Belmont-Luthézieu

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Belmont-Luthézieu
Église du village de Belmont
Église du village de Belmont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Hauteville-Lompnes
Intercommunalité Bugey Sud
Maire
Mandat
Pauline Godet
2014-2020
Code postal 01260
Code commune 01036
Démographie
Population
municipale
549 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 53″ nord, 5° 39′ 44″ est
Altitude Min. 251 m – Max. 1 104 m
Superficie 19,77 km2
Localisation

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Liens
Site web belmont-luthezieu.fr

Belmont-Luthézieu est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Territoire communal.

Commune située à 18 km au nord de Belley, dans la zone d'appellation AOC des vins du Bugey. Nombreux sites de cascade, gorges et de grottes dans un environnement boisé.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sutrieu Champagne-en-Valromey Rose des vents
Thézillieu N Vieu
Artemare
O    Belmont-Luthézieu    E
S
Virieu-le-Grand Saint-Martin-de-Bavel

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • Belmont
  • Champdossin
  • Massignieu
  • Sammonod
  • Vogland
  • Nérieu
  • Bioléaz
  • Luthézieu
  • Muffieu
  • Vercosin

Histoire de Luthézieu[modifier | modifier le code]

Paroisse de Luthézieu dès le XIIe siècle.

Histoire de Belmont[1][modifier | modifier le code]

Au commencement du XIIe siècle, il n'y avait à Belmont qu'une chapelle rurale bâtie à proximité d'un antique château. Cette chapelle dépendait de la paroisse de Massigneux. En 1110, Guy, évêque de Genève, donna cette chapelle aux moines de St Claude qui y établirent un prieuré avant de la transformer en église paroissiale, sous le vocable de Sainte Catherine et de Saint Oyand. L'église et le prieuré leur furent confirmés le 16 novembre 1184 d'abord par l'empereur Frédéric puis en 1186 par le pape Urbain III, et enfin par les papes Innocent IV et Félix V. L'église de Belmont fut rebâtie à la fin du XVe siècle ainsi que l'apprend la date de 1495 gravée au-dessus de la porte principale.

Les chanoines de St Claude, hauts décimateurs de la paroisse, s'y faisaient au XVIIe siècle un revenu de 1 060 livres. Entre autres fonds, ils possédaient dans le village une grange où ils rassemblaient les dîmes prélevées en nature, un pré à Champdossin, une terre à Massigneux. La cure était encore plus riche que le prieuré en bien-fonds et en vignes dans les meilleurs terroirs : à la Guigonnière, à Cravêche, à Hostel, au Caton, etc. Les 7 chapelles de l'église avaient aussi chacune leurs dotations. Les mieux dotées étaient celles de Ste Barbe et de St Jean dont le patronage appartenait aux syndics et aux habitants et celle de St Sébastien et de St Antoine qui dépendaient du seigneur d'Hostel.

Les habitants de Belmont possédaient dans la montagne qui domine une large étendue de la forêt noire, qui leur fut confirmée en 1317 par Louis de Savoie, baron de Vaud, et en 1390 par le compte Amédée, moyennant une redevance annuelle de 20 boisseaux d'avoine. En 1393, Bonne de Bourbon, comtesse de Savoie, remit cette redevance aux religieux de Pierre-Châtel.

Par arrêt de la cour de Lyon du 4 août 1837, la commune dut céder une notable partie de ses possessions immémoriales aux consorts de Drée et de Mandelot qui prétendaient aux droits des anciens seigneurs du Valromey.

Belmont est une des plus anciennes seigneuries du Bugey. Vers 1135, elle était possédée par Guillaume de Belmont. Parmi ses descendants, on compte Bérard de Belmont, vivant en 1170, Pierre en 1180, Guigonet et Ponce en 1234, Etienne en 1247, Guionnet en 1293, Jean et François en 1452, Guigues et Georges en 1477, Hugues en 1510, Antoine en 1595 et Guillaume en 1650. La veuve de ce dernier, Melchionne de Seyssel, reprit le fief de la rente noble de Belmont le 16 février 1655. Le château dépendait alors de la terre et justice d'Hostel, qui n'en était jadis qu'un arrière-fief. Les dernières représentantes de cette noble famille furent Sébastienne et Symonde de Belmont. Sébastienne épousa Claude, seigneur d'Arcollières, à Yenne en Savoie. Elle en était veuve en 1674. Melchionne d'Arcollières, sa fille unique fit son testament le 12 décembre 1689. Elle avait plusieurs enfants de son mari, Joseph Cyvost de Thézillieu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Belmont-Luthézieu :
  • Vogland : Voglens en 1345, Voglein en 1429.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 André Michaud    
2001 2014 Jean-Baptiste Zambelli DVG Conseiller général
2014 En cours Pauline Godet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Belmont-Luthézieu.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 549 habitants, en augmentation de 9,36 % par rapport à 2009 (Ain : 5,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
575 460 609 565 665 682 721 756 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
739 733 735 724 642 608 626 610 628
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
600 551 509 418 401 380 361 342 270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
275 240 300 293 308 394 461 527 549
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Belmont. La date de 1495 est gravée au-dessus de la porte principale comme suit : A M CCCC XC V.
  • Vestiges du château de Belmont ; château des sires de Belmont.
  • Château de Thésieu ou Luthésieu (pour mémoire) ; reconstruit vers 1305, au lieu-dit sur Balme, par Jean d'Uthésieu.
  • Vestiges du prieuré de Saint-Claude.
  • Monument aux Résistants du Valromey, à Luthézieu.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le Fierloz : plateau karstique (lapiaz : fissures profondes creusées par les infiltrations d'eau) qui s'étend de Massignieu (Belmont-Luthézieu) à Artemare.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'architecte Tony Desjardins (1814-1882), est mort à Belmont-Luthézieu.
  • Raymond Chevallier (1929-2004), latiniste, historien et archéologue français. Il repose aujourd'hui au cimetière communal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Topographie Historique du Département de l'Ain par M. C. Guigue - Trévoux 1873
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Notice no PA00116311, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. « Biographie du Frère Gabriel », sur www.fsfbelley.net, Site des frères de la sainte famille (consulté le 28 décembre 2011).
  8. Erwin Canard, « Henri Reynaud, ambassadeur : « L’Arménie ? Le Valromey d’il y a 50 ans » », Le Progrès,‎ .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]