Bernard Friot (sociologue)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la sociologie image illustrant l’économie
Cet article est une ébauche concernant la sociologie et l’économie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bernard Friot.
Bernard Friot
Description de cette image, également commentée ci-après

Bernard Friot le 27 février 2015 à la bourse du travail de Grasse.

Naissance (70 ans)
Neufchâteau, Vosges
Nationalité Drapeau de France Français
Profession
Activité principale
Économie politique, sociologie des ressources monétaires, financement de la protection sociale, syndicalisme, Europe sociale
Autres activités
Institut européen du salariat, Réseau Salariat

Bernard Friot est un sociologue et économiste français né le à Neufchâteau (Vosges), professeur émérite à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense (Paris X)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Bernard Friot commence sa carrière universitaire en 1971 à l'IUT de l’université de Lorraine en tant qu'assistant puis maître de conférences en économie. Sa thèse d’État d’économie porte sur la construction de la Sécurité sociale en France de 1920 à 1980. Il y conteste l’interprétation de 1945 qui fait de « la Sécurité sociale un élément nécessaire à la période fordiste du capitalisme ». Il insiste au contraire sur « le caractère anticapitaliste des institutions de socialisation du salaire »[2].

Il anime l'Institut européen du salariat et l'association d'éducation populaire Réseau Salariat, qui promeut l'idée d'un « salaire à vie » pour tous, une proposition alternative au revenu de base[3], idée que Friot dénonce comme étant « la roue de secours du capitalisme »[4].

Ses recherches portent sur la sociologie du salariat et la comparaison des systèmes de protection sociale en Europe. Ses travaux ont également porté sur les retraites, allant à l'encontre des réformes proposées par le gouvernement en 2010.

Il a plusieurs fois contredit des idées communément admises, comme en 2010 quand il explique que le « chômage des jeunes » est un « mensonge d’État », car il s'applique en réalité aux jeunes actifs (c'est-à-dire à la recherche d'un emploi) et donc que « un taux de chômage de 25 %, cela veut dire que le quart de 30 % des jeunes est au chômage. Le quart de 30 % c'est 7,5 %, c'est 1 sur 12. C'est le poids du chômage qu'on trouve dans toutes les tranches d'âge et il n'y a aucune spécificité du poids du chômage chez les jeunes »[5].

Ses thèses autour du salaire à vie, son invention d'un salaire socialisé qui s'appliquerait aussi aux étudiants considérés en économie comme « non-actifs », sont reprises à leur compte par plusieurs associations et syndicats étudiants, notamment l'Union des étudiants communistes et Solidaires Étudiant-e-s, qui y fait explicitement référence dans sa charte[6]. Sa définition de la laïcité est de comprendre celle-ci comme étant un outil d’émancipation par rapport à des croyances considérées comme religieuses dans le domaine économique, croyances qui assurent selon lui le maintien du capitalisme[7].

Il est militant du Parti communiste français (PCF) depuis le début des années 1970 [8].

État d'urgence en France en 2015[modifier | modifier le code]

Le 30 novembre 2015, il est parmi les signataires de l'Appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence »[9],[10].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émanciper le travail - Entretiens avec Patrick Zech, 2014, Paris, ed. La Dispute[11]
  • Après l'économie de marché, une controverse (avec Anselm Jappe), 2014, Lyon, Atelier de création libertaire
  • The Wage under Attack: Employment Policies in Europe (avec Bernadette Clasquin), 2013, Berne, PIE-Peter Lang
  • Puissances du salariat, nouvelle édition augmentée, 2012, Paris, ed. La Dispute
  • L'enjeu du salaire, 2012, Paris, éd. La Dispute
  • Comprendre l’écologie politique, UFAL, 2012, chap. 7 : « Pour une citoyenneté révolutionnaire » (entretien)[12].
  • L’enjeu des retraites, 2010, Paris, éd. La Dispute
  • Wage and Welfare (avec Bernadette Clasquin, Nathalie Moncel et Mark Harvey), 2004, Berne, PIE-Peter Lang
  • Et la cotisation sociale créera l’emploi, 1999, Paris, éd. La Dispute
  • La Construction sociale de l’emploi en France, des années 1960 à aujourd'hui (avec José Rose), 1996, Paris, éd. L’Harmattan

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Université Paris Ouest Nanterre La défense - Bernard Friot
  2. Bernard Friot "Le salariat, c’est la classe révolutionnaire en train de se construire"
  3. "Salaire universel, revenu universel, sécurité sociale professionnelle ?"
  4. Émission Ce soir ou jamais du 7 juin 2013 sur France Télévision
  5. Émission Là bas si j'y suis, du
  6. Charte de Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes — « 2. L’étudiant-e »
  7. « Bernard Friot: Religion Capitaliste & Laïcité »
  8. http://www.humanite.fr/bernard-friot-le-salariat-cest-la-classe-revolutionnaire-en-train-de-se-construire
  9. Collectif, « L'appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence » », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne).
  10. AFP, « État d'urgence : 58 personnalités revendiquent la liberté de manifester », Le Point,‎ (lire en ligne).
  11. Émanciper le travail - Entretiens avec Patrick Zech
  12. Comprendre l’écologie politique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]