Bernard Gauthier (syndicaliste)

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Bernard Gauthier
Fonctions
Chef de Citoyens au pouvoir

(1 an et 14 jours)
Prédécesseur Frank Malenfant
Successeur Stéphane Blais
Biographie
Surnom Rambo
Lieu de naissance Rivière-Pentecôte
Nationalité canadienne
Parti politique Citoyens au pouvoir
Syndicat FTQ-Construction (local 791)
Profession Syndicaliste

Bernard « Rambo » Gauthier, né à Rivière-Pentecôte, est un syndicaliste québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il passe sa jeunesse près de Port-Cartier. N'aimant pas l'école, il décroche en deuxième secondaire et part à Baie-Comeau pour apprendre le métier de débosseleur. À l'âge de 19 ans, il s'enrôle dans les Forces armées canadiennes. Cela l'amène à visiter plusieurs pays, dont la Norvège, le Koweït et l'Allemagne. En 1990, il est déployé lors de la crise d'Oka. Il quitte l'armée en 1992. Son retour à Port-Cartier amorce un chapitre sombre de sa vie alors qu'il agit comme distributeur de drogue[1].

Carrière syndicale[modifier | modifier le code]

Opérateur de machinerie lourde[modifier | modifier le code]

En 2003, il devient représentant régional du local FTQ 791 des opérateurs de machinerie lourde à Sept-Îles. En 2007, il obtient une suspension de son casier judiciaire pour des événements commis à la fin des années 1990[2].

Commission Charbonneau[modifier | modifier le code]

En , il est convoqué à la très médiatisée Commission Charbonneau pour parler du phénomène d'intimidation sur les chantiers de construction de la Romaine. Son passage surprend et il est rapidement placé sous le feu des projecteurs[3]. D'un côté, il est décrit comme un « fier à bras » voulant imposer sa loi dans l'industrie de la construction de la Côte-Nord. De l'autre, il obtient l'appui de nombreux travailleurs en accord avec son discours sur la « mobilité provinciale », une pratique qui ferait perdre des emplois en région[4]. Quelques mois après son passage à la Commission, en , il est reconnu coupable d'intimidation sur un entrepreneur en construction[5].

En , il participe aux barrages routiers voulant dénoncer la pratique de mobilité provinciale. En réaction, un Comité sur l'embauche de la main-d’œuvre régionale sur la Côte-Nord est créé[6]. Celui qu'on appelle désormais uniquement par son surnom, « Rambo », maintient au fil des mois sa position de personnalité médiatique au Québec. Il est d'ailleurs régulièrement caricaturé et il est entre autres personnifié dans des émissions de revue humoristique comme le Bye Bye et ICI Laflaque.

Le , Victor-Lévy Beaulieu publie une biographie sur Bernard Gauthier[7].

Passage en politique[modifier | modifier le code]

Bernard Gauthier se dit publiquement « patriote » et en faveur de l'indépendance du Québec. On soupçonne son entrée en politique lors des élections fédérales canadiennes de 2015, mais il ne présente aucune candidature. Le , il annonce officiellement qu'il prendra la tête d'un nouveau parti politique, baptisé Citoyens au pouvoir[8]. Il entend se présenter comme candidat dans la circonscription de Duplessis lors des élections québécoises de 2018. Le , il annonce qu'il quitte la vie politique et publique[9].

Militant populiste[modifier | modifier le code]

En , il confirme qu'il est membre du groupe de pression d'extrême-droite La Meute[10]. Il s'en détache en en critiquant leur manque de sérieux[11].

Durant la pandémie de Covid-19, Gauthier manifeste contre la vaccination, les mesures sanitaires et les grands médias[12]. Dans le cadre du mouvement contestataire du Convoi de la liberté, il fait la promotion d'une manifestation à Québec début [13],[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fanny Lévesque, « Biographie de Bernard Gauthier: «Rambo» sans tabou », sur Le Soleil, (consulté le )
  2. Fanny Lévesque, « Un nouveau pardon pour Bernard «Rambo» Gauthier », sur Le Soleil, (consulté le )
  3. Gilbert Lavoie, « «Rambo» chez Charbonneau », sur Le Soleil, (consulté le )
  4. Fanny Lévesque, « Bernard «Rambo» Gauthier accueilli en héros », sur Le Nord-Côtier, (consulté le )
  5. « Intimidation : Bernard « Rambo » Gauthier est débouté en appel », sur Radio-Canada, (consulté le )
  6. Fanny Lévesque, « Employabilité régionale: un projet-pilote sur la Côte-Nord », sur Le Soleil, (consulté le )
  7. « Biographie de «Rambo»: un ouvrage inspirant? », sur Le Journal de Montréal, jeudi, 2 octobre 2014 (consulté le )
  8. Fanny Lévesque, «Rambo» Gauthier en politique pour réparer un Québec «magané», sur Le Soleil, (consulté le )
  9. « Bernard «Rambo» Gauthier se retire de la vie politique », sur La Presse, (consulté le )
  10. Alix Villeneuve, « Bernard Gauthier confirme être membre de La Meute », sur ici radio-canada, (consulté le )
  11. Stéphanie Gendron, « Fini La Meute pour Bernard «Rambo» Gauthier », sur Le Journal de Montréal, lundi, 25 septembre 2017 (consulté le )
  12. Judith Desmeules, « Un autre «convoi de la liberté» en route vers Québec », Le Soleil,‎ (lire en ligne)
  13. Alexandre Robillard, « «Rambo» Gauthier s’active en vue d’un convoi routier vers Québec », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  14. Diane Tremblay, « Un «convoi liberté» s’amène à Québec » [archive du ], sur Journal de Québec, (consulté le )