Bendorf

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Bendorf
La mairie.
La mairie.
Blason de Bendorf
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Altkirch
Canton Altkirch
Intercommunalité Communauté de communes du Jura alsacien
Maire
Mandat
Antoine Antony
2014-2020
Code postal 68480
Code commune 68025
Démographie
Population
municipale
223 hab. (2012)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 18″ N 7° 16′ 56″ E / 47.4883333333, 7.2822222222247° 29′ 18″ Nord 7° 16′ 56″ Est / 47.4883333333, 7.28222222222
Altitude Min. 479 m – Max. 680 m
Superficie 7,55 km2
Localisation

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Bendorf

Bendorf est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bendorf se situe dans le Sundgau à l'extrême sud de la région Alsace, dans les premiers contreforts du Jura alsacien.

Le village est blotti au fond d'une cuvette isolée des communes environnantes par l'arc formé par les chaînes du Rossberg et du Burgerwald qui s'étendent du nord-ouest au nord-est du territoire communal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une occupation préhistorique humaine a été prouvée grâce à la découverte de silex taillés dans les grottes du « Boomerang » au lieu-dit « Ernersberg », sur les hauteurs du village.

Le village est mentionné pour la première fois dans les écrits sous l'appellation « Penndorf » en 1179. Au XIIIe siècle, des écrits indiquent l'existence d'une famille de noblesse rurale dont le chef était Pierre de Bendorf. Bendorf appartenait au comté de Ferrette qui est passé aux Habsbourg en 1324. Il passe en 1362 à la noblesse de Ferrette-Liebenstein, inféodé aux seigneurs du château de Liebenstein. Bendorf devint ensuite un fief de l'abbaye de Murbach et de Moutiers-Grandval, dans le Jura bernois, avant d'être finalement rattaché au royaume de France en 1648.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bendorf

Les armes de Bendorf se blasonnent ainsi :
« D'argent à la croix pattée alézée de gueules, les bras brochant sur deux flèches de sable posées en pal. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2003 en cours Antoine Antony   Agriculteur
2001 2003 Guy Stehlin   Enseignant
1989 2001 Bernard Baysang    
1976 1989 Pierre Dangel   Agriculteur
1971 1976 Emile Ruetsch   Architecte
1965 1971 Victor Juen    
1945 1965 Henri Antony    
1944 1945 Adolphe Dangel    
1941 1945 Camille Brissinger    
1925 1941 Adolphe Dangel    
1916 1925 Laurent Meister    
1873 1916 Sébastien Meister    
1864 1873 Pierre Meister    
1855 1864 François-Xavier Bach    
1854 1855 Xavier Vetter    
1848 1854 Sébastien Meister    
1846 1848 Pierre Meister    
1835 1846 Jean Bach    
1831 1835 Laurent Meister    
1824 1831 Ferdinand Meister    
1823 1824 Paul Meister    
1806 1823 Sébastien Bach    
1801 1806 Chrétien Meister    
1798 1801 M. ? Bach    
1798 1798 M. ? Meister    
1797 1798 Antoine Bach    
1797 1797 Jean Meister    
1796 1797 Christian Meister    
1795 1796 Joseph Hirtzlin    
1791 1795 Christian Meister    
1788 1791 François Antoine Bach    
1782 1783 Christianus Meister    
1774 1782 Christianus Meister    
1754 1754 Joannes Michael Bach    
1684 1697 Franciscus Conradus Bach    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 223 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320 318 357 400 369 377 373 390 374
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
288 293 302 264 249 230 240 202 210
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
204 208 196 185 184 193 173 177 154
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
147 149 142 176 202 202 225 227 231
2012 - - - - - - - -
223 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix.

Bendorf compte plusieurs œuvres d'architecture sacrée telles que : l'Église Sainte-Croix (1783), la Chapelle du cimetière (1802) et la Croix de la Peste (1624).

La mairie, située face à l'église, est installée dans la plus vieille maison du village, datée de 1554.

De nombreux chemins et sentiers de randonnées pédestres parcourent les alentours du village et sont entretenus par la section locale du Club vosgien.

Le Camping des Hêtres (deux étoiles), situé sur les hauteurs du village, offre une centaine d'emplacements dont trente loués à l'année.

Vie du village[modifier | modifier le code]

L'Association Culturelle de Bendorf (ACB) organise tous les deux ans le « Retour des Hiboux » (« Hiboux » est le surnom donné aux habitants de Bendorf). Cette fête, qui a lieu dans la grange et le foyer communal, est l'occasion de faire revenir au village toutes les personnes qui y en sont originaires, et qui vivent ailleurs aujourd'hui.

Dans les années 1970, le village était animé par une troupe de théâtre qui joua plusieurs pièces en alsacien, dont « Annele Balthasar » de Nathan Katz. Une troupe se reforma pour jouer une adaptation de « L'arbre à came » de Jacques Thareau et Jean-Michel Besson durant l'été 2002.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]


Emile Ruestch, Bendorf. L'histoire d'un petit village sundgauvien, 2001, Alsagraphic, 218 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]