Bernard Serrigny

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Officier général francais 4 etoiles.svg Bernard Serrigny
Bernard Serrigny

Naissance
Labergement-lès-Seurre
Décès (à 84 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de corps d'armée
Années de service 1890-1931
Commandement 77e division d'infanterie
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur
Croix de Guerre 1914-1918

Bernard Serrigny, né le à Labergement-lès-Seurre[1], mort le , est un général français dont le nom est associé à la Première Guerre mondiale et à celui du maréchal Pétain, dont il fut longtemps très proche[2], « son vieil ami et compagnon d'armes »[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Ernest Serrigny, magistrat[4], et de Marie Pauline Grosjean de Lapéreuse, Bernard-Marie-Joseph-Antoine-Auguste-Hubert-Denis Serrigny est né le à Labergement-lès-Seurre.

Entré à Saint-Cyr en 1890, il se classe 31e sur 454 élèves à la sortie deux ans plus tard. Le il est nommé sous-lieutenant aux chasseurs à pied. Avec le grade de lieutenant, il entre en 1900 à l'École supérieure de guerre et se classe 14e sur 84. Il est nommé capitaine le .

Au moment de la déclaration de la Première Guerre mondiale, en 1914, il est attaché à l'état-major d'un corps provisoire commandé par le général d'Urbal.

Lors du procès du Maréchal Pétain il déclarera : « De 1914 à 1917, pendant trois ans, j’ai vécu côte à côte avec [le maréchal Pétain] ; j’ai été son collaborateur intime, son chef de cabinet, son chef d’état-major. Pendant la bataille de Verdun, nous passions toutes nos soirées en tête-à-tête au coin du maigre feu de bois de la salle à manger du notaire de Souilly, discutant les opérations du jour et préparant toutes celles du lendemain. »

Colonel le il est chef d'état-major du groupe d'armées d'Italie. Il commande la 77e division d'infanterie avec laquelle il remporte la victoire du Plémont (près de Plessis-de-Roye dans l'Oise) le . Sur les lieux le général Humbert lui remet la rosette d'Officier de la Légion d'honneur.

Le Bernard Serrigny est nommé général de brigade à titre temporaire. Bernard Serrigny devient chef d'état-major du groupe d'armées du Centre, puis chef adjoint du 33e corps, puis chef de la 77e division, à la tête de laquelle il termine la guerre. En tête de sa division il participe à un « défilé de la victoire » le 3 décembre 1918 dans les rues de Bruxelles sous les acclamations de la foule.

Général de brigade le puis général de division , il devient sous-chef d'état-major général de l'Armée le , puis directeur des services du secrétariat général permanent du Conseil supérieur de la Défense nationale[5].

Général de corps d'armée en 1927, il devient secrétaire général du Conseil supérieur de la Défense nationale en 1929, puis gouverneur militaire de Lyon en 1930. Il termine sa carrière militaire en 1931 comme commandant de la 14° région militaire[6]. Il devient ensuite président de l'Union des chambres syndicales de l'industrie du pétrole.

Promu Grand officier de la Légion d'honneur le [7], il prend sa retraite et est intégré à la réserve.

En , il est amené à faire une déposition lors du procès Pétain[8]. Puis il fait partie du Comité d'honneur de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain, créée en 1951.

Il décède le , laissant plusieurs ouvrages de souvenirs et de réflexion sur la guerre.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Les conséquences économiques et sociales de la prochaine guerre : d'après les enseignements des campagnes de 1870-71 et de 1904-05, V. Giard & E. Brière, 1909, 478 p.
  • L'Évolution de l'Empire allemand de 1871 jusqu'à nos jours, Perrin, 1914, 331 p.
  • Réflexion sur l’art de la guerre, Paris, Lavauzelle, 1921, 204 p.
  • L'Allemagne face à la guerre totale, B. Grasset, Paris, 1940, 245 p.
  • Souvenirs et conversations au temps de la francisque. 1940-1944, 1945
  • Le retour au bon sens, P. Farré, 1946, 255 p.
  • Les "trahisons" du maréchal et de quelques autres, Éditions de la Couronne, 1950
  • Trente ans avec Pétain, Plon, Paris, 1959, 244 p.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH112/PG/FRDAFAN84_O19800035v0215530.htm
  2. Voir son ouvrage Trente ans avec Pétain, Plon, 1959
  3. Herbert Lottman (trad. de l'anglais par Béatrice Vierne), Pétain, Paris, Seuil, , 727 p. (ISBN 978-2-020-06763-8, OCLC 476358439), p. 23
  4. Montsaugeon (Haute-Marne), par Ernest Serrigny, ancien magistrat ; Domois-Dijon, Imprimerie de l'Union Typographique, 1907.
  5. « source »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 24 août 2014)
  6. Guy Raïssac, Un combat sans merci : l'affaire Pétain-De Gaulle, Albin Michel, 1966, p. 426
  7. http://www.culture.gouv.fr/Wave/savimage/leonore/LH112/PG/FRDAFAN84_O19800035v0215509.htm
  8. Frédéric Pottecher et André Galland, Le procès Pétain, J.C. Lattès, 1980, p. 278

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Le général Sérigny [sic] », in Le Pays de France, no 202, 29 août 1918, p. 3 Document utilisé pour la rédaction de l’article