Benoîte commune

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Geum urbanum

La benoîte commune ou benoite commune (Geum urbanum), également appelée herbe de saint Benoît, herbe du bon soldat, benoîte urbaine est une plante herbacée vivace de la famille des Rosaceae.

Elle se trouve dans toute la France continentale et en Corse, particulièrement dans les endroits frais tels que les haies, les sous-bois, les ourlets nitrophiles et seulement hygrophiles[1]. On peut la rencontrer également de façon très abondante près des décharges.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Geum urbanum
Fruits immatures terminés par un crochet. A maturité, ils peuvent se fixer aux vêtements ou être disséminés par des animaux (zoochorie)

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Plante de 20 à 60 cm, à tige grêle couverte de poils rudes, les feuilles sont lobées et dentées. Les racines ont une odeur de clou de girofle, due à la présence d'eugénol, principe actif de giroflier[2].

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

  • Habitat type : friches et lisières vivaces médioeuropéennes, eutrophiles, mésohydriques
  • Aire de répartition : européen

Données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jadis, la benoite commune était considérée comme une plante magique associée à la magie blanche. Au Moyen Âge l'Herbe du bon soldat était l'alliée des Soldats du Bon Dieu, ces moines exorcistes qui utilisaient la benoite pour chasser le diable et tous ses suppôts[3].

Utilisations alimentaires[modifier | modifier le code]

Autrefois, on employait la racine desséchée pour remplacer le clou de girofle.

Dans le nord de l'Europe, on l'utilisait pour parfumer la bière, ou le vin par macération avec des zestes d'agrumes.

Les très jeunes feuilles au printemps peuvent être ajoutées aux salades mais elles deviennent rapidement trop riches en tanins et trop astringentes. On peut en faire un vin et utiliser ses racines adventives pour aromatiser des sauces[4].

Propriétés médicinales[modifier | modifier le code]

Ses feuilles et son rhizome sont astringents et vulnéraires du fait de l'huile essentielle et du tanin qu'ils contiennent, d'où ses usages traditionnels comme[5] antihémorragique, antidiarrhéique, fébrifuge, styptique, pour soulager les maux de gorge ou les maux d'estomac[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Botineau, Botanique systématique et appliquée des plantes à fleurs, Lavoisier, , p. 657
  2. Michel Botineau, Guide des plantes médicinales, Belin, , p. 34
  3. Guide de visite, les plantes magiques, du jardin des neuf carrés de l'abbaye de Royaumont
  4. Plantes sauvages comestibles, Reconnaître et cuisiner 35 plantes communes, Isabelle Hunault, Ulmer (ISBN 978-2-84138-454-9)
  5. (en) Vogl, Sylvia; Picker, Paolo; Mihaly-Bison, Judit; Fakhrudin, Nanang; Atanasov, Atanas G.; Heiss, Elke H.; Wawrosch, Christoph; Reznicek, Gottfried; Dirsch, Verena M.; Saukel, Johannes; Kopp, Brigitte, « Ethnopharmacological in vitro studies on Austria's folk medicine—An unexplored lore in vitro anti-inflammatory activities of 71 Austrian traditional herbal drugs », Journal of Ethnopharmacology, vol. 149, no 3,‎ , p. 750-771 (DOI 10.1016/j.jep.2013.06.007)
  6. François Couplan, Le régal végétal: plantes sauvages comestibles, Editions Ellebore, , p. 247

Liens externes[modifier | modifier le code]

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