Beaumont (Hainaut)

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Beaumont
Photo prise à Beaumont
Photo prise à Beaumont
Blason de Beaumont
Héraldique
Drapeau de Beaumont
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Bourgmestre Charles Dupuis
Majorité ICI
Sièges
ICI
ARC
PS
19
11
4
4
Section Code postal
Beaumont
Barbençon
Leugnies
Leval-Chaudeville
Renlies
Solre-Saint-Géry
Thirimont
Strée
6500
6500
6500
6500
6500
6500
6500
6511
Code INS 56005
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Beaumontois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
7 069 ()
49,32 %
50,68 %
76 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
22,61 %
61,36 %
16,02 %
Étrangers 3,37 % ()
Taux de chômage 16,45 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 795 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 14′ nord, 4° 14′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
92,97 km2 (2005)
78,30 %
14,43 %
6,39 %
0,88 %
Localisation
Situation de la ville au sein dela province de Hainaut
Situation de la ville au sein de
la province de Hainaut

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Beaumont

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Beaumont
Liens
Site officiel www.beaumont.be

Beaumont (en picard Biômont) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville compte un peu plus de 9.700 hectares. La commune est constituée des sections de Barbençon, Beaumont, Leugnies, Leval-Chaudeville, Renlies, Solre-Saint-Géry, Strée et Thirimont. Cette commune de la Botte du Hainaut, frontalière avec la France, est plus proche des villes françaises d'Avesnes-sur-Helpe, de Jeumont et de Maubeuge que de Mons, chef-lieu de la province.

Les communes limitrophes sont : Erquelinnes - Froidchapelle - Merbes-le-Château - Sivry-Rance - Thuin - Walcourt, Hestrud[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Beaumont, la poterne et la tour « Salamandre ».

Ville-étape, Beaumont est célèbre pour sa Tour Salamandre (qui fut brûlée par les Français en 1655 et les Anglais en 1691), ses macarons, mais aussi pour sa légende des Trois Auvergnats. Les trois larrons auraient manqué de respect à Charles Quint. Une heure après leur arrivée en ville, l'empereur les aurait fait pendre. D'où la maxime, « Beaumont, ville de malheur. Arrivés à midi, pendus à une heure ». Cette légende fait l'objet d'une reconstitution historique tous les cinq ans (la dernière a eu lieu en octobre 2015).

Août 1914 — La Ve Armée de Lanrezac à Beaumont — Près de 100.000 Français passent par la ville pour gagner la Sambre, où vont se dérouler de terribles combats.

La première unité qui franchit la frontière est le 1er Régiment de Zouaves à Beauwelz le 13 août ; elle est suivie par le IIIe Corps d’Armée entre le 14 et le 18 août, en provenance de Rethel, soit une marche de 70 à 80 kilomètres sous un soleil de plomb avec 40 kg d’équipement. D’autres troupes arrivent chez nous par Agimont et Gué d’Hossus. L’auteur estime à près de 8.000 le nombre de soldats français tombés dans l’Entre-Sambre-et-Meuse à partir des 1ers combats (à Dinant, le 15) soit une moyenne journalière de 727 … (Voir son ouvrage : Les soldats français † en août 1914 dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, Cahier du Musée de Cerfontaine n° 326, 112 pages)

Après 5 organigrammes très clairs des composantes de la Ve armée, est détaillé le passage dans chaque village de l’entité des diverses unités avec les dates de leur entrée en Belgique. Suivent les positions et les mouvements des États-Majors et de chaque unité avec l’heure d’arrivée et de départ, la progression, les combats et les pertes.

L’auteur cite la lettre poignante d’un soldat du 74e R.I. écrite le 19 août à Solre-Saint-Géry, qui, sentant proche sa fin tragique, fait des adieux déchirants à sa femme en lui demandant d’avoir beaucoup de courage et d’élever convenablement leur fils qu’il aurait bien aimé voir grandir. Il mentionne également, entre autres, des extraits de lettres de Poilus qui racontent l’accueil délirant des populations comme à Macquenoise le 17 août où le régiment défile baïonnette au canon, aux accents de la Marseillaise et de la Brabançonne, au milieu des acclamations tandis qu’on distribue à profusion vin, bière, lait, café et tabac. Des scènes identiques se déroulent à Rance, à Beaumont, à Walcourt.

Succède alors la retraite avec son cortège de misères : « Les longs et pitoyables convois des habitants, qui fuient à l’approche de l’Allemand exécré, se mêlent aux colonnes : les convois d’artillerie se croisent, se coupent, se dépassent et ajoutent encore au désordre »[2].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason Beaumont Hainaut.svg
Blason de Beaumont
Blasonnement : De gueules à un château d'argent ouvert du champ, la herse levée, doublement crénelé, soutenant un bâtiment en retrait ajouré au toit en bâtière, le portail accosté de deux tourelles à deux étages, ajourées, couvertes en poivrière et accompagné à dextre et à senestre d'une tour en saillie, à deux étages ajourés, la toiture desdites tours prolongées d'une bâtisse vue en perspective et appuyée au pignon central. L'écu sommé d'une couronne d'or à cinq fleurons[3].



Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Beaumont[modifier | modifier le code]

Barbençon[modifier | modifier le code]

  • L'Église Saint-Lambert,
  • Les chapelles (17/18/19e s.),
  • L'ancien château (ruines).

Renlies[modifier | modifier le code]

Spécialité[modifier | modifier le code]

Une des spécialités de Beaumont est un délicieux macaron dont la recette aurait été donnée par un cuisinier de Napoléon, qui logea sur place le 14 juin 1815 avant de se rendre à Waterloo.

Proverbe célèbre à Beaumont: "Ville de Beaumont, ville de malheur : arrivé à midi, pendu à une heure[9] ". Cette phrase aurait été prononcée par un des trois chaudronniers auvergnats qui auraient molesté l'empereur Charles-Quint lors de sa venue à Beaumont en août 1549.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Légende des trois Auvergnats[modifier | modifier le code]

« Beaumont, ville de malheur ! Arrivés à midi, pendus à une heure ! »

Ce devait être en ... 1525, trois Auvergnats, chargés de brocs, chaudrons, enclumettes et autres apertintailles nécessaires à leur métier, cheminaient sous un soleil de plomb vers la ville où la foire de la Saint-Jean allait encore amener dans les murs des centaines de chalands à la bourse arrondie ... S'étant moultes fois désaltérés, ils étaient d'excellente humeur; aussi, en apercevant un bourgeois bien mis, montant un fringant cheval noir, ils n'hésitèrent pas et se lancèrent à la bride de l'animal pour désarçonner sans ménagement le cavalier qui dut porter une partie des ballots sous les quolibets des hommes à demi-éméchés. Que voulez-vous qu'un homme seul fasse contre trois forts gaillards ?

Aux abords immédiats de la place-forte, ils furent tout étonnés de voir arriver un cortège formé des corporations, des bourgeois et des autorités entourées d'hommes en armes. Leur portefaix d'occasion cria aussitôt: « A l'arme! Emparez-vous de ces vauriens et garottez-les moi, loyaux sujets de Beaumont !». À cet ordre, archers et arbalestriers, placés sous les étendards respectifs de saint Sébastien et de saint Georges, saisirent illico nos drôles qui, hagards, comprirent en un éclair leur bévue majuscule ...

Et bien oui ! Manque de pot, le bourgeois bien mis n'était autre que l'empereur Charles-Quint, prince des Pays-Bas, roi d'Espagne et de Sicile, qui chevauchait à son aise à deux jets d'arquebuse de sa bonne ville de Beaumont qui s'apprêtait à le recevoir en grande pompe.

Ce crime de lèse-majesté ne fut pas longtemps impuni; pendant que se déroulait la réception en l'honneur du souverain, le prévôt fut chargé d'instruire l'affaire qui ne tarda pas à être résolue : les trois Auvergnats irréfléchis seraient pendus immédiatement au Champ de la Justice où se dressait une lugubre potence. Une heure ne s'était pas écoulée depuis leur arrivée en ville ...

C’est la légende des trois Auvergnats, vue par Georges Ducarme, fondateur de la Société d’Histoire de Rance. Un bas-relief en bronze représentant ces trois gaillards, d’après un grès d'Andenne réalisé et offert en 1952 par Marie-Louise Albessart, figure en bonne place à l’hôtel de ville du lieu.

Source : André Lépine, 80 monuments insolites d’Entre-Sambre-et-Meuse, Cahier du Musée de Cerfontaine n° 520, 80 pages, 76 photos, 1989.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.web.be/communes/com02300.htm
  2. Marcel Houyoux, 16-27 août 1914 - La Ve Armée française à Beaumont (voir Bibliographie)
  3. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 147
  4. Patrimoine monumental de Belgique, tome 10-1, p. 59
  5. Patrimoine monumental de Belgique, tome 10-1, p. 84-86
  6. Patrimoine monumental de Belgique, tome 10-1, p. 60-61
  7. Patrimoine monumental de Belgique, tome 10-1, p. 57-59
  8. Patrimoine monumental de Belgique, tome 10-1, p. 72-74
  9. http://www.legende-beaumont.com
  10. « L'abbé Philippe Saladin », « Première victime de la Révolution française », Part. 2, Appendice, pages 101 à 121, Essai de l'histoire d'Ascq et de ses environs, Pierre Delebart, Imprimerie R. Boulonnais, Ascq, 1952.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, t. 1 : Wallonie, Hainaut, Thuin (A-E), Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 906 p. (ISBN 2-8021-0045-9)
  • Marcel Houyoux, 16-27 août 1914 - La Ve Armée française à Beaumont, Cahier du Musée de Cerfontaine n° 382, 50 pages, 2014.