Belleroche (Loire)

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Belleroche
Belleroche (Loire)
Pont sur le Botoret.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Charlieu
Intercommunalité Charlieu-Belmont Communauté
Maire
Mandat
René Chetail
2014-2020
Code postal 42670
Code commune 42014
Démographie
Gentilé Bellerochons
Population
municipale
309 hab. (2015 en augmentation de 19,31 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 09″ nord, 4° 24′ 39″ est
Altitude Min. 473 m
Max. 881 m
Superficie 13,93 km2
Localisation

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Belleroche est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Borne entre départements, entre Belleroche et Poule-les-Écharmeaux.

Belleroche est la commune la plus à l'est de l'arrondissement de Roanne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Germain-la-Montagne Azolette (Rhône) Propières (Rhône) Rose des vents
Belmont-de-la-Loire N Poule-les-Écharmeaux (Rhône)
O    Belleroche    E
S
Ranchal (Rhône)

Histoire[1][modifier | modifier le code]

Présence romaine dans la région (Camp militaire du Tourvéon).

Les différents noms de Belleroche[modifier | modifier le code]

La commune de Belleroche fut citée pour la première fois dans un acte de donation au monastère de Cluny d’un domaine située dans un lieu appelé « Chapelle près de le Roche » d’un dénommé Richard grand propriétaire à Belleroche. Le terme « Chapelle de la Roche » désignent l’église primitive de la commune qui fut bâtie sur une roche. Cette église devint chapelle castrale lorsque le château fort fut construit vers l’an 1100 et servit d’église paroissiale jusque vers l’an 1562.

Avant 1470, les actes officiels (vente ; achat ; donation..) s’écrivaient essentiellement en latin et peu en français. C’est ainsi que le nom de la commune s’écrivait Bella Roca, Bella Rupes ou Belle Rochi. En français c’est sous la forme patoise (« Baleroche »)que l’on retrouve le nom de la paroisse.

On retrouve aussi le nom de la paroisse dans des actes anciens et ceci jusque vers 1500 sous la forme de « Vayvères ».

Belleroche sous la domination des Seigneurs de Beaujeu[modifier | modifier le code]

Avant l'an 1000 - jusque vers 1300.

Il est probable que Belleroche appartenait à la seigneurie de Thizy avant l'an 1000. À la suite du mariage de Guichard II, quatrième seigneur de Beaujeu avec Ricoaire de Salornay, celle-ci apporta les seigneuries de Thizy et d'Amplepuis en dot. Humbert II succéda à Guichard II vers 1080. En 1101, Guichard III succéda à son père et c'est lui qui fit construire au nord de Beaujeu une ligne de châteaux forts destinée à la protection de son château de Beaujeu et de ses propriétés des vues des seigneurs de Dun. Ces forteresses furent élevées sur les communes de Propières, Ouroux et Belleroche.

Vers l'an 1250, Humbert V, seigneur de Beaujeu donna en dot à sa fille Sibylle pour son mariage avec Aymard IV de Poitiers, comte de Valentinois les domaines qu'il possédait sur la paroisse de Belleroche. Les seigneurs de Beaujeu avaient installé à Belleroche une châtellenie. Le « Châtelin » ou Prévost était chargé de faire la police, il était gérant du château. De plus, toute châtellenie avait un tribunal et cette cour de justice exista jusqu'en 1793. Le comte habitait Valence et il ne pouvait donc gérer son domaine ; c'est sans doute la cause de la vente de la baronnie de Belleroche à Guichard de Marzé vers l'an 1300.

Belleroche sous la domination de la famille Marzé[modifier | modifier le code]

Vers 1300 jusqu'à 1573.

La seigneurie de Belleroche vit se succéder différents membre de la famille de Marzé. Guichard de Marzé était le fils de Huges de Marzé, seigneur d’Alix, riche propriétaire Beaujolais.

Tout d’abord Guichard de l’an 1300 à 1320 qui fut le premier comme seigneur de Belleroche. Puis son fils Hugues Ier de 1320 à 1354 environ. La seigneurie resta dans la famille Marzé jusqu'à Théodre de Marzé qui sans héritier avait légué tous ses biens à son épouse Jane de Crussol. Au décès de celle-ci c’est Jeanne Mitte épouse de Philibert de Nagu qui hérita de sa tante (vers l’an 1573). C’est ainsi que la seigneurie de Belleroche passa à la famille Nagu-Varenne.

Belleroche sous la domination de la famille Nagu-Varenne[modifier | modifier le code]

Période 1573 - 1770.

Jean de Nagu, fils unique de Jane de Crusol hérita de la seigneurie de Belleroche. La seigneurie de Belleroche passa ainsi dans la famille jusqu'à Charles-Gabriel de Nagu qui pour subvenir aux dépenses liées à sa vie parisienne vendit le 6 mars 1770 tous ses biens à Pierre Giraud ; fonctionnaire important à la cour des monnaies de Lyon.

Pierre Giraud est décédé lorsque la révolution de 1789 éclate, sa veuve Françoise de Nolhac qui a hérité de ses biens émigre en 1791. Les biens situés à Belleroche furent vendu aux enchères à Roanne.

Belleroche à l’époque de la Révolution de 1789[modifier | modifier le code]

Au début 1789, chaque commune devait nommer des délégués pour assister aux assemblées qui se tenaient au chef-lieu de la province et apporter les revendications des habitants qu’ils représentaient. Le cahier de doléance de Belleroche demande la suppression des privilèges des seigneurs, l’allégement des impôts et le remplacement de la dîme par un traitement donné aux curés.

À la fin de 1789, on divisa la France en départements, arrondissements et cantons. Belleroche fut rattaché a l’arrondissement de Roanne car la ligne de partage des eaux passe au lieu-dit Les Écharmeaux (Poule-les-Écharmeaux), juste au dessus de la commune. Les eaux de Belleroche s’en vont dans la Loire alors que celles de Poule s’en vont dans le Rhône. La population de la commune souhaitait rester rattacher à l’arrondissement de Villefranche. Ainsi ils envoient une réclamation en 1790 à Lyon. À la suite de réclamation, Belleroche fut rattaché à l’arrondissement de Mâcon et ceci pour une durée de deux mois. Les habitants de la commune n’ayant aucune relation avec Mâcon ont dû faire une nouvelle réclamation et Belleroche fut liée a nouveau au district de Roanne et au canton de Belmont.

Début 1790, la première municipalité fut organisée à Belleroche, le premier maire fut ainsi Joseph Longin.

La commune de Belleroche , ainsi que toutes les communes des cantons de Belmont et Charlieu furent incorporées le 31 juillet 1793 au département de Saône et Loire. Mais ces communes n’y restèrent que trois mois et demi et les communes furent de nouveau annexées par le département de la Loire.

Le 19 novembre 1793, le département de Rhône et Loire est scindé en deux et Belleroche est définitivement rattaché au département de la Loire.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Belleroche (Loire).svg

Les armoiries de Belleroche se blasonnent ainsi :

D'or au lion de sable armé et lampassé de gueules à la fasce emmanchée de deux pièces et deux demies d'hermine et de trois de sinople forme de sapin brochant sur le tout. Conférence Permanente d'Héraldique de la Loire (Archives départementales de la Loire)
Alias : D’or au lion de sable, armé et lampassé de gueules; à la fasce d’hermine chargée de trois sapins de sinople brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1795 Antoine Joseph Longin    
1795 1823 Jean-Marie Cheuzeville    
1823 1829 Jean-Joseph Cheuzeville    
1829 1830 Claude-François Chignier    
1830 1832 Charles-Alexandre Longin    
1832 1835 Louis Chignier    
1835 1848 Charles-Alexandre Longin    
1848 1856 Louis Longin    
1856 1860 Benoît Thivend    
1860 1870 Jean-Baptiste Longin    
1870 1889 Louis-Henri Longin    
1889 1900 Jean-Baptiste Longin    
1900 1911 Marius Trecasse    
1911 1929 Joseph Chaumont    
1929 1953 Félix Chaumont    
1953 1959 Lucien Tabillon    
1959 1965 Louis Breleau    
1965 1983 Lucien Tabillon    
1983 1989 Joannes Desbas    
1989 mars 2001 Jean Lespinasse    
mars 2001 mars 2014 René Desbat    
mars 2014 en cours René Chetail[2]    

Liste des maires sur MairesGenWeb[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2015, la commune comptait 309 habitants[Note 1], en augmentation de 19,31 % par rapport à 2010 (Loire : +1,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9407528318018299561 1241 0711 024
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
831962928911861829826750750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
716683643576510509485410382
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
356346301284232211242266307
2015 - - - - - - - -
309--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tunnel ferroviaire de 4 140 m sur la ligne de Paray-le-Monial à Givors-Canal.
  • Madone sculptée en 1950 par Alphonse Berg (° 1905 - † 1972), à la demande de l'abbé Desperrier. Lieu-dit les Noyers.
  • Église Saint-Jean-Baptiste[8] :

L’ancienne église à la sortie de la révolution était vide de mobilier. Tout avait été brûlé, la cloche avait été réquisitionnée. Le toit mal entretenu était plein de gouttières. La population fit des travaux conservatoires pour pouvoir bénéficier d'un lieu de culte au village.

Dix ans après la chute de Napoléon, la population pensa à remplacer cette église très humide et devenu trop petite.

La commune étant pauvre la municipalité et la fabrique s’entendirent pour éviter le plus possible de payer en argent. Il fut convenu que les plus riches fourniraient des planches, des linteaux et des poutres pour le toit. La chose est facile puisque tous « propriétaires » de la commune possédaient des bois. Pour ceux qui possédaient des attelages, il leur fut demander de transporter les pierres. Quant aux pauvres ils durent aider les maçons pour démolir l'ancien bâtiment et construire ce nouvel édifice.

L’église actuelle fut édifiée grâce à la bonne volonté de toute la population et son inauguration eu lieu en 1829 (date gravée au dessus du portail d'entré). Mais il fallut attendre 1851 pour que le clocher accueille une cloche.

Les murs furent ornés de lambris en noyer, les confessionnaux et les stalles furent aussi exécutés en noyer. Il faut dire que cet arbre était en nombre à cette époque et qu'il vendait difficilement à cause du manque de moyens de transport.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille d'Elicourt de Belleroche, qui est issue de la petite noblesse de la ville[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « 42014 - Belleroche — GeneaWiki », sur fr.geneawiki.com (consulté le 12 mai 2016)
  2. « Belleroche », sur le site de l'association des maires de France (consulté le 13 mars 2015).
  3. Robert Weinland, « francegenweb.org - votre service benevole d'assistance genealogique », sur www.francegenweb.org (consulté le 12 mai 2016)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. « 42014 - Belleroche — GeneaWiki », sur fr.geneawiki.com (consulté le 12 mai 2016)