Beaucourt-sur-l'Hallue

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Beaucourt-sur-l'Hallue
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Corbie
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Annie Marchand
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80066
Démographie
Gentilé Beaucourtois
Population
municipale
276 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 59′ 16″ nord, 2° 26′ 44″ est
Altitude Min. 43 m – Max. 132 m
Superficie 5,47 km2
Localisation

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Beaucourt-sur-l'Hallue

Beaucourt-sur-l'Hallue est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaucourt-sur-l'Hallue
Rubempré
Mirvaux Beaucourt-sur-l'Hallue Bavelincourt et
Béhencourt
Montigny-sur-l'Hallue

Toponymie[modifier | modifier le code]

Comme pour les autres villages en « -court », le nom de la localité viendrait du nom d'un des « propriétaires » des lieux, apport germanique du VIe siècle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la bataille de l'Hallue le 23 décembre 1870, des combats eurent lieu sur le territoire de Beaucourt. Plusieurs habitants furent emmenés en captivité[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Marthe Benard    
mars 2008[3] en cours
(au 5 mai 2014)
Annie Marchand   Réélu pour le mandat 2014-2020 [4]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 276 habitants, en augmentation de 11,74 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
296 268 332 386 401 414 448 475 476
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
475 440 437 369 350 331 323 312 305
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
265 263 222 214 225 211 207 220 244
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
194 208 225 214 235 226 234 254 276
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale[modifier | modifier le code]

L'église de Beaucourt, placée sous le vocable de saint Éloi était à l'origine un édifice néo-classique du XVIIIe siècle. L'édifice a été fortement dégradé à l'époque révolutionnaire. Des premiers travaux de restauration ont été financés en l'an XI par monsieur Charles Marie Dufresne, ci-devant seigneur de Beaucourt.

En 1873, le sanctuaire fut agrandi, les fenêtres exhaussées. Une chapelle fut créée au sud pour faire pendant à celle du nord qui était réservée autrefois aux seigneurs. Les armes seigneuriales, surmontées d'une couronne comtale, figurent dans le vitrail de cette chapelle ; on les retrouve à l'extérieur, sculptées au-dessus de la porte latérale.

Description[modifier | modifier le code]

L'église est construite sur le plan d'une croix latine orientée à l'est. Toutes les baies et le portail, sont en plein cintre et les sculptures des portes sont réalisées dans un même style néo-roman. La façade ouest et les murailles latérales sont en pierre. Le portail en bois est surmonté d'une rosace. Chacun des murs latéraux est percé de trois baies. Les deux croisillons du transept sont maçonnés en brique sur soubassements en grès. Les deux pignons du transept sont surmontés d'une croix en pierre et sont percés de deux fenêtres accolées. À l'est, la partie centrale de l'ancienne abside en pierre a été prolongée par un édifice en brique, ouvert à l'avant par une rosace hexalobée et par deux petites baies de chaque côté. La sacristie accolée au croisillon droit, réalisée en brique, est éclairée par deux petites baies sur le côté sud et trois vers l'est. La nef est formée de trois travées principales et d'une plus petite à l'arrière, surmontée d'une tribune, formant un porche-narthex. Trois tirants en fer empêchent les murailles latérales de la nef de s'écarter. Les voûtes en plâtre sur lattis, sont peintes pour imiter la pierre. Les grandes arcades entre chœur, transept, travées de la nef et narthex, sont de section carrée en briques, creuses à l'intérieur et enduites de plâtre. Dans la nef, voûtes et arcades partent de chapiteaux, reposant sur de minces pilastres non contrefortées. Dans le transept, les colonnes sont triples avec chapiteaux. Dans le chœur elles sont simples avec chapiteaux. L'allée centrale est pavée de dalles noires anciennes. Les baies latérales ont des vitraux blancs aux figures géométriques sur plomb avec filets de couleur. Le vitrail de la fenêtre de gauche du transept représente "le baptême du Christ". La fenêtre de droite représente "la fuite en Égypte". Les scènes sont surmontées de médaillons sur fonds de mosaïque. Le médaillon derrière l'autel met en scène cinq personnages. La fenêtre au-dessus de la porte d'entrée est une rosace à huit lobes, en vitraux mosaïque et grisaille riche[9].

Château[modifier | modifier le code]

En 1745, les terres et la seigneurie de Beaucourt furent vendues à Alexandre du Fresne de Beaucourt, seigneur de Marcelcave, La Motte, maire d'Amiens en 1749. C'est probablement pour lui que fut alors construit le château, vers 1750 (la date de 1753, apparaît dans une cave). Par ailleurs, le pressoir au sud du château porte la date 1787. Au XIXe siècle, furent édifiés près du corps de logis deux pavillons en brique dont il ne reste que les cuisines, au nord. Deux ailes latérales (aujourd'hui disparues) furent rajoutées au corps de logis. Le "chalet" en brique près du grand potager, à l'ouest du château, fut construit en 1877. La cour de ferme date également du XIXe siècle. En 1887, une campagne de travaux fut conduite sur le corps de logis pour Léon de Monclin (inscriptions en haut de la façade sur jardin).

Description[modifier | modifier le code]

Le château constitue une vaste propriété comprenant un corps de logis isolé entre cour et jardin, et diverses dépendances au nord, au sud et à l'ouest. Le corps de logis est un bâtiment en craie sur soubassement de grès, couvert en ardoise. En élévation, le corps principal comporte un étage-carré et un étage de comble, couverts par un toit à croupe. Il est encadré par deux petites ailes plus basses (rez-de-chaussée et combles) couvertes par une croupe brisée. Cette élévation est couronnée par un fronton central triangulaire. Les deux façades, sur cour et sur jardin, suivent la même ordonnance mais l'élévation antérieure présente en outre une véranda. À l'intérieur, le château a conservé bon nombre d'éléments du XVIIIe siècle : escalier tournant en maçonnerie, avec rampe en ferronnerie, parquets en marqueterie dans le salon, boiseries (remaniées au XIXe siècle). Au nord du corps de logis s'élève un bâtiment en brique, couvert par un toit brisé, qui abritait les cuisines. Au sud se trouvent un petit pavillon bas, une serre donnant sur le petit potager, et un ensemble de dépendances en U abritant logement, écuries et pressoir. Sous le pressoir est creusée une cave en brique et pierre aux assises alternées. Une cave semblable s'étend sous le bâtiment des cuisines. Le domaine s'étendait à l'origine vers l'ouest, au-delà de la rue du Château, avec un grand potager dont demeure la maison du jardinier, bâtiment en brique comportant logement et remise. Enfin, au nord du château se trouve une cour de ferme dont les bâtiments logement et étables) sont construits en briques et moellons de craie. Dans la cour s'élève un pigeonnier octogonal avec base en pierre, murs en pans de bois couverts d'un essentage d'ardoise, et flèche en ardoise couronnée d'un épi de faîtage en forme de pigeon[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le général Du Fresne servit dans les armées françaises de 1785 à 1807 ; il prit part aux campagnes de la République et de l'Empire.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Ansart Histoire des églises de la vallée de l'Hallue Bibliothèque municipale d'Amiens Louis Aragon, cote 18568 Pic 6318.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Chaurand et Maurice Lebègue, Noms de lieux de Picardie, éditions Bonneton, 232 p., novembre 2000, p. 71 à p. 80, (ISBN 978-2-862-53265-3).
  2. Archives départementales de la Somme, Notice communale 1899 par M. Duval, 4°100
  3. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 14 juillet 2008)
  4. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Archives départementales de la Somme. Série 99 O
  10. Service régional de l'inventaire. Direction régionale des Affaires culturelles de Picardie, Amiens

Ouvrages[modifier | modifier le code]