Bernard Guillet

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Bernard Guillet, (1945-), fut le conseiller diplomatique de Charles Pasqua au Ministère français de l'intérieur (1986-1988 puis 1993-1995) et au Conseil général des Hauts-de-Seine. Il a été impliqué dans plusieurs affaires politico-financières comme le financement illégal du RPF et le volet français de l'affaire pétrole contre nourriture.

Affaire des ventes d'armes à l'Angola[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Angolagate.

Le juge Philippe Courroye, magistrat instructeur de l'affaire des ventes d'armes à l'Angola (Angolagate), a enquêté sur un virement de 1,5 million de francs effectué le entre la société Brenco et l'association France-Afrique-Orient (AFAO) animée par Bernard Guillet et Charles Pasqua[1]. L'AFAO était domiciliée dans les mêmes locaux que Demain la France, le mouvement de M. Pasqua[2]. Elle a été dissoute en octobre 2000.

Le jeudi , Bernard Guillet s'est vu signifier sa mise en examen pour « recel d'abus de biens sociaux ».

Le mardi , après six mois d'audience (-), la onzième chambre du tribunal correctionnel du Tribunal de Grande Instance de Paris a relaxé, par deux fois, Bernard Guillet dans l'affaire de l'Angolagate.

Volet français de l'affaire pétrole contre nourriture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Pétrole contre nourriture.

Dans le volet français de l'affaire pétrole contre nourriture, l'ancien conseiller diplomatique de Charles Pasqua aurait été, en 2001, « allocataire dans le cadre d'un seul contrat (phase 10) d'une quantité d'environ 2 millions de barils ».

Le , Bernard Guillet est mis en examen pour « recel d'abus de biens sociaux » et « trafic d'influence aggravé ». M. Guillet a relaté au juge Philippe Courroye les conditions dans lesquelles Saddam Hussein avait voulu récompenser Charles Pasqua : « Tarek Aziz m'a dit que l'Irak voulait remercier Charles Pasqua du rôle qu'il avait eu lorsque, en 1993, il avait organisé la première visite et le premier contact avec un officiel de haut rang en France, Tarek Aziz. » Le , la 11e chambre du Tribunal de grande instance de Paris a relaxé par deux fois (trafic d'influence aggravé et corruption d'agents publics étrangers) Bernard Guillet lui permettant aussi de demander réparation pour une détention provisoire de sept mois ( - )[réf. souhaitée].

Références[modifier | modifier le code]

  • Le diplomate de Charles Pasqua Bernard Guillet sort de l'ombre et éclaire l'affaire Falcone - Le Monde- 28/04/2001
  • Bernard Guillet, conseiller de M. Pasqua, mis en examen dans l'affaire Falcone - Le Monde - 14/04/2001

Liens externes[modifier | modifier le code]