Belfagor

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Belfagor
Genre opéra
Nbre d'actes 1 prologue, 2 actes, 1 épilogue
Musique Ottorino Respighi
Livret Claudio Guastalla
Langue
originale
Italien
Sources
littéraires
Belfagor de Ercole Luigi Morselli
Dates de
composition
1921-1922
Création
la Scala de Milan

Belfagor P 137 est un opéra en 1 prologue, 2 actes, 1 épilogue d'Ottorino Respighi sur un livret de Claudio Guastalla, basé sur la comédie Belfagor de Ercole Luigi Morselli (1882-1921), elle-même basée sur le Belfagor arcidiavolo (en) de Nicolas Machiavel. La première représentation a eu lieu le à la Scala de Milan sous la direction d'Antonio Guarnieri, car Toscanini n'était pas disponible.

Historique[modifier | modifier le code]

La première a été un « succès complet », avec plusieurs rappels de rideau pour le compositeur[1], mais l'opinion des critiques a été divisée, allant de l'enthousiasme de Marinetti, enchanté par les aspects futuristes de l'opéra et de celui du critique musical S. A. Luciani, à ceux qui ont porté un jugement négatif sur l'opéra et le livret[2]. Gaetano Cesari a écrit que cet opéra ressemblait à une tentative, pas entièrement réussie, de marier dans un opéra comique « le fabuleux et le clownesque, le miraculeux et le sentimental » et que les aspects comiques avaient été annulés par l'absence d'un plan mélodique et par l'incapacité à écrire des développements rapides[3].

L'opéra a été édité à Milan par Ricordi en 1923.

Rôles et distribution lors de la création[modifier | modifier le code]

Rôles Voix Création, 26 avril 1923
(chef d'orchestre : Antonio Guarnieri)[4]
Candida soprano Margaret Sheridan
Baldo ténor Francesco Merli
Belfagor baryton Mariano Stabile
Mirocleto, père basse Gaetano Azzolini
Olympia, mère mezzo-soprano Anna Gramegna
Fidelia, sœur soprano Thea Vitulli
Maddalena, sœur soprano Cesira Ferrari
Un vieil homme baryton
Un jeune soprano
Menica mezzo-soprano Ida Mannarini
Don Biagio basse Giovanni Azzimonti
Majordome baryton
1er compagnon baryton
2e compagnon baryton
chœur

Mise en scène de Vittorio Rota.

Argument[modifier | modifier le code]

Prologue[modifier | modifier le code]

Belfagor apparaît dans un petit village et explique à l'apothicaire Mirocleto, père de trois filles à marier (Candida, Fidelia et Maddalena), qu'il est venu avec une mission des enfers, pour savoir si le mariage est vraiment l'enfer des hommes, comme le disent souvent ceux qui arrivent dans l'au-delà. Pour ce faire, Belfagor, qui dispose de beaucoup d'argent, doit se chercher une épouse et vivre avec elle dix ans.

Acte I[modifier | modifier le code]

Belfagor, dans les habits du riche et beau Ipsilonne, se présente à la maison de Mirocleto. Fidelia et Maddalena tombent amoureuses d'Ipsilonne, mais ce dernier choisit la troisième fille, Candida, qui lui affiche son indifférence. Mirocleto et sa femme Olimpia séduits par l'argent, s'engagent à donner en mariage à Ipsilonne la jeune fille, qui est désespérée parce qu'elle est amoureuse du marin Baldo.

Acte II[modifier | modifier le code]

Un mois plus tard, l'action se passe dans un château luxueux d'Ipsilonne. Candida a été contrainte de se marier avec lui, mais a réussi à lui résister et le mariage n'a pas été consommé. Enfin, après avoir fait croire à Ipsilonne qu'elle est prête à passer la nuit avec lui, Candida, aidée par Baldo, parvient à s'échapper.

Épilogue[modifier | modifier le code]

Candida et Baldo se réfugient chez le prévôt. Sur la place du village, Belfagor réapparaît, cette fois sous les traits d'un vagabond, et essaie de semer le doute dans l'esprit de Baldo, lui faisant croire que Candida a perdu sa virginité avec Ipsilonne, qui a atteint son but en s'amusant avec une belle jeune fille avant de fuir. Candida tente inutilement de convaincre Baldo que les mots du clochard constituent un mensonge. Finalement Baldo ne cède aux suppliques de sa bien-aimée que lorsque cette dernière, désespérée, se tourne vers la Madone pour lui demander un miracle et que les cloches se mettent à sonner d'elles-mêmes.

Instrumentation[modifier | modifier le code]

Instrumentation de Belfagor
Cordes
premiers violons,
seconds violons,
altos,
violoncelles,
contrebasses,
harpe
Bois
2 flûtes,
1 piccolo
2 hautbois,
1 cor anglais
2 clarinettes,
1 petite clarinette,
2 bassons
1 contre-basson
Cuivres
4 cors,
3 trompettes,
3 trombones,
1 tuba
Percussions
timbales, grosse caisse,
triangle, cymbales,
tambour, tam-tam,
crécelle, xylophone
carillon tubulaire
Claviers
célesta

[5]

Discographie[modifier | modifier le code]

1989: Lamberto Gardelli, Chœur de la Radio et de la Télévision Hongroise, Orchestre de la Philharmonie nationale hongroise, CD Hungaroton HCD 12850-51, Candida : Sylvia Sass, Baldo : Giorgio Lamberti, Belfagor : Lajos Miller, Mirocleto : László Polgár, Olimpia : Klára Takács, Fidelia : Magda Kalmár, Maddalena : Mária Zemplén[6]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Belfagor di Respighi. La prima rappresentazione alla Scala, La Stampa, 27 avril 1923, page 3
  2. Zidarich, pp. 195-197
  3. Il Corriere della Sera, 27 avril 1923
  4. (it) Almanacco di Amadeusonline (consulté le 8 février 2015)
  5. Opere di Respighi, Circolo Amici di Respighi (site consulté le 8 février 2015)
  6. Operaclass (consulté le 8 février 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pietro Gelli, Dizionario dell'Opera 2008, édition mise à jour par Filippo Poletti, Baldini Castoldi Dalai éditeur, Milan, 2007. (ISBN 978-88-6073-184-5)é

Liens externes[modifier | modifier le code]