Benoît Benoni-Auran

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Benoni-Auran
BenoniAuran.jpg
Scène familiale, Monteux.
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Maîtres

Benoît Auran, dit Benoni-Auran, né le à Monteux (Vaucluse) et mort en 1944, est un peintre provençal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carte postale de 1909 au sujet des actes de vandalisme royalistes et antidreyfusards commis contre le monument à Scheurer-Kestner.

Après des études au séminaire de Sainte-Garde à Saint-Didier (Vaucluse), où il apprend le dessin auprès de Pierre Laplanche, Benoît-Marie Auran se perfectionne dans l'art pictural au contact des artistes Jules Laurens, Némorin Cabane et Léonce de Seynes[1].

Entré à l’École des beaux-arts d'Avignon, il y devient l'élève de Pierre Grivolas et remporte une bourse de voyage. Soutenu par Jules Laurens, il est admis vers 1881 aux Beaux-Arts de Paris et rejoint l'atelier de Cabanel. En 1888, il entre à l'atelier Lavastre et collabore à l'exécution des peintures murales du dôme central de l'exposition de 1889[1].

Benoni-Auran se fait remarquer au Salon des artistes français. Sociétaire du Salon des indépendants, membre du jury du Salon d'automne, il a été également membre du Comité de placement au Salon des indépendants et de la Société des Félibres. En 1921, il est récompensé par le prix Marie Bashkirtseff[2].

Interrogé en 1912 sur le cubisme, il déclare : « Les cubistes ? [...] mais ils n'ont rien inventé. Ils dessinent suivant les premiers principes d'école. [...] Ils veulent simplifier le dessin. C'est un beau désir. Mais simplifier à l'excès, c'est revenir aux principes, et je trouve que c'est insuffisant [...] Je crois que ces artistes, que j'estime, se trompent »[3].

Fils du militant royaliste Gabriel Auran (1827-1909)[4], Benoni-Auran est lui-même membre du mouvement royaliste et antisémite de l'Action française. Il dessine pour cette cause des caricatures publiées sous forme de cartes postales et dans la revue satirique Le Coup de fouet d'Armand Hubert[1]. L'une de ces cartes postales célèbre l'acte de vandalisme antidreyfusard commis dans la nuit du 3 au 4 mars 1909 par des « camelots du roi » contre le monument de Scheurer-Kestner au jardin du Luxembourg[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

On doit à Benoni-Auran des scènes d'intérieur, des marines, des paysages, des portraits ainsi que des peintures décoratives. Nombre de ses œuvres sont exposées dans les salles de l'Hôtel de Ville de Monteux.

Parmi ses œuvres[modifier | modifier le code]

  • La promenade au Parc, huile sur toile de 1910,
  • Les Quais de la Seine à Paris, huile sur toile[6].
  • Bergers Dans Les Calanques De Piana, Corse, huile sur toile
  • Le port de Riberon
  • Le vieux port de Marseille
  • Le Transbordeurs
  • Portraits de mon père et de ma grand-mère
Tableau Titre Date Dimensions Notes Lieu de conservation
14 tableaux religieux entre 1899 et 1901 385 x 230 objets à l'Inventaire général du patrimoine culturel, depuis 1991[7] chapelle Notre-Dame du chêne, à Sablé-sur-Sarthe
Madame Beauverie prenant le thé.jpg Madame Beauverie prenant le thé 1910 35 x 27 cm huile sur toile
Scene de rivière.jpg Scène de Rivière 1916 huile sur toile
Personnages dans un parc.jpeg Personnages dans un parc[8] 19630 73,5 x 54,5 cm huile sur toile
Benoni Auran 1930.jpeg 1930 huile sur toile

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Notre ami et collaborateur Benoni-Auran », Le Coup de fouet, 25 avril 1912, p. 86.
  2. Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 111
  3. Le Siècle, 18 mars 1912, p. 4.
  4. L'Action française, 12 mars 1909, p. 2.
  5. Le Journal, 4 mars 1909, p. 1.
  6. estimation aux enchères
  7. Notice no IM72000510, base Palissy, ministère français de la Culture
  8. Estimation La Promenade au Parc

Liens externes[modifier | modifier le code]

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