Benoît Cœuré

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Benoît Cœuré
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (48 ans)
GrenobleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Benoît Georges Cœuré[1]
Nationalité
Formation
Activités

Benoît Cœuré, né le à Grenoble[2], est un économiste français. Il est administrateur de l'Insee et, depuis le , membre du directoire de la Banque centrale européenne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), et d’une mère professeure de littérature, Benoît Cœuré est le benjamin d'une famille de trois enfants[2].

Après avoir obtenu son bac à seize ans, il intègre l'École polytechnique[3],[1], puis suit une licence de japonais, avant de sortir diplômé de l'École nationale de la statistique et de l'administration économique[3] et d'obtenir un DEA à l'école des hautes études en sciences sociales[2].

En 1995, il entre à la direction générale du Trésor, après avoir travaillé pour l'Insee[2].

Il est directeur de l'agence France Trésor, au sein de la direction générale du Trésor (DGTPE), jusqu'en . En 2008, il est nommé chef du service des affaires multilatérales et du développement, toujours à la DGTPE et copréside le Club de Paris. Il copréside en 2009 un des quatre groupes de travail du G20 chargé de préparer le sommet de Londres, et en 2011 un groupe de travail du G20 sur la gestion de la liquidité mondiale, dans le cadre de la réforme du système monétaire international. Il est directeur adjoint de la Direction générale du Trésor du 24 juin 2009 à décembre 2011. Il est nommé au directoire de la Banque centrale européenne en janvier 2012.

Ses travaux portent sur la politique économique européenne et le système monétaire international.

Il est membre du Cercle des économistes[4].

Le Lundi 18 mai 2015, lors d'un diner privé financé par le fonds spéculatif Brewan Howard et où les journalistes sont interdits, il donne des informations sensibles sur l'évolution de la politique monétaire de la BCE à des gérants de fonds spéculatifs et à des banquiers. Comme le contenu de ce discours n'est rendu public que le lendemain matin, les investisseurs présents à ce diner ont la possibilité de profiter de ces informations pour prendre position et ainsi bénéficier des fluctuations importantes des taux et de l'euro occasionnées par la publication ultérieure de ces informations[5].

Formation[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 29 février 2016), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Benoît Cœuré », résultat obtenu : « Coeuré, Benoît Georges (X 1987) ».
  2. a, b, c et d Jean Quatremer, « Benoît Cœuré : alors, euro ? » sur Libération, 28 février 2016
  3. a et b De la promotion X1987, cf. « Fiche de Benoît Cœuré », sur le site de l’association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l’AX), Paris (consulté le 29 février 2016) ; y est notamment indiqué le grade de Benoît Cœuré dans la fonction publique : « administrateur de la l'INSEE ».
  4. biographie sur le site du Cercle des économistes
  5. Romaric Godin, « La BCE commet une faute... et sanctionne la presse ! », La Tribune,‎ 2015, 21 novembre (lire en ligne)