Bernard Derrida

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Bernard Derrida (né en 1952 à El Biar en Algérie[1]) est un physicien français.

Il est connu pour ses travaux en physique statistique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille quitte l'Algérie au printemps 1962 quelques semaines avant l'indépendance[2]. Il est cousin du philosophe Jacques Derrida.

Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion S1971)[3], Bernard Derrida obtient en 1976 sa thèse de 3e cycle, intitulée « Solution d'un modèle à trois corps: étude de la diffusion »[4],[5] et en 1979 sa thèse d'État, intitulée « Effets du désordre et de la frustration dans les systèmes magnétiques. Propriétés critiques des bifurcations de transformations unidimensionnelles »[4].

De 1979 à 1993 il est physicien au service de physique théorique du centre CEA de Saclay. Il est ensuite nommé professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI) et à l'École normale supérieure en 1993. Depuis 2015 Il occupe la chaire de physique statistique au Collège de France [6],[7],[8].

Théoricien de la physique statistique sous ses formes les plus diverses, Bernard Derrida a principalement étudié la théorie des systèmes désordonnés, la dynamique des réseaux complexes, les systèmes hors d’équilibre et les applications de la physique statistique à des problèmes de génétique, de réseaux de neurones ou de trafic.

Il a été élu à l'Académie des sciences le 30 novembre 2004[9].

En 2007, il devient membre senior de l'Institut universitaire de France puis devient membre senior en reconduction en 2012[10].

Il a reçu le prix Daniel Guinier en 1977, le prix IBM en 1985, le prix Ampère de l'Académie des Sciences en 2001, la médaille Boltzmann en 2010[11] et le prix des Trois Physiciens[12] en 2015.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]