Benzène (chaland-pétrolier)

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Benzène
Photographie noir et blanc. Navire de guerre à quai avec des marins sur la passerelle.
Benzène à Oran, en 1948.
Type chaland-pétrolier
Classe Éthylène
Fonction militaire
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Commanditaire Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Chantier naval Arsenal de Lorient
Quille posée
Lancement
Armé
Statut : condamné
 : coulé comme brise-lames
Caractéristiques techniques
Longueur 61,3 m
Maître-bau 12,4 m
Tirant d'eau 4,2 m
Port en lourd 1 181,05 long tons (1 200 t)
Tonnage 1 982 tonneaux
Propulsion
  • chaudière Guyot du Temple, triple expansion
  • 1 hélice
Puissance 900 ch
Vitesse 10,5 nœuds (19 km/h)
Carrière
Pavillon Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale

Le Benzène est un chaland-pétrolier automoteur de la Marine nationale française. Ce navire auxiliaire de la classe Éthylène est lancé en 1936. Puis il est présent lors de l'attaque de Mers el-Kébir des 3 et et à Oran lors de l'opération Torch le , mais il n'est pas avarié dans ces combats. Il est condamné trente ans après son lancement en 1966 et finit coulé comme brise-lames.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques sont celles d'un petit chaland-pétrolier de la classe Éthylène. Ce chaland à mazout est automoteur — d'autres sont sans moteur —[1] :

Histoire[modifier | modifier le code]

Le début de sa construction se fait à l'arsenal de Lorient le [2]. Puis, après son lancement le [2], il est armé à l'arsenal de Brest le où il est affecté. Il se trouve à la direction du port d'Oran de 1939 à sa mise en réserve. Le , escorté par le P-11 Cap Nord, il va en deux jours de Gibraltar à Casablanca[3]. Bien que présent lors de l'attaque de Mers el-Kébir des 3 et , il n'est pas endommagé. De nouveau, sans subir de dommage, il est présent à Oran lors de l'opération Torch le . Après la guerre, en 1945, il entre en service. Au début des années 1950, selon les normes de l'OTAN, le numéro de coque A 633 lui est attribué[4]. En 1956, pour la première fois, il quitte l'Afrique pour Malte mais victime d'une avarie de machine il est remorqué. Puis il est mis en réserve le . Finalement le , hélice bloquée, gouvernail soudé et cuves à moitié pleines de mazout, il regagne le port militaire de Toulon remorqué par le Bélier[5]. Le il est condamné[6], puis le , sous le numéro de coque Q 415[7], il est coulé au port Ayguade du Levant (île du Levant) pour y servir de brise-lames, en effet l'ex-Polyphème qui le précède se délite[8],[9]. En 2018 il fait l'objet de plongées sous-marines[10].

Numéros de coque[modifier | modifier le code]

  • Coque no A 633[4]
  • Coque no Q 415[7]

Commandants[modifier | modifier le code]

Divers commandants se succèdent :

Classe Éthylène[modifier | modifier le code]

Un seul autre navire de la classe Éthylène, à laquelle appartient le Benzène, est lancé alors qu'initialement d'autres unités sont prévues[1] :

  • Éthylène (lot 1937) ;
    Construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à Graville, il effectue le ses essais à Bizerte. Le il y est saisi par les Allemands. Le il est sabordé en travers du canal de Port-Saint-Louis-du-Rhône. L'épave est mobilisée le pour libérer un passage puis elle est renflouée en trois tronçons entre et . Les tronçons, échouées au nord du phare de Port-Saint-Louis-du-Rhône, sont dépecés lors des travaux d’aménagement du port de Fos-sur-Mer.
  • Constanza (lot 1939) ;
  • Curaçao (lot 1939) ;
    Ces deux commandes sont annulées le alors que débute la Seconde Guerre mondiale.
  • Aruba (lot 1938) ;
  • Butylène (lot 1938) ;
    Ces deux marchés passés avec la société provençale de Constructions navales à La Ciotat sont annulés le en raison de l'armistice et de sa loi d'interdiction de construction de matériel de guerre.
  • Cétène (lot 1938).
    Destiné à Oran puis à Brest, le chantier naval n'est pas désigné avant l'armistice de . Le projet est annulé le en raison de l'armistice et de sa loi d'interdiction de construction de matériel de guerre.

Annexes[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b ATF40 (forum), « La Marine Nationale française de 1919 à 1940 : Les navires », sur atf40.forumculture.net, mis à jour 28 août 2015 (consulté le 23 septembre 2018), p. 1. La marine marchande et les navires auxiliaires.
  2. a et b Marine nationale, « L'arsenal de Lorient modernise son chantier de construction de navires », Cols bleus : hebdomadaire de la Marine française, Paris, s.n., no 1327,‎ , p. 7 col. 1-2 (notice BnF no FRBNF32397827, lire en ligne[archive du ]).
  3. René Pierre Eugène Caroff (rédacteur), Service historique de la Marine, Le théâtre atlantique, vol. I : Du au (établi d'après les archives de la Marine), Paris, Service historique de la Marine, , XII-273 ; XII-305 p., 2 vol. ; 28 cm (notice BnF no FRBNF35001475), p. 163.
  4. a et b Jean Moulin et Patrick Maurand, Pétroliers ravitailleurs, Nantes, Éditions Marines, , 248 p., 28 cm (ISBN 2-9096-7579-3, lire en ligne [jpg]), p. 233.
  5. « L'aventure des épaves : Île du Levant », Nice-Matin. Var, Hyères, Groupe Nice-Matin,‎ .
  6. Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, vol. II : 1870-2006, Toulon, J.-M. Roche, , 591 p., 2 vol., 31 cm (ISBN 2-9525-9171-7, notice BnF no FRBNF40090770, présentation en ligne), B, « Benzène ».
  7. a et b [Francis Alphonse Eugène] Lainé (vice-amiral d’escadre) et [Pierre] Harlaut (maire), Convention (Lettre. Archives de la mairie d’Hyères. Série 392 no 12-2), Hyères, , 1 p. (lire en ligne [jpg]).
  8. Arrivée du Benzène à l'Ayguade 1967.
  9. Géoportail, « Visualisation » (consulté le 25 septembre 2018).
  10. Royan Van Velse, « Épave : L’épopée du Benzène », Subaqua. Hors-série, Marseille, FFESSM, no 270,‎ janvier-février 2017, p. 64-65 (ISSN 1771-849X, lire en ligne [PDF]).
  11. René Pierre Eugène Caroff (rédacteur), Service historique de la Marine, Le théâtre atlantique, vol. I, op. cit., p. 309.