BbyMutha

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Brittnee Moore
Description de cette image, également commentée ci-après
Rebel Night Club on the Fire It Up tour w/ BBY Mutha & Liv.e (photo : Harrison Haines pour The Come Up Show)
Informations générales
Surnom Bby Mutha
Naissance
Chattanooga Drapeau des États-Unis
Activité principale Rappeuse
Activités annexes Pharmacienne apothicaire
Genre musical
Années actives 2012 - présent
Labels 825402 Records DK
Influences Gucci Mane, Trina, La Chat, Gangsta Boo

Brittnee Moore, dite BbyMutha, née en , est une rappeuse américaine.

En 2017, après avoir commencé sa carrière sur SoundCloud, elle gagne en notoriété grâce à la publication en ligne du clip de sa chanson Rules, devenu viral.

Biographie[modifier | modifier le code]

Brittnee Moore naît le , à Chattanooga, dans le Tennessee, aux États-Unis[1]. Au moment de sa naissance, ses deux parents sont encore lycéens. Elle est élevée uniquement par sa mère, fervente chrétienne, en raisons des violences familiales commises par son père à leur encontre [2]. Elle a un frère cadet[3].

Dès l'enfance, Brittnee Moore aime écrire[4], rédiger de la poésie[5] et écouter du rap durant ses vacances[2]. Après avoir remporté un concours de danse à l'école primaire, aux côtés de ses cousins, son intérêt pour la musique se développe[1]. Vers l'âge de quinze ans, elle commence à rapper au sein d'un groupe formé avec ses cousins, appelé Money over Niggas[4].

Dès l'âge de dix-sept ans, elle joue sous le nom de scène de Cindyy Kushh[5], avant de le changer en BbyMutha. Ce nom est inspiré par le fait d'être appelée Baby Mama (« Bébé Maman »), par la nouvelle partenaire de son ex-compagnon[3].

Musique[modifier | modifier le code]

Activité musicale[modifier | modifier le code]

C'est en , avec le titre Slut, publiée sur SoundCloud, que BbyMutha fait l'objet d'une première reconnaissance en tant qu'artiste solo[6].

En , elle sort un EP composé de trois chansons, intitulé Weave. Un an plus tard, en , son nouvel EP, titré Glow Kit , est classé dans les 20 best Bandcamp releases of 2017 (« les 20 meilleures sorties Bandcamp de 2017 »), puis le morceau Rules, produit par Luna God, sort en single. Le clip y relatif est publié en août, sur YouTube[1], où il devient rapidement viral, ce qui attire l'attention de R&B, SZA et Kehlani[7]. Le morceau est repris par Björk, dans le cadre d'un DJ set. Le magazine musical FADER classe la chanson dans le top des 101 best songs of 2017 (« 101 meilleures chansons de 2017 »)[8]. En , le titre est inclus dans la bande originale de la série originale Ramy, produite par Hulu[9]. De plus, le morceau Indian Hair figure sur la bande originale de la deuxième saison de la série Dear White People, produite par Netflix, en [10]

En , l'EP Muthaz Day 2[11], qui comprend des productions de Rock Floyd et Crystal Caines[12], sort dans les bacs. Il est suivi par BbyShoe, publié un mois plus tard, en , qui est salué par de nombreuses critiques positives[13] et reçoit également les éloges de Pitchfork[14].

En , BbyMutha sort un EP surprise, intitulé Free Brittanee[15] puis, en , joue dans le cadre de la Toronto Pride[16].

Le , son premier album studio, titré Muthaland, sort enfin sur les plateformes de distribution musicales[17]. Les critiques élogieuses saluent la qualité des paroles et la créativité. Pitchfork attribue la note de 8 pour l'album et le critique musical Dylan Green écrit : It’s a deliriously entertaining, ambitious project from an artist operating at her peak (« C'est un projet ambitieux et divertissant, réalisé par une artiste au sommet de sa forme »)[18].

Retraite et come-back[modifier | modifier le code]

BbyMutha exprime sur son compte Twitter ses frustrations, expliquant à quel point la création de l'album Muthaland lui a causé du stress, et annonce qu'elle met un terme à sa carrière musicale[17]. Elle annonce qu'elle ouvre une pharmacie paramédicale, nommé Mutha Magick Apothecary, où elle vend des savons, des bougies et des huiles essentielles, et évoque l'éventuelle sortie d'un mini-EP, exclusivement disponible sur la plateforme OnlyFans, ainsi que la prochaine diffusion d'un documentaire[19]. Peu de temps après, elle nie avoir annoncé sa prétendue retraite et, le effectue un come-back en sortant un EP, titré Muthaleficient 2[20].

Le , elle diffuse le troisième volume de ses EP Bastard Tapes, The Bastard Tapes, Vol. 3, que Tom Breihan, décrit dans le magazine Stereogum, comme « [not] as musically far-out as Muthaleficent 2. Instead, it’s mostly hard, fundamental Southern rap. [...] Mostly, though, the appeal is just Bbytalking fly, charismatic, nasty shit. She is extremely good at doing that ». (« [pas] aussi éloigné musicalement que Muthaleficent 2. Au lieu de cela, c'est surtout du rap sudiste dur et fondamental. [...] Mais l'attrait de Bby réside surtout dans le fait qu'elle parle de façon charismatique et méchante. Elle est extrêmement douée pour cela »)[21].

Influences[modifier | modifier le code]

Lorsqu'elle mentionne les artistes qui l'influencent, BbyMutha crédite Gucci Mane[4] et mentionne des artistes issus du Southern Hip-hop, tels que Trina, La Chat et Gangsta Boo[22]. Elle explique que sa musique est fortement influencée par sa vie dans le ghetto de Chattanooga[5] et son éducation religieuse dans le Tennessee, en pleine zone Bible Belt[23].

Elle apprécie la mode colorée et porte fréquemment différentes perruques[1]. En matière de style, elle cite l'influence de Jimi Hendrix, Lil Kim et Kelis[24].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Brittnee Moore s'identifie en tant que bisexuelle[25].

Victime de harcèlement durant sa scolarité[4], elle déménage vers l'âge de douze ans, avec sa mère, à Pensacola, où elle est internée dans un service de psychiatrie après avoir agressé physiquement un enseignant de son école. C'est alors que lui sont diagnostiqués une dépression et un TDAH[2]. Expulsée de l'école, elle retourne au Tennessee. À l'âge de treize ans, elle commence à vendre de la drogue puis, à dix-sept ans, donne naissance à des jumeaux, Mekel et Mekeila, qu'elle élève seule car, selon elle, le père des enfants serait pédophile[1].

Elle travaille plusieurs années dans le commerce de détail et des call-centers, puis déménage à Nashville pour étudier le stylisme[2]. Elle donne naissance une nouvelle fois à des jumeaux, Khloe et Tyler[4]. Le père des seconds jumeaux est violent et désapprouve sa carrière de rappeuse, ce qui la conduit à faire une pause professionnelle[4]. Après l'avoir quitté, elle s'installe à Chattanooga avec ses quatre enfants, à proximité de son père, qui s'en occupe lorsqu'elle voyage pour se produire[23]. En 2015, Brittnee Moore déclare avoir vécu trop de relations malsaines pour en commencer de nouvelles[26].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • Muthaland (2020)

EP[modifier | modifier le code]

  • Belkin54G (2014)
  • Muthaz Day (2015)
  • Weave (2015)
  • Glow Kit : Blk Girl (2016)
  • BbyShoe (2018)
  • Free Brittnee (2018)
  • Muthaz Day 2 (2018)
  • Muthaz Day 3 (2018)
  • The Bastard Tapes, Vol. 1 (2018)
  • The Bastard Tapes, Vol. 2 (2019)
  • Muthaleficient (2020)
  • idntlikeu (2020)
  • Muthaleficient 2 (2021)
  • The Bastard Tapes, Vol. 3 (2021)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) « In bbymutha we trust », sur The FADER (consulté le )
  2. a b c et d (en) Dazed, « Meet BbyMutha: the ‘black Marge Simpson’ who can really rap », sur Dazed, (consulté le )
  3. a et b (en) « BbyMutha is the anti-parental advisory rapper who’s putting us all on game », sur The FADER (consulté le )
  4. a b c d e et f (en) « Interview with BBYMUTHA », sur Mask Magazine (consulté le )
  5. a b et c (en-US) Malcolm Morrow, « Featured Artist: Brittnee Moore a.k.a Bbymutha », sur The Hood Hippie, (consulté le )
  6. (en-US) Timmhotep Aku, « First Person: Bbymutha on Creativity and Parenting », sur Pitchfork (consulté le )
  7. (en) Dazed, « Vote for BbyMutha on the #Dazed100 », sur Dazed, (consulté le )
  8. (en) « The 101 best songs of 2017 », sur The FADER (consulté le )
  9. (en) Shannon Carlin, « Hulu's "Ramy" Has A Seriously Good Soundtrack (You're Welcome) », sur www.refinery29.com (consulté le )
  10. (en) Steve Greene et Steve Greene, « ‘Dear White People’ Soundtrack: All the Songs from Season 2 at Winchester », sur IndieWire, (consulté le )
  11. (en) « BbyMutha Shares New Song "The Come Up" », sur HotNewHipHop (consulté le )
  12. (en-US) « Bbymutha Raps Over Grimes' "Genesis" On Muthaz Day 2 », sur IndieCurrent, (consulté le )
  13. (en-US) « Bbymutha Has Plenty of Truth To Tell on the Smooth BbyShoe EP », sur MEFeater, (consulté le )
  14. (en) « Great Records You May Have Missed: Winter 2018 », sur Pitchfork (consulté le )
  15. (en) « BbyMutha shares surprise EP Free Brittnee », sur The FADER (consulté le )
  16. Kevin Ritchie, « Nine cant-miss artists playing Toronto Pride 2018 », sur NOW Magazine, (consulté le )
  17. a et b (en-US) « Bbymutha bows out from the rap game with ‘Muthaland’ », sur lab.fm, (consulté le )
  18. (en) « bbymutha: Muthaland », sur Pitchfork (consulté le )
  19. (en-US) Shante Honeycutt, « Mutha Magick: A profile of Bbymutha’s homegrown apothecary – NBGA MAG – No Basic Girls Allowed » (consulté le )
  20. (en) « Bbymutha Releases Tough, Adventurous New EP 'Muthaleficent 2': Stream », sur Stereogum, (consulté le )
  21. (en) « Bbymutha Releases New EP 'Bastard Tapes Vol. 3': Stream », sur Stereogum, (consulté le )
  22. (en-US) « Interview: Bbymutha », sur Capitol Sound DC (consulté le )
  23. a et b (en) Sandra Song, « BbyMutha Is The Unfiltered Rapper Taking The Underground By Storm », sur Nylon (consulté le )
  24. (en-US) Brooklyn White, « Meet the Tennessee Rapper Stanned by Björk and Earl Sweatshirt », sur Teen Vogue (consulté le )
  25. (en) « Life Tips with BbyMutha », sur Office Magazine, (consulté le )
  26. (en) bbymutha, « FAQ WITH BBYMUTHA », sur themuthaboard, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]