand, Bernard Rothstein, qui prendra plus tard le nom de sa mère, obtient en 1957 une bourse pour poursuivre ses études en RDA. Il reste quatre ans au Berliner Ensemble, dirigé, après la mort de Bertolt Brecht, par sa veuve, Hélène Weigel. C'est là qu'il signe son premier spectacle, avec L’Exception et la Règle, du dramaturge berlinois. Il repart ensuite pour Paris et participe, en 1961 aux côtés de Jean Vilar, à la mise en scène de La Résistible Ascension d'Arturo Ui à Chaillot. L'année suivante, il fait partie des fondateurs du théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis[réf. nécessaire].

En 1964, il fonde l’Ensemble théâtral de Gennevilliers (ETG), dans la banlieue nord de Paris, à partir d'un collectif amateur qui donne sa première création professionnelle en 1970 avec Homme pour homme de Brecht.

En 1983, l'ETG bénéficie du statut de Centre dramatique national et prend le nom de Théâtre de Gennevilliers. Espace de création, de réflexion sur les implications de l'acte théâtral dans la cité (les premiers spectacles se jouent parfois hors de l'enceinte théâtrale), l'ETG est le tremplin de metteurs en scène de renom, comme Patrice Chéreau, Jacques Lassalle ou Bruno Bayen.

Il y entretient avec Brecht un dialogue assidu : Têtes rondes et têtes pointues en 1973, Le Fragment Fatzer en 1981 mais aussi La Bonne Âme de Sechuan en 1990 avec Sandrine Bonnaire et, en 1991, La Mère d'après Gorki (avec Maria Casarès). Dès 1974, Sobel fonde, avec Max Denes, la revue bimestrielle Théâtre/Public, qui ouvre ses pages aux réflexions et débats que suscitent la fonction du « théâtre ». Avec la collaboration de la ville de Gennevilliers, il crée l’Université populaire des Hauts-de-Seine, « lieu d’imagination, de formation, d’apprentissage à l’exercice de la pensée critique », proposant des cours et de conférences ouverts à tous.

Dans le cadre du théâtre musical d'Avignon, Bernard Sobel a mis en scène Le Pavillon au bord de la rivière de Kuan Han Chin (musique de Betsy Jolas), Mario et le magicien d'après Thomas Mann (musique de Jean-Bernard Dartigolles), Va et vient et Pas moi (textes de Beckett et musique de Heinz Holliger) ; le Cyclope d'Euripide (opéra de Betsy Jolas). Dans le registre lyrique, il a, en outre, assuré la mise en scène du Porteur d'eau de Cherubini à l'Opéra Comique, en 1980 et en 1992. En 1993 et 1994, il monte au théâtre du Châtelet Il Prigioniero (en), opéra de Luigi Dallapiccola et Les Excursions de Monsieur Broucek de Janáček. Il signe également les mises en scène de L'Affaire Makropoulos, de Janáček (Opéra du Rhin) et du Couronnement de Poppée, sous la direction de William Christie en 2005 à l'Opéra de Lyon.

Bernard Sobel a travaillé à la version française de Hitler, un film d'Allemagne de Hans-Jürgen Syberberg (traduction de François Rey).

Bernard Sobel est aussi réalisateur de télévision. On lui doit un certain nombre de documentaires, des fictions dramatiques ou, encore, les adaptations pour le petit écran de plusieurs spectacles de Patrice Chéreau, dont Lulu et Wozzeck d'Alban Berg ; d'Ariane Mnouchkine pour Mephisto et L'Indiade ; de Klaus-Michaël Gruber avec Bérénice. Son travail, très personnel, ne consiste pas à capter par caméra un spectacle, mais à le réinventer, à lui donner une nouvelle approche. Il en est de même avec ses propres mises en scène théâtrales (Edouard II).

Bernard Sobel quitte le théâtre de Gennevilliers en 2006, après y avoir assuré la mise en scène d'une cinquantaine de spectacles.

Il a collaboré pendant de nombreuses années avec Michèle Raoul-Davis[1].

C’est un soutien de longue date du PCF, et du Front de gauche aux élections européennes de 2009[2].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

1960-1969[modifier | modifier le code]

1970-1979[modifier | modifier le code]

1980-1989[modifier | modifier le code]

1990-1999[modifier | modifier le code]

2000-2009[modifier | modifier le code]

2010-2019[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations Prix de l'institut Goethe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.spectacles.fr/artiste/michele-raoul-davis/presentation
  2. S. Z., « Le soutien des intellectuels divise la gauche de la gauche », Le Monde du 4 juin 2009, p. 11