Ben-Hur (roman)

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Ben-Hur
image illustrative de l’article Ben-Hur (roman)
Un exemplaire de la première édition américaine (1880).

Auteur Lewis Wallace
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Roman historique
Version originale
Langue Anglais américain
Titre Ben-Hur: A Tale of the Christ
Éditeur Harper et fils
Lieu de parution New York
Date de parution
Version française
Éditeur Grassart
Lieu de parution Paris
Date de parution 1885
Chronologie

Ben-Hur (titre original : Ben-Hur : A Tale of the Christ, littéralement : Ben-Hur : un récit du Christ) est un roman de l'écrivain américain Lewis Wallace publié en 1880 et qui relate l'histoire d'un prince juif fictif, Judah Ben-Hur, à l'époque de Jésus-Christ.

En 1900, Ben-Hur devient aux États-Unis le roman le plus vendu du XIXe siècle, devançant La Case de l'oncle Tom de Harriet Beecher Stowe[1],[2]. En France, le roman est publié dès 1885. Il a été traduit dans quasiment toutes les langues.

L'histoire[modifier | modifier le code]

Jérusalem, an 15. Judah Ben-Hur, jeune héritier d'une des plus grandes familles de l'aristocratie juive, est accusé de tentative de meurtre par le procurateur de Judée, Valerius Gratus. Cette accusation découle d'un accident provoqué involontairement par sa sœur Tirzah. Il n'y a pas eu d'enquête avant la condamnation, et pas de témoin pouvant corroborer les faits.

La mère et la sœur de Judah Ben-Hur sont jetées en prison, ses biens sont confisqués et il est envoyé aux galères sur les ordres de Messala, son ami d'enfance romain, commandant de la garnison de Judée. Là, il rencontre un Romain nommé Arrius à qui il sauve la vie pendant une bataille navale. Arrius l'adopte et fait de lui son héritier. Devenu immensément riche, il peut profiter de cette fortune pour mener à bien son sombre dessein : la vengeance.

Ben-Hur rend ensuite visite à Simonide : ancien serviteur de son père, devenu riche marchand, il a réussi à conserver une grande partie de la fortune familiale bien qu'ayant été torturé par les Romains. En même temps, Ben-Hur rencontre Esther, la fille du marchand ; elle tombe amoureuse de lui, lui aussi tombe sous le charme. Simonide engage par la suite un espion, Malluch, chargé de surveiller les moindres gestes de Ben-Hur ; ils deviendront amis. Ben-Hur, ayant prouvé à Simonide qu'il est bien le fils de Hur et qu'il est un homme honnête, reprend la fortune de son père.

Le cheik Ildérim le Généreux (un Arabe) l'engage comme conducteur de char, afin de gagner une course de chars prestigieuse. Ben-Hur affrontera dans l'arène Messala, celui qui l'avait envoyé aux galères pendant trois ans, dans une course de char : il l'humilie et le ruine grâce à des paris, vengeant ainsi la mort présumée de sa mère et de sa sœur. La course, qu'il gagne à la tête d'un char mené par quatre magnifiques chevaux bais (Antarès, Altair, Aldébaran et Rigel), rendra Messala paraplégique.

Ponce Pilate, nouveau gouverneur romain, succède à Gratus et ordonne une inspection de toutes les prisons de Judée afin de vider les lieux et donc de relâcher d'éventuels condamnés sans motif. La mère de Ben-Hur et sa sœur sont ainsi libérées après huit années d'enfermement dans un cachot de la tour Antonia en Judée, mais elles ont la lèpre. Amrah, l'ancienne servante apprend qu'elles ne sont pas mortes et lépreuses, cependant la mère refuse qu'elle dévoile la vérité à Ben-Hur afin de le préserver.

En parallèle, Ben-Hur monte une légion d'Israélites et de Galiléens dans le but de renverser Rome et d'accueillir le roi des Juifs. Ce dernier (aussi nommé le Nazaréen) fait des prodiges. Il a, par exemple, redonné la vue à des aveugles mais a surtout guéri de la lèpre la mère et la sœur de Ben-Hur. Témoin de tous ces miracles, Ben-Hur les retrouve, alors qu'il les croyait mortes.

Lors de la crucifixion du Messie ordonné par les Romains, lorsque les prêtres et le peuple le traitent de menteur (« Si tu es le roi des Juifs, descends de ta croix !, crièrent-ils plus haut »), Ben-Hur pense que c'est le bon moment pour attaquer, mais seuls deux de ses hommes lui sont restés fidèles. Alors, incapable d'agir et constatant que le Christ n’appelle pas à la révolte, il abandonne son projet de vengeance.

Le Christ meurt et ne deviendra pas un roi politique comme beaucoup l'espéraient ; il est, en effet, d’après Balthazar l’Égyptien (un des rois mages), le Sauveur des âmes, un roi, certes, mais pas roi comme César : « sa souveraineté est toute spirituelle et non de ce monde ». Juste après sa mort, Balthazar décède à son tour. Iras, sa fille, dont le charme n’avait pas laissé Ben-Hur indifférent, s’avère être l'espionne de Messala ; elle part rejoindre le Romain et abandonne son père.

Épilogue : Ben-Hur épouse Esther, ils ont deux enfants et font partie des tout premiers chrétiens. Iras, venue leur rendre visite, leur apprend qu'elle a tué Messala parce qu’il lui a fait du mal ; elle admet alors qu'un Romain est une brute.

Extrait[modifier | modifier le code]

Livre V, partie XII intitulée "Triomphe et vengeance" (édition: Gallimard, Collection 1000 soleils or)

« Au début de la course, Ben-Hur était à l'extrême gauche des six quadriges. Pendant un instant, il avait été, comme les autres, aveuglé par la lumière éblouissante qui inondait l'arène. Il ne tarda pas toutefois à reconnaître ses adversaires et à deviner leur plan. Son attention se portait surtout sur Messala, qui, lui était plus qu'un adversaire: un mortel ennemi. Ce dernier, plus impassible et plus hautain que jamais, avait jeté sur Ben-Hur un regard qui dévoilait la cruauté de son âme et sa décision irrévocable de vaincre le Juif par n'importe quels moyens. Ben-Hur, de son côté, était plus que jamais résolu à humilier son adversaire en dépit de tous les obstacles ; dût-il en coûter sa propre vie. Sûr de lui, il attendait avec calme le moment opportun qui assurerait son triomphe.

L'habileté avec laquelle il avait pu, de l'extrême gauche, gagner la droite sans perdre de temps appréciable n'avait pas échappé aux yeux des assistants ; le cirque sembla crouler sous les applaudissements. Esther joignit les mains dans un mouvement de joie, et Semballat, toujours souriant, continua à offrir ses sesterces, mais sans succès.

Les Romains commençaient à avoir un doute. Ils se demandaient si Messala n'avait pas trouvé son égal, peut-être son maître, un Juif ! »

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma
À la télévision
Spectacle

Premières éditions françaises[modifier | modifier le code]

  • 1885 : Ben-Hur de Lew Wallace Éditions Grassart, Paris (OCLC 35651707)[3]
  • 1893 : Ben-Hur de Lewis Wallace. Éditions Henri Mignot, Lausanne (Suisse), Éditions Grassart, Paris. Traducteur : Joseph Autier, 533 p[4]. À lire en ligne : [1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Lew Wallace, Ben-Hur: A Tale of the Christ, with a New Introduction by Tim LaHaye, Signet Classic, (lire en ligne), vii
  2. (en) Barbara Olenyik Morrow : From Ben-Hur to Sister Carrie: Remembering the Lives and Works of Five Indiana Authors (1994), Indianapolis, Indiana: Guild Press of Indiana, page 16.
  3. Cf. Bibliothèque nationale de France (catalogues)
  4. Notice n°: FRBNF31618074 de la Bibliothèque nationale de France

Liens externes[modifier | modifier le code]

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