Benoît Textor

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Benoît Textor
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Benoît (Benedictus) Textor, né à Pont-de-Vaux est un médecin français du XVIe siècle versé dans les études d'histoires naturelle et d'ornithologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ibis chauve (Geronticus Eremita), vers 1548-1555, illustré par Pierre Vase/Eskich, inscrit au bas des colonnes de texte en latin : « L'autheur / B. Textor » collection du New-York Historical Society

Benoît Textor nait dans les années 1520 à Pont-de-Vaux, en Bresse, près de Lyon[1],[2]. Il s'installe à Mâcon, puis en 1542 à Neuchâtel et en 1543 à Genève avant de poursuivre ses déplacements. Le 11 mars 1546 il déclare dans un document officiel que Genève est «la ville où je demeure» [3]. Il est médecin et publie sur des sujets médicaux. C'est un ami de Jean Calvin, qui lui dédicace son commentaire de la deuxième épître de Paul aux Thessaloniciens en 1550[4],[5].

C’est également un ami de Pierre Viret. En 1551 il écrit un texte intitulé « Le testament et la mort de la femme de Pierre Viret » qu’il fait imprimer à Genève par les soins de Jean Girard, qui est à l’origine d’un procès, et également d’une polémique qui nous est peu claire: tous les exemplaires ont été détruits par la justice genevoise[6].

Textor est une autorité en matière d'oiseau. Il s’attache à à répertorier de nouvelles espèces tout en développant des techniques d'observation, en correspondant et en échangeant des spécimens au sein de la communauté internationale. Il possède des volières.

Dans les années 1540 il participe à un large projet orithologique pour un riche commanditaire français, dont garde trace la New-York Historical Society. Il collabore comme auteur avec Jean Tagaut, médecin et mathématicien protestant, Parisien résident à Genève, et une autorité non identifié du nom de Vannelles. Le calligraphe est Thomas Huilier. Les artistes sont Pierre Eskrich, Michel Petit et Isaac La Grese.

Son épouse se nomme Idelette[5]. Il a pour fils Claude, qui s'intéresse lui aussi à l'ornithologie et poursuit les études de son père, ainsi que Vincent, écrivain et réformateur à Mâcon, présent à l'académie de Genève en 1559.

Il meurt sans doute en 1565 lors d'une résurgence d'une épidémie de peste.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brian W. Ogilvie, The Science of Describing: Natural History in Renaissance Europe, Chicago, University of Chicago Press,
  • (en) Roberta J. M. Olson et Alexandra Mazzitelli, « The Discovery of a Cache of over 200 Sixteen-century Avian Watercolors: A Missing Chapter of Ornithological Illustration », Master Drawing, vol. XLV, 4,‎ , p. 435-521
  • Roberta J. M. Olson, « Les dessins d'oiseaux de Pierre Eskrich et Cie et la question des échanges entre Genève et Lyon », Arts et Humanisme Lyon Renaissance, Musée des Beaux-Arts de Lyon et Somogy Editiion,‎ , p. 89-92
  • Baudouin Van den Abeele, « Les albums ornithologiques de Jacques Dalechamps, médecin et naturaliste à Lyon (1513-1588) », Archives internationales d'histoire des sciences, vol. LII,‎ , p. 3-45

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Textor, Benoît », sur thesaurus.cerl.org (consulté le 7 décembre 2017)
  2. « Benoît Textor (1520?-15..) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 7 décembre 2017)
  3. Arrêts du Conseil de Genève sur le fait de l’imprimerie et de la librairie de 1541 à 1550, recueillis et annotés par Alfred Cartier, Genève, Georg 1893, p. 124 note 1. Lire en ligne
  4. (en) Michiel A. van den Berg, Friends of Calvin, Wm. B. Eerdmans Publishing, (ISBN 9780802862273, lire en ligne), p. 136
  5. a et b (en) H. J. Selderhuis, John Calvin: A Pilgrim's Life, InterVarsity Press, (ISBN 9780830829217, lire en ligne), p. 200
  6. Arrêts du Conseil de Genève…, pp 126-132.