Bernard Blandre

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Bernard Blandre
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Bernard Blandre est un historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né le , Bernard Blandre fait sa scolarité à l’école Guébhart de Nancy et à celle de Saulxures-lès-Bulgnéville puis à celle de Sedan-Torcy, au Collège d’Enseignement Général de Carignan et au lycée Jacques Callot de Vandoeuvre lès Nancy.

Étudiant en histoire à la Faculté de Lettres et Sciences Humaines de Nancy, il est titulaire d’une licence (certificats d’histoire ancienne et médiévale et d’histoire des religions),  d’une maîtrise (certificat d’histoire lorraine ; mémoire sur La communauté mormone de Nancy)., du CAPES d’histoire et de géographie et de l’agrégation d’histoire (1976).

Activité professionnelle[modifier | modifier le code]

Il a été successivement maître auxiliaire au CET de Nancy-Bonsecours, au lycée Beauregard de Nancy, au collège La Miliaire de Thionville et au CEG de Custines. Titularisé après son succès au CAPES, il a enseigné l’histoire et la géographie au lycée Jean de Pange à Sarreguemines de 1976 à 2009 avant de prendre sa retraite.

Activités associatives[modifier | modifier le code]

Bernard Blandre est cofondateur en 1977 de l’association de parents d’élèves du quartier Beausoleil à Sarreguemines (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, dont il a été membre du Bureau de la section de Sarreguemines)

Avec ses amis de cette association, il est cofondateur en 1983 de l’association Bibliothèque-Ludothèque Beausoleil, dont il a été président.

En 1979, il a été cofondateur de l’Association de Défense contre la Pollution de Sarreguemines et Environs (ADPSE) dont il a été membre de la direction collégiale jusque 2001. Il a été particulièrement actif dans l’opposition à la pollution par le plomb par l’usine Delco Rémy/ General Motors.

Il a été membre du Conseil d’Administration de l’Interassociation de Sarreguemines qu’il a présidée de 1990 à 1995. Il a participé au groupe de travail qui a abouti à l’obtention du statut « centre social » en 1987.

Délégué par le Conseil municipal de Sarreguemines, il participe en 1990 à la création de la régie de quartier Beausoleil dont il est trésorier co-fondateur jusqu'à sa sortie du Conseil Municipal en 2001.

Dans le cadre de l’Interassociation aussi, il est cofondateur de l’association CAP Emploi en 1987. Il en est encore secrétaire du Conseil d’Administration.

Il a mis fin à ses activités associatives à Sarreguemines lorsqu’elles nécessitaient les subventions municipales lorsqu’il a été élu adjoint au Maire, pour éviter les conflits d’intérêts.

Activités politiques[modifier | modifier le code]

Bernard Blandre, préoccupé de justice sociale et de la nécessité de donner à la jeunesse une éducation laïque de qualité,  et convaincu qu’une économie structurée rationnellement était garante d’efficacité adhère au Parti Socialiste en 1978 et participe aux activités de la section de Sarreguemines. Il en est le candidat lors de la cantonale de 1985 à Sarreguemines. Ecoeuré des luttes internes et des affaires financières au plan national, il quitte le parti le soir de la défaite de 1993. Il reste convaincu qu’un socialisme démocratique est le système le plus juste et le plus efficace et exprime ses opinions sur Facebook.

En 1983, il est l’un des quatre conseillers municipaux élus sur la liste de gauche menée par René Ludwig. En 1989, dans le contexte de l’ouverture du gouvernement au centre, il est réélu, cette fois sur la liste majoritaire menée par Robert Pax et dont le premier adjoint était R. Ludwig. En 1992, le maire l’a nommé délégué aux relations avec les associations.

En 1995, il est réélu dans la liste menée par René Ludwig. Adjoint au maire, il est délégué aux relations avec les associations, à la vie des quartiers et à la démocratie municipale. Les six derniers mois de son mandat, il ajoute la délégation aux affaires scolaires.

Adjoint, il suit au quotidien les relations de la Municipalité avec les associations non sportives. Il rationalise le subventionnement en établissant la maquette d'un dossier de subvention incluant les données chiffrées du bilan et du compte de résultat annuels. Il crée un réseau de conseilles municipaux délégués des quartiers qui préfigure les conseils de quartiers établis par la Municipalité suivante. Il crée le conseil municipal des jeunes.

La reprise des activités associatives[modifier | modifier le code]

Après la défaite de la liste Ludwig en 2001, Bernard Blandre interrompt ses activités politiques locales et reprend les activités associatives locales.

Il est trésorier de l’Interassociation-Centre Social de 2001 à 2005.

Lorsque cette IACS se scinde en deux, il est l’un des membres fondateurs du Centre Socioculturel de Sarreguemines. Il en est trésorier de 2005 à 2010, président de 2010 à 2015 et vice-président ensuite. Pour éviter un conflit d’intérêt entre les deux structures, il quitte la trésorerie de l’IACS en 2005.

Le spécialiste des minorités religieuses[modifier | modifier le code]

Les études universitaires de Bernard Blandre et la rédaction de son mémoire de maîtrise le conduisent à spécialiser ses travaux de recherches sur les minorités religieuses du passé et du présent en appliquant les méthodes de l’histoire : la recherche de l’objectivité, sans propagande ni dénigrement partisans mais sans occulter les débats. Il publie ses premiers articles dans la Revue de l’Histoire des Religions  et le Bulletin de la Société Lorraine d’Études Locales à partir de 1975.

Suite à sa rencontre avec Gérard Dagon, il est cofondateur de l’ [[Association d’Étude et d’Information sur les Mouvements Religieux]] (AEIMR) en 1979 et directeur de publication de son bulletin Mouvements Religieux fondé en 1980. Il y publie l’essentiel de ses articles.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Brochures[modifier | modifier le code]

  • "Attentes et débats 1873-1919 — Aux origines des Étudiants de la Bible et des Témoins de Jéhovah", AEIMR, Cahier, Mars-Mai 1988, n° 95—97[1]
  • "Les débuts de l'Adventisme", AEIMR, Cahier, Mars-Avril 1989, n° 107-108[2]
  • "Les Recherches généalogiques des Mormons", AEIMR, Cahier, Avril-Mai 1990, n° 120-121
  • "L'Église Adventiste du Septième Jour - 1844-1920", AEIMR, Cahier, Mai-Juin 1991, n° 133-134[3]
  • "Les Témoins de Jéhovah", AEIMR, Cahier, Mai-Juin 1995, n° 181-182
  • "Aux marges du catholicisme (Medjugorje, Association Ave Maria de l'Enfant Jésus)", AEIMR, cahier 2017

Articles[modifier | modifier le code]

  • "Russell, Barbour et le retour de Jésus en 1874", Revue de l'histoire des religions, 1979, vol. 195, n°1, pp. 55—67[4]
  • "Le Jour de Jéhovah. La crise économique de 1873 et la relance du millénarisme par Russell", Revue de l'histoire des religions, 1980, vol. 197, n°2, pp. 191—200[5]
  • "La première brochure de Russell", Revue de l'histoire des religions, 1982, vol. 199, n°4, pp. 405—15[6]
  • "Russell et le blé miraculeux", Revue de l'histoire des religions, 1988, vol. 205, n°2, pp. 181—93[7]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Régis Dericquebourg, « Blandre (Bernard) "Aux origines des Étudiants de la Bible et des Témoins de Jehovah, attentes et débats (1873—1919)" », Archives des sciences sociales des religions, vol. 66, no 2,‎ , p. 243–44 (lire en ligne)
  2. Régis Dericquebourg, « Blandre (Bernard) "Les Débuts de l'adventisme" », Archives des sciences sociales des religions, vol. 68, no 2,‎ , p. 205 (lire en ligne)
  3. Régis Dericquebourg, « Blandre (Bernard) "L'Eglise adventiste du septième jour 1844—1920" », Archives des sciences sociales des religions, vol. 76, no 1,‎ , p. 226, 227 (lire en ligne)
  4. Bernard Blandre, « Russell, Barbour et le retour de Jésus en 1874 », Revue de l'histoire des religions, vol. 195, no 1,‎ , p. 55–67 (DOI 10.3406/rhr.1979.6816, lire en ligne)
  5. Bernard Blandre, « Le Jour de Jéhovah. La crise économique de 1873 et la relance du millénarisme par Russell », Revue de l'histoire des religions, vol. 197, no 2,‎ , p. 191–200 (DOI 10.3406/rhr.1980.5061, lire en ligne)
  6. Bernard Blandre, « La première brochure de Russell », Revue de l'histoire des religions, vol. 199, no 4,‎ , p. 405–15 (DOI 10.3406/rhr.1982.4632, lire en ligne)
  7. Bernard Blandre, « Russell et le blé miraculeux », Revue de l'histoire des religions, vol. 205, no 2,‎ , p. 181–93 (DOI 10.3406/rhr.1988.1916, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]