Paul B. Preciado

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Paul B. Preciado
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Preciado en 2016, New York.

Nom de naissance Beatriz Preciado
Naissance (47 ans)
Burgos, Castille-et-León, Drapeau de l'Espagne Espagne
Activité principale
Distinctions

Prix Sade de l'essai (2011)

Finaliste du Prix Anagrama (2010)
Auteur
Langue d’écriture espagnol, français, anglais
Genres

Œuvres principales

Paul B. Preciado[1],[2], anciennement Beatriz Preciado, est un philosophe espagnol né le à Burgos. Preciado est proche des mouvements féministe, queer, transgenre et pro-sexe : il théorise notamment dans son œuvre l'abolition des différences entre les sexes, les genres et les sexualités. Lui-même se considère d'abord comme une femme lesbienne, puis comme « gouine trans » et « garçon-fille », revendiquant n'appartenir à aucun des deux genres masculin et féminin. En août 2014, Beatriz Preciado se dit « trans in between non opéré », puis décide en janvier 2015 d'utiliser le nom de Paul B. Preciado et choisit le masculin pour s’identifier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul B. Preciado grandit dans une famille catholique qui le place dans une école religieuse non mixte[3].

Dans les années 1990, il étudie à la New School for Social Research de New York grâce à une bourse Fulbright[4]. Ses professeurs sont notamment Jacques Derrida[3] et Ágnes Heller[4]. En 2000, il s’installe à Paris et en 2002, il organise le premier atelier dragking en France[3]. Il retourne aux États-Unis et obtient en 2004 un doctorat de théorie de l'architecture de l'université de Princeton[5]. Sa thèse est consacrée à la place de l'architecture dans le magazine Playboy[6]. Il en tire ensuite l'ouvrage Pornotopie : Playboy et l'invention de la sexualité multimédia[7]. Preciado est chercheur associé au centre de recherche sur la danse de l'université Paris-VIII[8]. Preciado a dirigé le projet « Technologies du Genre » au sein du Programme d'Études Indépendantes du Musée d'Art Contemporain de Barcelone[9].

Preciado a été en couple avec l'écrivaine Virginie Despentes[10] de 2005[11] à 2014[12].

En décembre 2013, Paul B. Preciado s'oppose aux limitations de l'avortement promulguées par le gouvernement de Mariano Rajoy. Dans un texte intitulé « déclarer la grève des utérus », il appelle les femmes à « [s'affirmer] en tant que citoyens entiers et non plus comme utérus reproductifs. Par l’abstinence et par l'homosexualité, mais aussi par la masturbation, la sodomie, le fétichisme, la coprophagie, la zoophilie... et l'avortement » et à « [ne pas laisser] pénétrer dans nos vagins une seule goutte de sperme national catholique[13]. »

Preciado collabore comme consultant et commissaire d’exposition avec le Musée Reina Sofia à Madrid[14]. En 2014-2015, Paul Preciado est professeur invité à l'université de New York et à l'université de Princeton[15].

Identité de genre[modifier | modifier le code]

Sous son identité féminine, Beatriz Preciado arbore un look de dragking, portant volontiers une moustache[3]. En 2008, à la publication de Testo-Junkie qui raconte sa prise de testostérone, Preciado se présente comme lesbienne, puis comme « gouine trans » et « garçon-fille », revendiquant n'appartenir à aucun des deux genres masculin et féminin[3]. En août 2014, Preciado se dit « trans in between non opéré »[12], puis décide en janvier 2015 d'utiliser le nom de Paul B. Preciado et choisit le masculin pour s’identifier[1].

Preciado a depuis signé tous ses textes sous ce nom, en utilisant le masculin, que ce soit pour la revue Artforum[16], pour le magazine Mousse[17] ou encore dans le cadre de contributions à des ouvrages collectifs[18]. Preciado évoque son changement de nom dans de nombreux entretiens[19], notamment avec la journaliste Linn Levy pour le quotidien suisse Le Temps[2]. D'autres médias, comme Mediapart, utilisent son nouveau nom ainsi que le masculin sans pour autant aborder la question de ce changement d'identité[20],[21],[22],[23].

Depuis le 16 novembre 2016 Paul Beatriz Preciado a changé d'état civil et est officiellement un homme[24].

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Preciado questionne les nouvelles technologies du corps (hormones, chirurgie plastique…), leurs usages médicaux disciplinaires (comme la réassignation d'un sexe aux personnes intersexuées) et leur potentiel de subversion du système de genre par de nouveaux codages corporels. Ses textes sont souvent écrits à la première personne et contiennent des détails autobiographiques.

Manifeste contra-sexuel[modifier | modifier le code]

Dans son Manifeste contra-sexuel (es), paru d'abord en France en 2000 puis en Espagne sous le titre Manifiesto contra-sexual en 2002, Preciado tente de définir une alternative à l'hétérosexualité en développant de nouvelles formes de sexualité. Pour ce faire, elle décentre la connotation sexuelle traditionnellement liée au pénis et au vagin pour constituer et proclamer une sexualité dans laquelle l'anus et le godemichet (chaque partie du corps pouvant être ou devenir un godemichet) sont au centre du comportement sexuel.

Le manifeste de Preciado esquisse l'ébauche d'un système sociétal qui se défait des normes de genre et de la distribution traditionnelle des rôles afin de créer une société nouvelle. La contra-sexualité est une réflexion critique sur le « contrat social hétérocentriste »[25] qui fait de l'hétérosexualité une norme et refuse toute forme de déviance. Preciado parle de « performances normatives, qui viennent s'imposer dans le corps comme des vérités biologiques »[25]. Le Manifeste dénonce un conditionnement des êtres humains : la nature de l'homme et de la femme serait déterminée par la culture et projetée automatiquement sur l'individu. Preciado souhaite rompre avec le « contrat social hétérosexuel » et le remplacer par un « contrat social contra-sexuel », ce qui passe par une « déconstruction systématique de la naturalisation des pratiques sexuelles et de l'ordre sociétal »[25]. Tout comme Judith Butler, Preciado emploie le concept de « performance« ». Selon Preciado, le «système hétérosexuel» fonctionnerait au travers de codes culturels, c'est-à-dire un cercle fait de performance, d'imitation, de production et de reproduction, grâce auquel émergent des identités de genre présentées comme naturelles.

Preciado définit la contra-sexualité comme « une théorie du corps, qui se trouve en dehors de l'opposition entre masculin et féminin, entre mâle et femelle, entre hétérosexuel et homosexuel. Elle définit la sexualité comme une technologie et considère les différents éléments du système de sexe et de genre (...) tout comme ses pratiques et ses identités sexuelles »[26]. L'auteure oppose à ce système l'idée que la sexualité définit l'individu dans une société, et vise à libérer cet individu grâce à sa société alternative contra-sexuelle. Celle-ci se base sur un contrat contra-sexuel adopté par deux ou plusieurs individus. Ce contrat règle le comportement sexuel des signataires jusqu'aux moindres détails. Il est constitué de principes formulés par écrits avec lesquels les membres de la société se déclarent en accord. Les signataires renoncent d'abord à toute forme d'identité sexuelle dans la mesure où ils renoncent à la conception naturaliste de la féminité et de la masculinité et donc aux privilèges et aux devoirs qui y sont liés. Ensuite, la relation interpersonnelle est définie plus précisément. Le contrat n'est ni l'équivalent d'un mariage, ni celui d'une communauté de vie. La reproduction n'est pas contenue dans le contrat et ne peut se produire que si les deux partenaires sont d'accord. Le contrat lui-même ne se rapporte qu'à l'acte sexuel. Dans le cadre de l'abolition des stéréotypes de genre, l'anus devient le nouveau «centre universel contra-sexuel»[27]. En effet, l'anus n'est pas discriminant et ne crée pas de catégories car tant les hommes et que les femmes en possèdent un. L'anus devient donc une métaphore pour l'absence de normes de genre.

Testo Junkie : sexe, drogue et biopolitique[modifier | modifier le code]

Testo Junkie est un livre de Preciado, publié en Espagne (sous le titre Testo yonqui) et en France en 2008, traduit en anglais en 2013[28], qui relate l’expérience de Preciado s’administrant de la testostérone en gel appelée Testogel[29]. Cet acte, qui se veut politique et performatif, est décrit par Preciado comme une stratégie visant à défaire le genre inscrit à l’intérieur même de son corps par un système de contrôle de la sexualité et de la contraception[30].

Testo Junkie est un hommage à l’auteur Guillaume Dustan mort d'une intoxication médicamenteuse[31] et ami proche de Preciado.

Preciado décrit et analyse dans l'ouvrage les changements induits par la testostérone à la lumière d’une histoire d’amour avec sa partenaire de l’époque, l’écrivaine Virginie Despentes (« VD » dans le livre)[32]. Testo Junkie est également une histoire politique des substances de transformation des corps : pilule contraceptive, Viagra, produits dopants, Prozac, testostérone et œstrogène cliniques.

Preciado prolonge dans cet ouvrage l’œuvre de Foucault. Ce dernier a décrit méticuleusement la succession d'une ère de la souveraineté et d'une ère disciplinaire. Preciado fait un apport fondamental en précisant qu'à partir de la seconde guerre mondiale nous sommes entrés dans une nouvelle ère nommée « pharmacopornographique ». Interpénétration de l’industrie pharmaceutique et de l’industrie pornographique dans un capitalisme tardif, impactant les cycles reproductifs et le contrôle social par le biais d’une régulation des corps[33]. Si l'on entend par pharmakon, le remède et le poison au sens grec, et par pornographie tous les dispositifs capables de créer une réaction d'excitation-frustration, alors l'ère pharmacoporno prend un sens plus large et plus complexe. La catégorie du féminin s'est élargie grâce à la déconnexion entre le sexe et le genre. Le système économico-politique demeuré hétéro-normatif, en incorporant des biofemmes et biohommes (auto)codifiés au féminin, peut alors être lu comme la mise en place d'un immense bordel connectant par les médias, la sphère du travail, et celle du social, des technocorps-prostitués à des technocorps-clients-consommateurs. La prostitution dépasse en ce sens la production de sperme, au sens littéral, qui était le but de cette institution dans son ancienne forme. Le rôle de la prostituée pharmacoporno est d'augmenter la potentia gaudendi, ou « force orgasmique », un concept que Preciado définit comme la « puissance (actuelle ou virtuelle) d'excitation (totale) d'un corps »[34] c'est-à-dire une capacité de jouir constituant une force de travail dans le capitalisme pharmacopornographique.[35]

Dans cet ouvrage, Preciado n'entend pas formuler de vérité sur la réalité de son sexe, mais plutôt présenter une fiction autopolitique, le récit d'une « expérience politique », un « protocole d'intoxication volontaire à base de testostérone synthétique », qui toutefois ne se limite pas à une étude purement individuelle. Il s'agit plutôt d'étudier comment des influences structurelles (par exemple l'histoire, l'évolution des espèces, les réseaux de communication,...) produisent sa subjectivité. Par ailleurs, il présente la science comme une production de réalité, à laquelle peuvent s'opposer des « contre-laboratoires » de production de la réalité tels que l'art, l'activisme et la philosophie[réf. nécessaire].

Pornotopie - Playboy et l'invention de la sexualité multimédia[modifier | modifier le code]

Pornotopie est la republication d’une thèse de doctorat d’abord publiée en espagnol en 2010[36]. Dans cet ouvrage, Preciado s’intéresse au magazine Playboy créé en 1953 par Hugh Hefner. Selon Preciado, Playboy est le précurseur de la médiatisation de la sphère intime, telle qu’on peut la retrouver aujourd’hui aussi bien dans la télé réalité que dans les réseaux sociaux. Produits dérivés, hôtels, clubs avec hôtesses (les « bunnies » ou « Playboy Bunny »), chaîne de télévision mettant en scène l’intérieur du manoir Playboy, invention de la « fille d’à-côté » (girl next door) faisant de toute femme une potentielle playmate, le magazine met en place un véritable empire qui annonce et influence l'ère médiatique actuelle[37].

Le terme «pornotopie» est un emprunt à Steven Marcus dans son essai The Other Victorians: A study of Sexuality and Pornography in the Mid-Nineteenth Century England[38] (1964), qu'il définit comme « un espace plastique, un fantasme à la fois familier et inavouable, qui se situe quelque part derrière les yeux, à l'intérieur du crâne, mais qui ne peut pas être localisé dans l'espace physique[39] ». Preciado suppose que les travaux de Marcus ont probablement influencé le philosophe Michel Foucault dans son travail sur la spatialisation de la connaissance et du pouvoir, et qui le mènera à la création de la notion d'hétérotopie qu'il définit comme « des lieux réels, des lieux effectifs, des lieux qui ont dessinés dans l'institution même de la société, et qui sont des sortes de contre-emplacements, sortes d'utopies effectivement réalisées dans lesquelles les emplacements réels, tous les autres emplacements réels que l'on peut trouver à l'intérieur de la culture sont à la fois représentés, contestés et inversés, des sortes de lieux qui sont hors de tous les lieux, bien que pourtant ils soient effectivement localisables[40] ».

Le travail sur la pornotopie Playboy de Preciado se présente comme une poursuite de la réflexion de Marcus et Foucault, proposant que « le complexe médiatique qui s'était développé autour du Manoir Playboy fonctionnait, contre les attentes de Marcus, comme une « pornotopie » localisée, une hétérotopie sexuelle propre au capitalisme tardif des sociétés de superconsommation de la guerre froide[41] ». La définition de « pornotopie » de Preciado est la suivante : « Ce qui caractérise une pornotopie est sa capacité d'établir des rapports singuliers entre espace, sexualité, plaisir et technologie (audiovisuelle, biochimique, etc.), en altérant les conventions sexuelles et des genres tout en produisant la subjectivité sexuelle comme un dérivé de ces opérations spatiales[42] ».

Dans son ouvrage, Preciado définit six types particuliers de pornotopie :

  • les pornotopies « de large prolifération », qui consistent en un territoire régi par ses propres règles, us et coutumes (exemple des Red-light district),
  • les pornotopies « localisées » (Peep show, Club échangiste, Love hotel),
  • les pornotopies « de restrictions » (prison, hôpital, école, couvent, dans leur rapport de négation à la sexualité),
  • les pornotopies « de transitions », où le rapport à l'espace est déterminé par l'événement (Nuit de noces/Lune de miel, Tourisme sexuel),
  • les pornotopies « subalternes », qui se créent en fonction de l'installation d'une minorité dissidente dans un territoire donné, rendant cette même minorité visible et s'affirmant comme telle dans l'espace urbain et social (quartier gay)
  • les pornotopies « de résistance », qui sont des manifestations éphémères (à l'inverse des pornotopies subalternes) matérialisant des régimes et des subjectivités sexuelles généralement invisibles (Gay pride, SlutWalk, manifestations pour les droits des prostituées).

Selon Preciado, l’homme « Playboy » s’est construit contre le modèle traditionnel du père de famille des années 1950 : il est célibataire, collectionne les conquêtes, habite en ville, aime les gadgets technologiques et c’est un homme d’intérieur. En effet, dès les premiers numéros, Hugh Hefner plaide pour une reconquête de l’espace domestique, traditionnellement assigné aux femmes. Il s’intéresse au design, à l’architecture et à la décoration[43]. Ce renversement des intérêts typiquement féminins repris comme gages de la masculinité est illustré par Preciado par le modèle du soldat remplacé par le modèle caméléon et sophistiqué de l'espion qui apparaît avec le commencement de la Guerre froide. Preciado explique comment historiquement et philosophiquement Playboy se placerait dans la continuité des maisons de plaisir et des utopies sexuelles architecturales du marquis de Sade, de Claude-Nicolas Ledoux ou de Restif de La Bretonne[44].

Preciado fait également des rapprochements entre les revendications du féminisme radical et Playboy : Hefner critique notamment l'institution du mariage, la sexualité aux fins uniquement reproductives et il remet en question l'espace domestique consacrée à la femme ménagère. Cependant, ses revendications se concentreraient selon Preciado à développer une nouvelle masculinité plutôt qu'une nouvelle féminité. Cette nouvelle masculinité « se traduit dans une réorganisation de l’espace domestique et des plaisirs sexuels[45] ». Il veut « déféminiser » des espaces traditionnellement féminins comme la cuisine, la salle à manger ou la chambre à coucher. Preciado décrit en détails le lit « pharmaco-pornographique » d'Hefner. Ce lit rotatif et technologique sert à une multitude de fonctions : travail, détente, transfert d'informations et sexualité. À la différence du lit conjugal, « aucune femme n'était invitée à y rester plus que nécessaire[46] ».

Pornotopie est lauréat du prix Sade de l’essai en 2011[47], finaliste du prix Anagrama en 2010.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Contributions à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Anne Dressen, Teresa Grandas et Paul B. Preciado, La passion selon Carol Rama, Paris, Paris-Musées, , 276 p. (ISBN 978-2-7596-0285-8)

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Multitudes Queer, Notes pour une politique des anormaux », Multitudes, no 12,‎ (DOI 10.3917/mult.012.0017, lire en ligne)
  • « Mies-conception : la maison Farnsworth et le mystère du placard transparent » (trad. Anouk Devillé et Anne Verheeken), Multitudes, no 20,‎ (lire en ligne)
  • « Savoirs_Vampires@War », Multitudes, no 20,‎ (lire en ligne)
  • « Biopolitique à l’ère du capitalisme pharmacopornographique », Chimères, no 74,‎ , p. 310 (ISBN 9782749234083, lire en ligne)
  • (en+it) « Philippe Parreno and Paul B. Preciado in conversation with Hans Ulrich Obrist », Mousse, no 47,‎ , p. 296 (ISSN 2035-2565)[17]
  • (en) « Pop Quiz: Paul B. Preciado on the Bruce Jenner interview », Artforum,‎ (lire en ligne)

Chroniques[modifier | modifier le code]

  • Depuis janvier 2013, Preciado tient une chronique dans Libération en alternance avec Sandra Laugier, Michaël Fœssel et Frédéric Worms[48]
  • Preciado écrit régulièrement pour l'hebdomadaire italien Internazionale[49]

Projets dans l'art contemporain[modifier | modifier le code]

Commissariat d'exposition[modifier | modifier le code]

Autres projets[modifier | modifier le code]

  • Postporn Marathon, Musée d'art contemporain de Barcelone (2004)[52]
  • Art After Feminism, Musée d'art contemporain de Barcelone (7 – 15/04/2008)[53]
  • International Cuir, Musée Reina Sofia, Madrid (15 – 19/11/2011)[54]
  • Gender Lab, Emmetrop, Bourges (2012)[55]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Preciado, Beatriz, « Catalogne Trans », sur Libération, (consulté le 11 avril 2015).
  2. a et b « Paul B. Preciado, par-delà le bien et le mâle », sur letemps.ch, (consulté le 6 juillet 2015).
  3. a, b, c, d et e Cécile Daumas, « Tête à queue », Libération, .
  4. a et b Ricky Tucker, « Pharmacopornography: An Interview with Beatriz Preciado », (consulté le 10 août 2015).
  5. (es) « La filósofa Beatriz Preciado », RTVE, .
  6. (en) Richard Williams, « Pornotopia: An Essay on Playboy’s Architecture and Biopolitics, by Beatriz Preciado », Times Higher Education, .
  7. Joachim Haupt, « Pornotopie - Comment habite un Playboy ? », Arte, .
  8. Isabelle Ginot, Mahalia Lassibille, Isabelle Launay, Sylviane Pagès, Julie Perrin et Christine Roquet, « Le Département Danse de l’université Paris 8 Vincennes Saint Denis : quelques repères », Recherches en danse, no 1,‎ (lire en ligne).
  9. « Beatriz Preciado - - France Culture », sur www.franceculture.fr (consulté le 10 août 2015).
  10. Entretien de Virginie Despentes accordé à l'émission A première vue, Radio Suisse Romande, 27 septembre 2010.
  11. Preciado 2008.
  12. a et b Preciado, Beatriz, « La statistique, plus forte que l'amour », Libération,‎ (lire en ligne).
  13. Beatriz Preciado, « Déclarer la grève des utérus », sur liberation.fr, (consulté le 20 janvier 2014).
  14. (es) « Programa de estudios avanzados en Prácticas Críticas 2014 | Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía », sur www.museoreinasofia.es (consulté le 10 août 2015)
  15. (en) NYU Web Communications, « NYU Calendar », sur events.nyu.edu (consulté le 11 août 2015).
  16. (en) Paul B. Preciado, « Pop Quiz: Paul B. Preciado on the Bruce Jenner interview » (consulté le 9 août 2015)
  17. a et b « Mousse – Les presses du réel (livre) », sur www.lespressesdureel.com (consulté le 9 août 2015).
  18. « La passion selon Carol Rama - Catalogue de l'exposition (3 avril au 12 juillet 2015), d'Anne Dressen - France Culture », sur www.franceculture.fr (consulté le 9 août 2015).
  19. (es) « Página/12 :: soy », sur www.pagina12.com.ar (consulté le 9 août 2015)
  20. « Espagne : « C'est une vague de soulèvements qui commence » », sur www.mediapart.fr (consulté le 9 août 2015).
  21. (en) « ANICKA YI: 6,070,430K of Digital Spit », sur www.brooklynrail.org (consulté le 9 août 2015).
  22. (es) « Ferran Barenblit será el nuevo director del MACBA » (consulté le 9 août 2015).
  23. « Le roi d'Espagne sodomisé : une sculpture censurée à Barcelone », sur Les Inrocks (consulté le 9 août 2015).
  24. Paul B. Preciado, « La destruction fut ma Beatriz », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  25. a, b et c (de) Beatriz Preciado, Was ist Kontrasexualität (S.9-32), et Kontrasexuelle Leseübung (Deleuze), in : diess : Kontrasexuelles Manifest. Berlin : b_books, 2003, 10.
  26. Preciado 2000, p. 11.
  27. Preciado 2000, p. 25.
  28. (en) « Meet the 'Testo Junkie' Who Hacks Her Gender with Testosterone | VICE | Canada » (consulté le 7 juillet 2015).
  29. (en) « Testo Junkie: Sex, Drugs, and Biopolitics in the Pharmacopornographic Era by Beatriz Preciado », sur Lambda Literary (consulté le 7 juillet 2015).
  30. (en) Ricky Tucker, « Pharmacopornography: An Interview with Beatriz Preciado », (consulté le 7 juillet 2015).
  31. Jean Birnbaum, « Portrait de Guillaume Dustan en moraliste », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  32. (en) Johanna Fateman, « Bodies of Work » (consulté le 7 juillet 2015).
  33. (en) « Testo Junkie, by Béatriz Préciado » (consulté le 7 juillet 2015).
  34. (es) Beatriz Preciado, Testo Yonqui, Madrid, Espasa Calpe, (ISBN 9788467026931, lire en ligne)
  35. « Lecture de testo Junkie de Beatriz Preciado », sur GenERe, (consulté le 25 avril 2017).
  36. (en) « Pornotopia: An Essay on Playboy’s Architecture and Biopolitics, by Beatriz Preciado » (consulté le 9 août 2015).
  37. « Pornotopie, playboy et l'invention de la sexualité multimédia », sur www.telerama.fr (consulté le 9 août 2015).
  38. Steven Marcus, The Other Victorians : A study of Sexuality and Pornography in Mid-Nineteenth-Century England, New York, Basic Books, .
  39. Preciado 2011, p. 116.
  40. Michel Foucault, « Dits et écrits 1984 - Des espaces autres », dans Conférence au Cercle d'études architecturales, 14 mars 1967, coll. « Architecture, Mouvement, Continuité » (no 5), , p. 46-49.
  41. Beatriz Preciado. Pornotopie: Playboy et l'invention de la sexualité multimédia, Climats, 2011,p.118.
  42. Preciado 2011, p.119.
  43. « Les Inrocks - Playboy ou l'invention de l'homme moderne », sur Les Inrocks (consulté le 9 août 2015).
  44. Sou-Maëlla Bolmey, « Beatriz Preciado, Pornotopie : Playboy et l'invention de la sexualité multimédia », Critique d’art. Actualité internationale de la littérature critique sur l’art contemporain,‎ (ISSN 1246-8258, lire en ligne).
  45. « Economie du chaud lapin », sur Nonfiction.fr (consulté le 4 novembre 2015).
  46. Preciado 2011, p. 151.
  47. « Hefner, Playboy et l'homme d'intérieur | Mediapart », sur www.mediapart.fr (consulté le 9 août 2015).
  48. « Fiche d'auteur, Paul B. Preciado », sur Libération (consulté le 15 février 2015).
  49. (it) « Internazionale », sur Internazionale (consulté le 10 août 2015).
  50. (en) « The Passion According to Carol Rama », sur www.macba.cat (consulté le 8 juillet 2015).
  51. (en) « The Beast and the Sovereign », sur www.macba.cat (consulté le 10 août 2015).
  52. (en) « Postporn Marathon », sur www.macba.cat (consulté le 11 août 2015).
  53. (en) « Art after feminism. Towards a post-feminist historiography of contemporary art », sur www.macba.cat (consulté le 11 août 2015).
  54. (en) « Actividad - La internacional cuir. Transfeminism, sexual micropolitics and guerrilla video - », sur www.museoreinasofia.es (consulté le 11 août 2015).
  55. « poptronics ' A Bourges, le Gender Lab hacke les corps, tous les corps », sur www.poptronics.fr (consulté le 11 août 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]