Beni Haoua

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Beni Haoua
Le village de Beni Haoua
Le village de Beni Haoua
Noms
Nom arabe بنى حواء
Nom berbère ⴰⵢⵜ ⵃⴻⵡⵡⴰ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Chlef
Code postal 02240
Code ONS 0207
Démographie
Population 20 853 hab. (2008[1])
Densité 204 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 32′ 00″ nord, 1° 34′ 00″ est
Superficie 102 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Chlef.
Localisation de la commune dans la wilaya de Chlef.

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Beni Haoua

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Beni Haoua

Beni Haoua, (anciennement Francis Garnier), est une commune de la wilaya de Chlef en Algérie.

Beni Haoua tient son nom de la tribu berbère qui l'habite. La langue berbère est très vivante dans la région. Beni Haoua est connue pour sa plage, son port et le sanctuaire de Yemma Binette. Elle compte 25 000 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Elle est située à 170 km, à l'ouest d'Alger et 95 km au nord est de Chlef.

Un peu avant Ténès, une région littorale apparaît. Région montagneuse et forestière occupée par une tribu d'origine berbère, la tribu des Beni Haoua. Région naturelle, limitée à l'est par Oued Damous, appelé aussi Oued Lekbir ou Ighzer Amokrane, car c'est l'oued le plus puissant et le plus long après celui du Cheliff plus au sud. Au sud, après l'Oued Lethnin, c'est la tribu de Tacheta qui commence.

À l'ouest, une ligne de crête, allant de la mer au niveau de Kef Houas, un peu à l'est de Doumia (au kilomètre 170), longeant la crête, pour descendre vers l'oued Menterache, pour remonter vers Tamazguida et redescend enfin pour rejoindre l'Oued Lethnine. Cette tribu constitue une entité de langage, de mœurs, de liens familiaux et d'histoire. Elle diffère des tribus de Senfita au sud-ouest, de Beni Hidja à l'ouest, de Tacheta au sud et de Beni Boumilek-Zatima à l'est.

Sa situation géographique stratégique, position sur la mer et zone montagneuse très forestière et très fertile, traversée partout par des rivières qui coulent à longueur d'année, a incité les populations autochtones à développer l'arboriculture (figuiers, oliviers, vigne, pommiers, pruniers, amandiers etc.) et a attiré les populations depuis fort longtemps.

Aujourd'hui, le territoire de Beni Haoua se confond avec celui de l'ancienne commune de Beni Haoua devenue daïra administrative et englobant aussi les Beni Hidja.

La plus faible altitude coïncide avec la mer Méditerranée (niveau 0) et la plus haute est située au sommet du Djebel Bissa, qui culmine à plus de 1000 m d'altitude, où les Américains avaient installé, après le débarquement allié en Afrique du Nord, une antenne qui porte toujours le nom local (poteau américain), site aujourd'hui occupé par un détachement de l'ANP.

Relief, géologie, hydrographie[modifier | modifier le code]

Vue de Beni Haoua

Cette partie du Dahra algérois est une zone à reliefs moyens, naguère boisée, mais aujourd'hui qui l'est très peu, sauf en de rares endroits comme la forêt domaniale de Bissa. Cette forêt compte du chêne liège, du chêne vert, des pins, du houx ; des arbres fruitiers sauvages tels que les cerisiers et les ronces. La partie maquis compte surtout de la bruyère, du ciste et de la lavande au sein d'un tapis de lentisque très dense. D'autres espèces végétales peuplent ce territoire aussi. Forêt bien arrosée en hiver et au printemps, elle maintient sa verdure toute l'année. D'autres petites forêts ont résisté à la déforestation et aux incendies chroniques. La forêt de Menterache, de Bouchghal ou Bourchghal et de Tamezguida.

C'est aussi une zone riche en terrains géologiquement intéressant et en minéralisations utiles. La région de Beni Haoua, prolongement oriental de Ténès appartient au Tell septentrional, zone comprise entre la vallée de Cheliff, la terminaison occidentale de la Mitidja et au nord la Méditerranée ainsi que les deux massifs littoraux de Ténès à l'ouest et celui du Chenoua à l'est. Cette partie de la chaîne alpine d'Afrique du Nord s'appelle Dahra algérois.

Les cours d'eau qui coulent même pendant la période estivale sont relativement nombreux. On en dénombre une dizaine (principaux et affluents) dont, l'Oued Lekbir (Oued lethine) avec plusieurs affluents importants (Oued Hamla et Oued Legseb) ; Oued Menterache, Oued Outar, Oued Goussine et Oued Bouchghal. Chacun des oueds a ses propres affluents qui limitent des versants et des lignes de crêtes, donnant une morphologie typiquement montagneuse à cette zone.

Routes[modifier | modifier le code]

La commune de Béni Haoua est desservie par plusieurs routes nationales:

Faune et flore[modifier | modifier le code]

LEs plage de Beni Haoua chlef Algérie.jpg

Un patrimoine forestier y est très développé. Au nord, le pin maritime et le pin d'Alep couvrent des superficies importantes. À partir d'une certaine latitude, seul le chêne domine (le chêne vert, le chêne liège et d'autres espèces). À la place du pin, le genévrier et le lentisque peuplent la forêt mais sont moins imposants que les deux espèces précédemment citées.

Le gibier y est encore présent : la perdrix et le lièvre sont les plus chassés. Les battues du chacal et du sanglier faisaient naguère la joie des chasseurs et des promeneurs. Sous prétexte qu'ils faisaient tort au bétail, des battues étaient cycliquement organisées pour éliminer le maximum de ces bêtes, qui finiront un jour par s'éteindre, comme ont disparu les lions et les léopards de ces contrées littorales d'Algérie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les dons de la mer : Beni haoua de la tribu à la cité par Djelloul Belhai, Editions l'Harmattan, 2006
  • Les dons de la mer : Beni haoua de la tribu à la cité par Djelloul Belhai,rééditions INGESE,2014

Notes et références[modifier | modifier le code]